Communiqués de presse

Les entreprises revoient leurs plans de recrutement face aux attentes pessimistes pour la croissance des ventes et des bénéfices

Les attentes à l’égard de la croissance des dépenses en immobilisations sont aussi plus pessimistes que celles des États-Unis

Sondage : les attentes des chefs des finances canadiens en ventes et bénéfices ont atteint leur plus bas niveau pour les des dix derniers trimestres.

Toronto, 8 janvier 2014 – Les chefs des finances canadiens ne s’attendent pas à ce que des gains immédiats soient réalisés sur le plan du recrutement national puisque leurs attentes en matière de ventes et de bénéfices ont atteint leur niveau le plus bas des dix derniers trimestres, selon l’enquête CFO Signals™ de Deloitte pour le quatrième trimestre. Les attentes en matière de croissance des ventes tout aussi pessimistes aux États-Unis ne freinent cependant pas les attentes en matière de recrutement puisque les chefs des finances américains prévoient une hausse de 1,7 % du recrutement national au début de 2014. Les chefs des finances américains s’attendent aussi à ce que les bénéfices connaissent un regain beaucoup plus fort que ceux de leurs homologues canadiens et prévoient que leurs dépenses en immobilisations augmenteront à un rythme trois fois plus rapide que celles des entreprises canadiennes.

L’enquête trimestrielle, qui fait le point sur l’état d’esprit et les initiatives des chefs des finances des sociétés parmi les plus grandes et les plus influentes en Amérique du Nord et dont les produits annuels s’élèvent en moyenne à plus de 5 milliards de dollars, a révélé que les attentes en matière de croissance des ventes des chefs des finances canadiens ont reculé pour s’établir à 4,2 %, alors que les attentes en matière de croissance des bénéfices ont diminué pour s’établir à seulement 3,7 %. Par conséquent, l’optimisme net (l’écart entre le pourcentage de chefs des finances ayant exprimé un optimisme en hausse et un optimisme en baisse) parmi les chefs des finances canadiens s’est établi à +25 au cours du quatrième trimestre de 2013, une baisse par rapport à +39 au deuxième trimestre de 2013 et à +35 au troisième trimestre.

« Dans l’ensemble, les chefs des finances canadiens continuent d’exprimer un optimisme net relativement positif, mais la situation ne s’est pas traduite par des perspectives économiques plus positives pour leurs entreprises à court terme », a affirmé Bill Cunningham, leader du programme pour les chefs des finances de Deloitte Canada. « Les attentes en matière de croissance des ventes parmi les chefs des finances canadiens sont plus faibles d’environ un tiers par rapport à leurs prévisions des deux dernières années alors que la croissance des bénéfices s’élève à moins de la moitié des résultats habituels et se situe bien en deçà de la moyenne nord-américaine, ce qui peut expliquer pourquoi, pour la première fois depuis les débuts de notre enquête, les chefs des finances canadiens ne prévoient aucune hausse du recrutement national. »

Par contre, pour les chefs des finances américains, l’enquête du quatrième trimestre a révélé un optimisme net en forte hausse, qui s’est chiffré à +36 par rapport à +16 au dernier trimestre, mais comme leurs homologues canadiens, les chefs des finances américains sont beaucoup moins positifs à l’égard de la croissance de leurs ventes et de leurs bénéfices que ce que peut suggérer leur optimisme. Selon l’enquête de Deloitte, les chefs des finances aux États-Unis s’attendent à une croissance des ventes de seulement 3,8 % (le nouveau pourcentage le plus bas depuis que nous menons cette enquête) et à une croissance des bénéfices de 9,5 %, légèrement en deçà de la moyenne historique. Malgré tout, leurs attentes en matière de recrutement national sont à leur niveau le plus élevé des six derniers trimestres alors que leurs attentes relatives à la croissance des dépenses d’investissement se chiffrent à 6,7 %, un pourcentage relativement élevé par rapport aux attentes des chefs des finances canadiens, qui s’établissent à un faible 2,2 %.

« Les attentes pessimistes des chefs des finances canadiens en matière de croissance des dépenses d’investissement devraient préoccuper tous ceux qui souhaitent une hausse de la productivité au Canada afin de renforcer l’économie canadienne », a affirmé Eddie Leschiutta, leader régional du programme pour les chefs des finances de Deloitte Canada. « Malheureusement, un trop grand nombre d’entreprises canadiennes n’investissent pas suffisamment dans des mesures permettant d’accroître la productivité, et la plus récente enquête auprès des chefs des finances suggère que le problème se poursuivra dans un avenir prévisible. »

Les chefs des finances ont exprimé un optimisme grandissant relativement à l’économie nord-américaine au cours des derniers trimestres, mais la tendance s’est maintenant renversée. Au cours du présent trimestre, 26 % des répondants considèrent que l’économie nord-américaine est bonne, une baisse par rapport à 38 % au troisième trimestre. Cependant, des signes indiquent que l’optimisme est en hausse en ce qui a trait à l’Europe et à la Chine. Le pourcentage de chefs des finances qui estiment que l’économie de l’Europe est bonne est toujours inférieur à 5 %, mais le pourcentage de ceux qui la considèrent comme mauvaise a diminué à 63 % – une amélioration par rapport à 80 % au troisième trimestre et à 90 % au deuxième trimestre. De la même façon, les attentes relatives à la Chine ont connu un essor ce trimestre alors que 33 % des chefs des finances affirment que l’économie chinoise se porte bien, en hausse par rapport à 25 % au dernier trimestre.

En plus des inquiétudes relatives à l’économie nord-américaine, les chefs des finances continuent d’exprimer un niveau de préoccupation élevé à l’égard de la politique économique du gouvernement, de la réglementation et de l’incidence de la fin possible du programme d’assouplissement quantitatif. De tous les chefs des finances, 45 % ont mentionné la réglementation propre aux secteurs comme un obstacle important, surtout dans les secteurs des finances (54 %), des soins de santé et des produits pharmaceutiques (67 %) ainsi que des services (63 %). Les dépenses et les politiques budgétaires des gouvernements ont été mentionnées comme un obstacle important par 40 % des répondants.
L’enquête CFO SignalsTM de Deloitte a également révélé les résultats suivants (ces estimations sont des moyennes ajustées afin d’éliminer les effets des observations aberrantes) :

  • Des signes indiquent une hausse de la prudence et l’adoption d’une attitude plus défensive. Les entreprises affirment toujours qu’elles préfèrent les « occasions à saisir » à « l’atténuation des risques », mais l’écart s’est rétréci de façon importante alors que le pourcentage d’entreprises qui concentrent leurs efforts sur l’impartition ou la rationalisation a augmenté.
  •  Pression limitée sur les niveaux d’encaisse. Plus de la moitié des chefs des finances affirment avoir ajouté des sources de liquidité au cours des dernières années, et un nombre égal de chefs des finances affirment que les niveaux de trésorerie de leur entreprise seront plus élevés ou moins élevés dans un an. Au total, 17 % des chefs des finances affirment que leur conseil d’administration a fait pression pour qu’ils remettent l’encaisse et le même pourcentage affirme que les membres de leur conseil d’administration s’inquiètent des investisseurs activistes. Environ un tiers des répondants affirment composer avec des pressions contradictoires de la part des investisseurs à court et à long terme.
  • Les attentes en matière de croissance des dividendes demeurent comparables aux récents sommets. Après 2 années d’attentes plus faibles en matière de croissance, dans l’ensemble, on prévoit une augmentation de 4 % des dividendes, ce qui correspond à la moyenne à long terme de l’enquête. Les chefs des finances canadiens s’attendent à ce que les dividendes augmentent de 3,4 %, ce qui est supérieur à la moyenne de leurs attentes en matière de croissance de 2,8 % pour l’ensemble de 2013, mais inférieur aux attentes de 5,1 % au troisième trimestre.
  • Les attentes en matière de dépenses en immobilisations sont toujours faibles par rapport aux normes historiques. À 6,4 %, les attentes en matière de croissance des dépenses en immobilisations au quatrième trimestre de 2013 sont inférieures à la moyenne à long terme de l’enquête de 8,5 %, même après avoir connu une hausse par rapport à 4,2 % au même trimestre de l’exercice précédent, le niveau le plus bas depuis que nous menons cette enquête. Les attentes des chefs des finances canadiens de 2,2 % au quatrième trimestre de 2013 étaient inférieures au tiers de celles des chefs des finances américains (6,7 %).
  • Les services des finances sont principalement évalués en fonction du « soutien aux entreprises ». Les chefs des finances affirment que les indicateurs de soutien aux entreprises sont les mesures financières auxquelles ils accordent le plus d’importance, la mesure la plus importante correspondant au pointage de satisfaction de la clientèle, à l’atteinte des cibles et des plans financiers et à l’exactitude des prévisions. En outre, la qualité de la présentation de l’information financière et les coûts de financement sont les mesures ayant été mentionnées le plus souvent.

Téléchargez un exemplaire de l’enquête

* Les chiffres suivis d’un astérisque représentent des moyennes ajustées afin d’éliminer les effets des observations aberrantes.

L’enquête CFO SignalsTM de Deloitte a été réalisée du 8 au 22 novembre 2013 pour le quatrième trimestre de 2013. En tout, 79 % des 96 chefs des finances ayant répondu à l’enquête sont issus d’organisations dont les produits annuels dépassent 1 milliard de dollars, et 68 % sont issus d’organisations ouvertes. Au total, 16 chefs des finances canadiens ont participé à l’enquête, ce qui représente environ 17 % des participants à l’enquête.

Chaque trimestre, CFO SignalsTM fait le point sur l’état d’esprit et les initiatives des chefs des finances d’organisations parmi les plus grandes et les plus influentes en Amérique du Nord. Le rapport résume les opinions exprimées par les chefs des finances sur quatre sujets : le contexte commercial, les priorités et les attentes des entreprises, les priorités en matière de finances et les priorités propres à chaque chef des finances.

Pour obtenir de plus amples informations au sujet des enquêtes CFO SignalsTM de Deloitte ou pour y participer, veuillez communiquer avec nous à canadiancfo@deloitte.ca.
 

À propos du programme pour les chefs des finances de Deloitte
Le programme pour les chefs des finances de Deloitte tire parti des vastes capacités de notre Cabinet dans l’optique de fournir aux directeurs financiers une perspective novatrice et tournée vers l’avenir qui les aidera à gérer les aspects complexes de leur fonction, à rehausser la contribution qu’ils apportent à leur organisation et à s’adapter aux réorientations stratégiques du marché. Pour obtenir de plus amples informations sur le programme pour les chefs des finances de Deloitte, veuillez nous écrire à canadiancfo@deloitte.ca ou visitez le sitewww.deloitte.com/us/cfocenter.

À propos de Deloitte Canada
Deloitte, l’un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers. Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

Personnes-ressources

Jeannie Tsang
Deloitte
Directeur des Relations publiques
416-643-8084 / 416-576-9016
jeatsang@deloitte.ca

Marilyne Plouffe
Deloitte
Coordonnatrice, Relations publiques
514-393-5471
mplouffe@deloitte.ca

Avez-vous trouvé ceci utile?