Communiqués de presse

Le processus de paiement d’achats en ligne à l’aide d’appareils mobiles prend la voie rapide en 2016 : laissez vos doigts magasiner pour vous

Les Prédictions du secteur des Technologies, médias et télécommunications (TMT) de Deloitte présentent les tendances pour l’année à venir

13 janvier 2016, Montréal – Selon les Prédictions du secteur des Technologies, médias et télécommunications (TMT) de Deloitte pour 2016, les achats à partir d’un téléphone intelligent ou d’une tablette seront plus conviviaux cette année grâce à l’avènement du commerce tactile mobile. Le nombre de personnes qui ont recours au service de paiement tactile d’un tiers pour acheter quelque chose à partir de leur appareil mobile (téléphone intelligent ou tablette) devrait augmenter de 150 % pour atteindre plus d’un million d’utilisateurs au Canada.

« L’an dernier, les paiements mobiles ont commencé à se généraliser, a déclaré Robert Nardi, associé et leader national des TMT chez Deloitte, au Canada. Cette année, nous observons que la tendance se maintient et il est donc de plus en plus facile d’utiliser son téléphone pour faire des transactions de façon sécuritaire. Le processus de paiement est beaucoup plus simple si vous n’avez besoin que de votre empreinte digitale pour authentifier et autoriser un paiement en un ou deux touchers. Nous prédisons que nous n’aurons bientôt plus besoin de remplir des pages de renseignements sur la carte de paiement, et les adresses à la maison et pour la livraison. »

Les Prédictions TMT annuelles de Deloitte définissent les principales tendances susceptibles d’avoir une incidence sur les entreprises du secteur des technologies, des médias et des télécommunications, et d’autres secteurs au cours des 12 à 18 prochains mois.
Deloitte prédit aussi qu’en 2016 les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux avec des produits liés aux logiciels atteignant 37 % du total des ventes de jeux, dépassant ainsi les jeux pour consoles et ordinateurs. C’est une grande nouvelle pour le secteur du jeu au Canada, le troisième en importance au monde, qui contribue pour 2,3 milliards de dollars au PIB et emploie plus de 20 000 équivalents temps plein. Loin de prendre d’assaut le secteur du jeu, les jeux pour appareils mobiles sont moins lucratifs que les jeux traditionnels pour l’ordinateur ou la console, avec un revenu moyen de seulement 40 000 $ par jeu pour appareil mobile comparativement à 2,9 millions de dollars par jeu pour ordinateur et à 4,8 millions de dollars par jeu pour console.

L’influence des appareils mobiles ne perturbera pas l’utilisation des ordinateurs personnels par les jeunes de la génération Y (de 18 à 24 ans). En réalité, même s’ils incarnent la génération du téléphone intelligent, les jeunes de 18 à 24 ans seront probablement les plus enclins à utiliser l’ordinateur portatif parmi tous les groupes d’âges en 2016. Ils seront probablement plus nombreux que dans n’importe quel autre groupe d’âges, et même dans l’ensemble de la population canadienne, à posséder un ordinateur, à vouloir en acheter un et à l’utiliser. De plus, n’en déplaise aux médias numériques, Deloitte prédit des revenus stables en salle pour le secteur du film en Amérique du Nord en 2016.

« Globalement, en 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, accaparant une part importante de notre temps et de notre argent, mais leur influence a une limite, a affirmé Massimo Iamello, leader des TMT pour le Québec chez Deloitte. Pour la majorité des Canadiens, les téléphones intelligents et les tablettes complètent, améliorent les produits traditionnels ou modifient légèrement notre comportement par rapport à ces produits plutôt que de les remplacer. »

Prédictions des TMT les plus pertinentes pour le Canada en 2016 (tous les montants sont en dollars américains) :

Émergence du commerce tactile mobile : le nombre de personnes qui ont recours au service de paiement tactile d’un tiers pour faire des achats à l’aide de leur appareil mobile augmentera de 150 % pour atteindre plus d’un million d’utilisateurs au Canada en 2016. Au milieu de 2015, Deloitte a découvert que 29 % des Canadiens furetaient chaque semaine sur des sites Web de magasinage, mais seulement 6 % faisaient des achats. Le commerce tactile raccourcit le délai entre la période de furetage et la fin de la transaction sur un cellulaire ou une tablette, qui passe de minutes à de simples secondes, en simplifiant le processus de paiement. Le résultat sera vraisemblablement une diminution de l’« abandon des paniers » en 2016, c’est-à-dire le phénomène se traduisant par l’abandon, de la part des consommateurs, d’achats sur un appareil mobile avant le paiement final.

Jeux pour appareil mobile : en tête, mais moins lucratifs : les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en fonction des revenus par logiciel en 2016, générant 37 % des ventes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015, comparativement à 34 % pour les jeux pour ordinateur portatif et 29 % pour les jeux pour console, en hausse de 5 % et 6 % respectivement par rapport à 2015. Les revenus par jeu par plateforme varieront considérablement : Deloitte prédit des revenus de 4,8 M$ par jeu pour console (145 $ par joueur sur console), 2,9 M$ par jeu pour ordinateur portatif (50 $ par joueur sur ordinateur portatif), mais seulement 40 k$ par jeu pour appareil mobile (20 $ par joueur sur appareil mobile).

Bloqueurs de publicités sur les appareils mobiles : sauvé par l’application? : les bloqueurs de publicités placeront moins de 100 millions de dollars de revenus à risque en 2016, ou à peine 0,1 % du marché mondial des publicités mobiles qui totalise 70 milliards de dollars. Deloitte prévoit que 0,3 % des Canadiens propriétaires d’un appareil mobile utiliseront un bloqueur de publicités en 2016. Seulement 40 % des appareils mobiles canadiens sont susceptibles d’avoir un bloqueur de publicités intégré et la majeure partie du temps passé sur les appareils mobiles est consacrée à des applications alors que les bloqueurs de publicités filtrent uniquement le contenu provenant du fureteur. Cela signifie que le blocage de publicités s’applique uniquement à une minorité d’appareils pour une courte durée.

Les jeunes de la génération Y sont des utilisateurs d’ordinateurs personnels et ne constituent pas la génération post-ordinateurs : les jeunes de la génération Y canadienne (18 à 24 ans) ne laisseront pas leur ordinateur portatif de côté en 2016. Même s’ils incarnent la génération du téléphone intelligent, ils seront probablement plus nombreux que dans n’importe quel autre groupe d’âges, et même dans l’ensemble de la population canadienne, à posséder un ordinateur, à vouloir en acheter un et à l’utiliser. Selon un sondage mené en 2015 par Deloitte, 25 % des Canadiens âgés de 18 à 24 ans souhaitaient avoir un nouvel ordinateur portatif au cours des 12 mois suivants, et le Canada est un des seuls pays ayant participé au sondage où les jeunes de la génération Y étaient plus susceptibles d’avoir accès à un ordinateur portatif qu’à un téléphone intelligent : 93 % par rapport à 91 %! Pour les jeunes de la génération Y, le téléphone intelligent et l’ordinateur sont des outils complémentaires et non interchangeables.

Réalité virtuelle : un créneau d’un milliard de dollars : les casques de réalité virtuelle passeront en 2016 du laboratoire aux rayons des magasins où les consommateurs pourront se les procurer. Les ventes de matériel et de logiciel devraient totaliser un milliard de dollars dans le monde et moins de 30 millions de dollars au Canada. Malgré l’engouement suscité par la réalité virtuelle, son marché n’en demeure pas moins un créneau.

Les femmes dans les emplois de TI : la situation est pire que vous le pensiez et aucune amélioration n’est en vue : Deloitte prédit que seulement 22 % des emplois dans les technologies de l’information (TI) au Canada seront occupés par des femmes, un retard par rapport aux États-Unis où le taux est de 24 %. Ce taux sera probablement inchangé par rapport à 2015. Pour atteindre la parité des sexes, la solution sera complexe et prendra du temps, probablement des dizaines d’années. Pour y parvenir, nous devons améliorer le bassin au niveau des écoles (puisque seulement 25 % des étudiants en informatique au Canada sont des femmes, soit une diminution par rapport à 27 % en 2009), le processus de recrutement et d’embauche, les taux de rétention, la rémunération et le cheminement pour obtenir une promotion.

Et le prix pour des revenus stables au guichet malgré les médias numériques est attribué à... : la valeur des admissions au cinéma aux États-Unis et au Canada diminuera d’environ 3 % en 2016 pour s’établir à 10,6 milliards de dollars, ce qui représente à peu près 1,3 milliard de billets vendus. Le succès en salle dépend en grande partie de la liste des films qui prennent l’affiche, mais depuis 2002, la diminution n’a jamais été plus grande que 6 % et l’augmentation, que 10 %. En 2016, Deloitte prédit une croissance annuelle moyenne de 1 % (plus ou moins 10 %) et une diminution du nombre de billets vendus d’environ 1 %.

Télévision aux États-Unis : érosion, pas implosion : le marché de la télévision traditionnelle aux États-Unis, un précurseur du marché canadien, et le plus important au monde avec environ 170 milliards de dollars de revenus en 2016, verra six aspects s’étioler : le nombre d’abonnés de la télévision payante; la pénétration de la télévision payante en pourcentage de la population totale; la facture mensuelle moyenne de la télévision payante; les consommateurs qui passent aux antennes pour regarder la télévision; et l’écoute en direct et en différé de l’ensemble de la population, en particulier les jeunes de la génération Y de 18 à 24 ans. Malgré les inquiétudes liées à la fin de la télévision traditionnelle, Deloitte prédit que le déclin sera graduel. Presque toutes ces tendances américaines s’observent également au Canada, bien que les Canadiens regardent environ 240 minutes de télévision en direct et en différé par jour, comparativement à 320 minutes pour les Américains.

Les technologies cognitives améliorent les logiciels d’entreprise : d’ici la fin de 2016, plus de 80 des 100 plus importantes sociétés de logiciels (par revenus) auront intégré les technologies cognitives dans leurs produits, confirmant l’avènement de l’intelligence artificielle. Cela représente une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente. D’ici 2020, Deloitte prévoit qu’environ 95 % des 100 plus importantes sociétés auront incorporé au moins une technologie cognitive. L’apprentissage automatique, le traitement du langage naturel et la reconnaissance de la parole seront les technologies cognitives les plus importantes sur le marché des logiciels d’entreprise dans l’année qui vient.

Bien-fondé du nombre de gigabit/s dans les habitations : le nombre de connexions Internet gigabit par seconde (Gbit/s) disponibles pour les Canadiens augmentera pour atteindre plus de quatre millions d’ici la fin de 2016. Il est difficile de savoir combien il y aura d’abonnements au cours de cette première année, mais nous prévoyons qu’au moins 100 000 foyers se prévaudront de cette connexion d’ici la fin de l’année, soit environ la même proportion que le niveau d’adoption mondial. L’augmentation de la demande sera alimentée par une plus grande disponibilité et par la diminution des prix. Toutefois, ces 100 000 abonnés potentiels représentent moins de 3 % des clients canadiens sur des réseaux offrant des connexions Gbit/s en date de la fin de l’année.

À propos des Prédictions TMT de Deloitte
Les Prédictions TMT de Deloitte sont basées sur des recherches mondiales, soutenues par des entrevues approfondies avec des clients, des analystes sectoriels, des chefs d’entreprises à l’échelle mondiale et plus de 8 000 professionnels des TMT des cabinets membres de Deloitte. Au cours des cinq dernières années, les Prédictions TMT de Deloitte se sont révélées justes dans une proportion de plus de 80 %.
Pour obtenir plus d’information sur les activités liées aux TMT partout au Canada, écrivez à TMTpredictions@deloitte.ca.

À propos de Deloitte
Deloitte, l’un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers. Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

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