Communiqués de presse

Regain d’optimisme des entreprises canadiennes au deuxième trimestre malgré un recul des attentes de ventes et de bénéfices

Les directeurs financiers sont optimistes quant aux perspectives

Économie nord-américaine : les directeurs financiers canadiens et américains croient que le redressement se poursuivra pendant au moins une autre année.

Montréal, 27 juin 2013 – Les directeurs financiers du Canada et des États-Unis sont beaucoup plus heureux de l’état de santé de l’économie nord-américaine et croient que son redressement se poursuivra pendant au moins une autre année, d’après l’enquête CFO Signals MC menée par Deloitte pour le deuxième trimestre de 2013. Cet optimisme accru amène les directeurs financiers à augmenter leurs perspectives d’embauche nationales, malgré des attentes plus modérées quant à la croissance des ventes et des bénéfices, ainsi qu’à envisager d’investir leurs liquidités accumulées dans des activités de croissance, plutôt que de les conserver pour se protéger contre les risques.

Cette enquête trimestrielle, qui rend compte de l’opinion et des gestes des directeurs financiers représentant de grandes sociétés nord-américaines dont les revenus annuels moyens dépassent cinq milliards de dollars, fait état d’une augmentation de l’optimisme net (la différence entre le pourcentage de directeurs financiers qui indiquent une hausse et une baisse de leur optimisme) à +46 au deuxième trimestre par rapport à +32 au trimestre précédent. Bien que l’optimisme touche toujours un sommet au premier trimestre de chaque année, c’est la première fois qu’il s’étend au deuxième trimestre depuis les débuts de l’enquête CFO Signals en 2010. Une bonne part de ce regain d’optimisme tient aux attentes plus grandes des directeurs financiers pour l’économie nord-américaine, particulièrement chez les directeurs financiers américains. Environ le tiers des directeurs financiers estiment que l’économie chinoise se porte bien, tout en étant presque tous pessimistes au sujet de l’Europe.

Perspectives pour l’embauche nationale
« Les directeurs financiers canadiens ont retrouvé une bonne part de l’optimisme qui les animait avant leurs six derniers mois d’optimisme net très modéré, mais ils demeurent moins optimistes dans l’ensemble que leurs homologues américains, ce qui n’est habituellement pas le cas, a déclaré Martin Castonguay, du programme canadien pour les chefs des finances chez Deloitte Canada. Toutefois, l’accroissement de leur optimisme net se traduit par un relèvement de leurs perspectives de croissance pour ce qui est de l’embauche nationale, des dividendes et des dépenses en capital, même s’ils ont un peu réduit leurs attentes au chapitre de la croissance des ventes et des bénéfices. »

L’enquête du deuxième trimestre a révélé que l’optimisme net des directeurs financiers canadiens est passé de +7 au trimestre précédent à +39, et celui de leurs homologues américains de +33 à +46. La dernière enquête a également montré que les directeurs financiers canadiens ont rétréci l’écart dans leurs attentes au chapitre de la croissance des ventes et des bénéfices, car ils prévoient maintenant une croissance des ventes et des bénéfices de 4,9 % et de 8,0 % respectivement, contre 7,4 % et 11,8 % au trimestre précédent. Ils ont également relevé leurs perspectives de croissance de l’embauche nationale à 5,4 % comparativement à 3,5 % au trimestre précédent, et prévoient une hausse des dépenses en capital de 5,5 % après avoir prédit une baisse de 9,2 % au trimestre précédent.

Occasions de croissance interne
Pour la première fois depuis plusieurs trimestres, les directeurs financiers n’ont pas cité l’impasse politique à Washington parmi leurs principales préoccupations. En revanche, ils redoutent que les gouvernements tentent d’adopter des politiques d’imposition et de dépenses susceptibles d’affaiblir la demande des consommateurs et d’avoir des répercussions néfastes sur la vigueur économique à long terme. En dépit de cette inquiétude, de nombreux directeurs financiers ont indiqué qu’ils ne prévoient plus conserver de liquidités pour se protéger des risques, mais plutôt les utiliser pour investir, particulièrement pour profiter d’occasions de croissance interne, ou pour rembourser leurs dettes, racheter des actions ou verser des dividendes.

« La question de l’utilisation optimale des réserves de liquidités des entreprises a fait l’objet de vifs débats ces derniers mois, a observé Greg Dickinson, directeur général de l’enquête nord-américaine CFO Signals chez Deloitte. À la lumière des plus récentes opinions exprimées par les directeurs financiers, leur optimisme à l’égard des économies nord-américaines se traduit par un désir renouvelé de dépenser leurs liquidités pour profiter d’occasions de croissance plutôt que de continuer à en accumuler pour se prémunir contre les bouleversements économiques. Ils continuent de privilégier la croissance interne de leur entreprise, mais demeurent aussi nettement ouverts aux fusions et acquisitions. »

Autres résultats de l’enquête
L’enquête CFO Signals de Deloitte a également révélé les résultats suivants (ces estimations sont des moyennes ajustées afin d’éliminer les effets des observations aberrantes) :

  • Les politiques publiques restent un objet d’inquiétude. Les directeurs financiers ont de nouveau mentionné que les politiques d’imposition et de dépenses des gouvernements représentent le principal frein à la croissance, 30 % d’entre eux ayant indiqué ce facteur dans leurs trois principaux obstacles. Cette question préoccupe particulièrement le secteur pharmaceutique et celui des soins de santé.
  • L’imposition à l’étranger est perçue comme une menace. Les deux tiers des directeurs financiers craignent que les gouvernements étrangers redoublent d’efforts pour imposer les profits des entreprises de l’étranger, les manufacturiers étant les plus inquiets. La même proportion de directeurs financiers redoute d’avoir à payer de l'impôt sur les liquidités rapatriées. Un peu plus de la moitié des directeurs financiers s’inquiète du risque que les gouvernements cherchent davantage à imposer les revenus tirés de la propriété intellectuelle et des actifs incorporels.
  • Forte augmentation des préoccupations à l’égard de la réglementation de l’environnement. Le pourcentage de directeurs financiers citant la réglementation de l’environnement comme étant l’un des principaux obstacles à la croissance a augmenté fortement, passant de 16 % à 27 % au deuxième trimestre. Cette hausse est principalement attribuable aux directeurs financiers du secteur de l’énergie et des ressources, qui ont cité ce facteur dans une proportion de 82 %.
  • Nouvelle approche en matière de gestion des risques. À la lumière de la conjoncture des cinq dernières années, les directeurs financiers ont confirmé que leur entreprise a pris des mesures énergiques pour améliorer la sensibilisation aux risques et planifier leurs réactions à ceux-ci. Près de 80 % des entreprises ont accru la visibilité des risques au sein de leurs conseils et de leurs équipes de direction tandis que plus de 70 % ont amélioré leur capacité d’évaluation de la probabilité et des répercussions des risques.
  • Surévaluation des actions américaines. Près de 60 % des directeurs financiers estiment que les actions américaines sont surévaluées tandis que seulement 4 % croient le contraire. Toutefois, quand il s’agit de l’action de leur société, environ 39 % des directeurs financiers estiment que le cours de leur action était trop bas contre 11 % qui pensent le contraire.
  • Intérêt personnel possible des directeurs financiers envers les rachats d’actions. La rémunération des directeurs financiers reflète de plus en plus l’élargissement de leurs responsabilités, leur salaire étant principalement déterminé par des mesures sommaires qui reflètent l’état des résultats de l’entreprise, son bilan et le rendement des marchés boursiers. La rentabilité demeure le principal moteur de la rémunération des directeurs financiers basée sur le rendement, suivie des résultats économiques, mais près des deux tiers des directeurs financiers de sociétés ouvertes ont mentionné que le bénéfice par action et le cours boursier avaient une influence modérée ou forte. D’où l’intérêt personnel que pourraient avoir les directeurs financiers à maintenir les rachats d’actions.

Téléchargez une copie des résultats

À propos de CFO SignalsMC
L’enquête CFO Signals MC de Deloitte (en anglais seulement) a été réalisée pour le deuxième trimestre de 2013. Au nombre des 105 directeurs financiers qui ont répondu à l'enquête, 80 % sont issus d’entreprises dont les revenus annuels dépassent un milliard de dollars, et plus de 70 % d’entre eux travaillent pour des sociétés ouvertes. Au Canada, 19 directeurs financiers y ont pris part, ce qui représente environ 17 % des directeurs financiers sondés.

Chaque trimestre, CFO Signals MC rend compte de l’opinion et des gestes de directeurs financiers représentant bon nombre des grandes sociétés les plus influentes d’Amérique du Nord. Ce rapport résume les opinions des directeurs financiers dans cinq domaines : le milieu des affaires, les priorités de leur entreprise, ses attentes et ses priorités financières ainsi que les priorités personnelles des directeurs financiers. Pour obtenir plus d’information sur l’enquête CFO Signals MC de Deloitte ou y participer, veuillez nous envoyer un courriel.

À propos du programme pour les chefs des finances de Deloitte
Le programme pour les chefs des finances de Deloitte tire parti des vastes capacités de leur Cabinet dans l’optique de fournir aux directeurs financiers une perspective novatrice et tournée vers l’avenir qui les aidera à gérer les aspects complexes de leur fonction, à rehausser la contribution qu’ils apportent à leur organisation et à s’adapter aux réorientations stratégiques du marché. Pour obtenir de plus amples informations sur le programme pour les chefs des finances de Deloitte, veuillez nous envoyer un courriel ou visiter notre site (en anglais seulement).

À propos de Deloitte
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Personnes-ressources

Vital Adam
Deloitte Canada
Directeur principal, Relations publiques
514-393-5281
viadam@deloitte.ca

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