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Rachats en 2018

Aux vendeurs de jouer

Actualités, septembre 2018

Les rachats cartonnent depuis de nombreuses années déjà, également parmi les entreprises familiales. Quelle est la situation à ce jour? Y a-t-il un changement en vue?

Baby-boomers

On trouve peu de chiffres fiables sur le nombre de transactions d’entreprises familiales. Mais les spécialistes des rachats sont d’accord: le nombre de transactions avec des acheteurs externes augmente d’année en année. On pouvait d’ailleurs s’y attendre. Il y a déjà plusieurs années de cela, nous avions conscience de la nécessité de transactions dans la génération du baby-boom. Ce qui est à présent pleinement mis en pratique.

Le nombre de transactions a le vent en poupe

Il est clair que la personne qui vend se trouve dans un moment propice.

De nombreux acheteurs sont à la recherche de rachats. Soit pour se diversifier, soit pour accélérer la croissance, soit pour s’implanter dans une région donnée, etc.

De plus, nous observons les dernières années une forte augmentation du nombre de transactions avec des investisseurs financiers professionnels, entendez Private Equity, également dans le segment des entreprises familiales. Ce généralement dans le cadre d’une stratégie Buy & Build. En plus de nombreux particuliers avec une base financière et une expérience pertinente dans la vie économique sont également en quête d’une cible de reprise, éventuellement soutenus par des partenaires financiers.

Il en résulte évidemment que les prix qui sont payés à l’heure actuelle sont eux aussi considérables, surtout à la lumière d’une comparaison historique.

Que remarque-t-on dans ce marché chaud des reprises?

L’augmentation du nombre de transactions d’entreprises familiales dans un contexte international est notable. Un acheteur industriel étranger qui se fraye un chemin vers nos entreprises familiales belges, ne constitue plus une exception. Les grands acheteurs internationaux sont souvent aussi ceux qui sont en mesure de mettre sur la table le prix le plus élevé, ce qui peut être un facteur décisif pour certains actionnaires.

Afin de répondre de façon optimale à cette internationalisation croissante des transactions de rachat de PME, notre activité M&A belge a joué un rôle de pionnier dans la mise sur pied d’un réseau paneuropéen de conseillers en rachat de PME, avec une focalisation sur la recherche de cibles (de reprise) internationales appropriées. Les transactions avec le Private Equity/les investisseurs financiers sont plutôt considérées comme une bonne manière d’encaisser du cash et en même temps d’avoir un partenaire structuré afin de poursuivre sur la voie de la croissance et de la professionnalisation.

Qu’en est-il pour l’acheteur?

L’acheteur est quant à lui confronté à un climat financier qui est particulièrement favorable aux rachats. Les banques sont parfaitement disposées à financer une partie considérable du rachat dans des transactions présentant les bons paramètres, et ce à un coût modéré. Ce qui entraîne à son tour une pression à la hausse sur les prix. Moyennant une certaine ingéniosité, ceci peut même prendre des dimensions démesurées. Un apport sain de la part des actionnaires reste bien évidemment indiqué. Si souhaité, celui-ci peut être complété par un capital mezzanine d’établissements financiers spécialisés.

Que dit la boule de cristal?

Il n’est plus question depuis plusieurs années déjà de crise dans l’univers des reprises, bien au contraire. On fait du commerce, la confiance règne et les prix sont notables. Il n’y a actuellement pas non plus de changement en vue; tant que le paysage bancaire continue de soutenir ceci et qu’il ne se produit pas d’extravagances économiques, l’automne 2018 et sa suite s’annoncent aussi très favorables aux rachats!

Publié le 19/09/2018
Jan Goemaere, jgoemaere@deloitte.com

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