Communiqués de presse

Reconstruire avec résilience

Le rapport sur la résilience de Deloitte révèle comment les organisations peuvent mieux se préparer aux futures perturbations; le changement climatique : une préoccupation majeure des dirigeants d’entreprise  

  • La plupart des hauts dirigeants du monde entier estiment que les perturbations observées en 2020 ne sont pas un fait exceptionnel et que des perturbations de la même envergure – y compris celles liées à la crise climatique – pourraient se produire régulièrement.
  • Si 2020 a mis en confiance certains hauts dirigeants quant à la résilience de leurs organisations, la majorité d’entre eux ne se sentent pas encore totalement prêts à affronter la prochaine crise.
  • Le rapport définit cinq « attributs de résilience » que les organisations doivent cultiver afin de résister aux perturbations futures et actuelles.

 

Montréal, le 25 janvier 2021 Le rapport sur la résilience 2021 de Deloitte (disponible en anglais seulement), publié aujourd’hui, examine comment les organisations ont fait face aux événements de 2020 et définit les traits qui caractérisent une organisation résiliente – des traits que les dirigeants d’entreprise peuvent cultiver afin de renforcer la résilience de leurs propres entreprises. L’enquête de Deloitte menée auprès de 2 260 hauts dirigeants de 21 pays confirme que les organisations qui planifient et investissent en prévision des perturbations, qu’il s’agisse d’une cyberattaque isolée ou d’une pandémie de grande envergure, sont mieux placées pour réagir, reprendre leurs activités et prospérer. Cette enquête corrobore l’idée qu’il est important d’agir tôt et de se préparer, et offre des enseignements éprouvés pour accroître la viabilité des organisations.

Maintenant que l’année 2020 est derrière nous, il sera essentiel pour les entreprises de se reconstruire avec résilience, comme le montre l’enquête de Deloitte, qui a révélé que plus de 60 % des hauts dirigeants du monde entier pensent que nous pourrions assister à des perturbations occasionnelles ou régulières de cette ampleur à l’avenir. Toutefois, moins d’un tiers des dirigeants sont tout à fait convaincus que leurs organisations pourraient s’adapter et réagir rapidement aux menaces futures.

« Si 2020 nous a appris quelque chose, c’est que les perturbations peuvent survenir à tout moment et que l’avenir est imprévisible », a déclaré Roxana Greszta, leader nationale, Résilience organisationnelle, Deloitte Canada. « Même si les chefs d’entreprise cherchent à se remettre et à se reconstruire à la suite des événements des 12 derniers mois, ils doivent aussi planifier et investir activement pour relever les défis futurs. Les organisations qui commencent à penser à la résilience maintenant seront mieux préparées pour prospérer à l’avenir. »

 

Les « caractéristiques de la résilience »

La recherche de Deloitte définit cinq attributs propres aux organisations résilientes qui servent de balises stratégiques, opérationnelles et culturelles. Les organisations résilientes n’ont pas nécessairement prédit les événements de 2020, mais elles ont résisté à ses immenses pressions en favorisant et en promouvant des stratégies souples, en forgeant des cultures adaptatives ainsi qu’en mettant en œuvre des technologies avancées et en les utilisant efficacement.

L’enquête suggère que les organisations qui intègrent délibérément les attributs suivants dans leurs activités et leur culture sont mieux placées pour surmonter les perturbations et contribuer à l’avènement d’une « meilleure normalité ».

  • Préparation. Les hauts dirigeants qui réussissent planifient toutes les issues possibles, à court et à long terme. Plus de 85 % des hauts dirigeants dont les organisations ont réussi à concilier leurs priorités à court et à long terme ont estimé qu’elles avaient réagi très efficacement pour s’adapter aux événements de 2020; moins de la moitié des organisations qui n’ont pas trouvé cet équilibre ont eu la même impression.
  • Adaptabilité. Les dirigeants reconnaissent l’importance de pouvoir compter sur des employés polyvalents, surtout après une année comme 2020. Dans cette optique, la flexibilité et l’adaptabilité sont, de loin, les caractéristiques de la main-d’œuvre qui, selon les hauts dirigeants, sont les plus importantes pour l’avenir de leur organisation. Près de trois répondants sur quatre issus d’organisations ayant pris des mesures pour rendre leur main-d’œuvre plus adaptable – comme la formation des travailleurs ou l’actualisation de leurs compétences, la mise en œuvre de programmes de reconversion des travailleurs ou l’offre d’options de travail flexibles – ont déclaré que leur organisation faisait du bon travail pour entretenir une culture résiliente, comparativement à environ la moitié des organisations qui n’avaient pas mis en place de tels programmes.
  • Collaboration. Les hauts dirigeants ont souligné l’importance de la collaboration au sein de leurs organisations, en faisant remarquer qu’elle accélérait la prise de décision, atténuait les risques et stimulait l’innovation. Les deux tiers des répondants qui ont déclaré que leur entreprise avait éliminé les vases clos dans leur organisation avant la pandémie ont rapporté avoir mieux géré les événements de 2020 que leurs pairs. La technologie a été un catalyseur essentiel de la collaboration durant la pandémie. Seulement 22 % des hauts dirigeants interrogés ont indiqué que leur organisation disposait des technologies nécessaires pour faciliter le télétravail avant la pandémie. Parmi les répondants, 42 % ont développé et adopté ces technologies par nécessité au cours de l’année.
  • Confiance. Les hauts dirigeants sont conscients de la difficulté de gagner la confiance des principales parties prenantes, mais beaucoup d’entre eux n’ont pas le sentiment d’avoir été à la hauteur. Plus d’un tiers des répondants ont exprimé des doutes sur le fait que leur organisation ait su maintenir la confiance entre les dirigeants et les employés. Dans le contexte de la pandémie, la confiance sur les plans physique, émotionnel et numérique était particulièrement importante. Les organisations qui ont donné la priorité à la sécurité physique de leurs employés et de leurs clients, à la santé mentale et au moral de leurs employés ainsi qu’à la sécurité de leurs données ont mieux surmonté les défis de 2020 que les autres.
  • Responsabilité. La plupart des hauts dirigeants reconnaissent que le monde des affaires a une responsabilité qui va au-delà des résultats financiers. Parmi les hauts dirigeants qui ont déclaré avoir très bien réussi à concilier les besoins de toutes les parties prenantes, 87 % ont estimé que leur organisation pouvait s’adapter et réagir rapidement aux événements perturbateurs. C’est près de 50 points de pourcentage de plus que la proportion de hauts dirigeants qui ont répondu la même chose dans des organisations qui n’ont pas bien réussi à concilier les besoins de leurs parties prenantes.
 
Aller de l’avant avec une meilleure résilience : les changements climatiques sont au cœur des préoccupations des entreprises

Parfois, les dirigeants ne connaissent pas leurs capacités tant qu’elles ne sont pas mises à l’épreuve. À titre d’exemple, avant 2020, seuls 24 % des hauts dirigeants se sentaient parfaitement prêts à faire face à d’éventuelles perturbations, et seuls 21 % étaient totalement convaincus que leur organisation pouvait s’adapter et réagir rapidement, si nécessaire. Cependant, pendant la pandémie, ces chiffres ont grimpé à 34 % et à 30 % respectivement, ce qui indique que les événements de 2020 ont donné à certains hauts dirigeants un regain de confiance dans la résilience de leur organisation, et dans la leur. Pourtant, il demeure que pas moins de 66 % des hauts dirigeants ne se sentent pas tout à fait prêts à assumer un leadership et que 70 % d’entre eux n’ont pas entièrement confiance dans la capacité de leur organisation à réagir et à s’adapter à des événements perturbateurs.

C’est inquiétant, sachant que les hauts dirigeants du monde entier ont clairement indiqué que les perturbations deviennent une constante : les trois quarts d’entre eux estiment que la crise climatique est d’une envergure similaire ou supérieure à celle de la pandémie de COVID-19. Selon les hauts dirigeants, les changements climatiques constituent le principal problème de société auquel les entreprises devront s’attaquer au cours des dix prochaines années (47 %), devant les enjeux liés aux soins de santé et à la prévention des maladies (42 %) et les lacunes dans l’éducation et la formation (39 %).

« Les perturbations sont là pour de bon », a déclaré Jean-François Allard, leader national de la gestion de crise et de la résilience, Deloitte Canada. « Qu’il s’agisse d’une cyberattaque, d’un phénomène lié aux changements climatiques ou d’une pandémie mondiale, la création et le maintien d’organisations résilientes dès aujourd’hui sont la meilleure façon de relever les défis de demain. Les organisations dont la mentalité et la culture sont souples, adaptables et novatrices seront mieux placées pour surmonter les prochaines perturbations. »

Pour plus d’information et pour consulter les résultats complets du rapport sur la résilience 2021 de Deloitte, consultez le site www.deloitte.com/resilience2021.

 
Méthodologie

Le rapport sur la résilience 2021 de Deloitte est basé sur une enquête menée auprès de 2 260 hauts dirigeants, y compris du secteur public, dont des chefs de la direction et des présidents, des chefs de l’exploitation, des directeurs financiers, des chefs du marketing, des chefs de l’information et des chefs de la technologie. Cette enquête a été menée par KS&R Inc. entre juillet et septembre 2020 auprès de personnes de 21 pays, dont 45 % en Europe et en Afrique du Sud, 28 % en Amérique et 27 % en Asie-Pacifique. Tous les grands secteurs d’activité sont représentés dans notre échantillon. En outre, KS&R et Deloitte ont mené des entretiens individuels avec des dirigeants sectoriels et des universitaires du monde entier.

Tous les répondants du secteur privé proviennent d’organisations dont le chiffre d’affaires annuel est égal ou supérieur à 500 M$ US, et près d’un tiers (31 %) d’organisations dont le chiffre d’affaires est supérieur à 5 G$ US. Un répondant du secteur privé sur cinq porte le titre de chef de la direction/président, 17 % sont des directeurs financiers et 16 % sont des chefs de l’information.

Parmi les dirigeants du secteur public interrogés, 40 % représentent des organisations et des agences disposant d’un budget minimum de 1 G$ US. Parmi les dirigeants du secteur public interrogés, 21 % sont des chefs de l’information et 19 % occupent le poste de directeur ou de directeur adjoint.

Parmi les répondants, 38 % ont entre 45 et 54 ans, soit le segment le plus représenté. Cette année, 20 % des personnes interrogées sont des femmes.

 
À propos de Deloitte

Deloitte offre des services dans les domaines de l’audit et de la certification, de la consultation, des conseils financiers, des conseils en gestion des risques, de la fiscalité et d’autres services connexes à de nombreuses sociétés ouvertes et fermées dans différents secteurs. Deloitte sert quatre entreprises sur cinq du palmarès Fortune Global 500MD par l’intermédiaire de son réseau mondial de cabinets membres dans plus de 150 pays et territoires, qui offre les compétences de renommée mondiale, le savoir et les services dont les clients ont besoin pour surmonter les défis d’entreprise les plus complexes. Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited. Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

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