Communiqués de presse

Selon une étude de Deloitte, la fonction publique canadienne fait face à un problème concernant la génération Y

Même si les membres de la génération Y sont attirés par les perspectives de carrière dans la fonction publique canadienne, où leur potentiel transformateur est grandement nécessaire, ils trouvent désespérément complexe et laborieux de s’y tailler une place

Montréal, le 12 juin 2017 — La génération Y – la génération née entre 1980 et 1995 – constitue maintenant la majeure partie des Canadiens en âge de travailler, mais elle trouve désespérément complexe et laborieux de se tailler une place dans la fonction publique, selon une nouvelle étude de Deloitte, intitulée Changer la conversation : la génération Y au sein du gouvernement fédéral. Cette étude démontre que le secteur public fédéral est confronté à des défis importants lorsqu’il s’agit de la génération Y qui, à l’heure actuelle, représente le plus important groupe générationnel de la main-d’œuvre canadienne, soit 37 pour cent1 . Contrairement à la perception populaire, ces difficultés ne sont pas liées à l’attrait que la fonction publique exerce sur les membres de la génération Y ni à leur volonté de mener de longues carrières dans l’administration publique une fois qu’ils ont commencé à travailler. 

« Les faits montrent que les membres de la génération Y sont attirés par une carrière dans la fonction publique. Les programmes d’embauche qui ciblent les jeunes travailleurs continuent de recueillir un nombre élevé de candidatures. En ce qui concerne le maintien en poste, le nombre de membres de la génération Y qui quittent la fonction publique reste faible. Toutefois, leur satisfaction au travail est en léger recul, car 82 pour cent d’entre eux se disaient satisfaits en 2008, contre 77 pour cent en 2014, indique Charles Perron, leader canadien des affaires fédérales chez Deloitte. Le secteur public fait face à un problème concernant la génération Y, et ce n’est pas son incapacité à l’attirer ni à la retenir. »

Tabler sur ses forces et surmonter les difficultés

À l’heure actuelle, le secteur public du Canada peut déjà tabler sur de beaux succès auprès de la génération Y. Comme nous l’avons mentionné, la fonction publique réussit à attirer et à retenir les membres de la génération Y, en leur offrant la mobilité latérale, des emplois gratifiants et la conciliation travail-vie personnelle. Le secteur public a aussi fait d’énormes progrès en devenant un employeur attrayant pour la plus jeune génération active du Canada, notamment en mettant au point des outils technologiques novateurs comme le Carrefour d’emploi en ligne du gouvernement et les programmes pilotes fondés sur le modèle de dotation GovCloud de Deloitte. Cependant, il y a encore du travail à faire.

En raison de la croissance limitée de la fonction publique et du faible taux de retraite, il y a moins de possibilités d’emploi que jamais pour la génération Y. La porte d’entrée se resserre pour les jeunes travailleurs : environ 5 000 emplois ont été offerts en 2008, mais ce nombre était tombé à quelque 2 700 emplois en 2016. Le nombre total de départs à la retraite a diminué depuis cinq ans, tandis que le pourcentage d’employés admissibles à la retraite a augmenté. Ces chiffres montrent à quel point les obstacles sont nombreux pour les milléniaux qui souhaitent travailler dans la fonction publique. 

Qui plus est, de nombreux jeunes travailleurs ont l’impression d’avancer sans gouvernail dans les structures gouvernementales, qui peuvent être excessivement hiérarchiques et où les idées réalisables sont soumises à de nombreuses approbations. Ces défis ne sont pas nécessairement le fait d’une mauvaise intention ou d’une mauvaise gestion – et ils ne sont pas non plus propres au Canada; ils s’expliquent plutôt par la structure et l’évolution du modèle de la fonction publique. 

Les membres de la génération Y souhaitent les mêmes choses que les autres générations, mais ils prennent des moyens différents pour atteindre leurs objectifs

Même si, dans l’esprit de bien des gens, génération Y rime avec égoïsme, impatience et superficialité, les faits brossent un portrait bien différent. 

La recherche montre plutôt que, de façon générale, la génération Y souhaite les mêmes choses et accorde de l’importance aux mêmes choses que les autres générations. Là où les membres de la génération Y se distinguent, c’est dans les moyens qu’ils prennent pour atteindre leurs objectifs. Et cela a beaucoup à voir avec le fait qu’il s’agit de la première génération née dans le monde numérique, une génération à l’aise avec les outils numériques depuis l’enfance, une grande partie de ces jeunes ayant eu accès aux messages textes et aux médias sociaux dès l’école primaire. Cette génération est avide de nouvelles technologies raffinées et mobiles, et, pour elle, plus il y en a, mieux c’est.

Nous nous sommes trompés au sujet de la génération Y

Les entretiens que nous avons menés avec des dirigeants du gouvernement fédéral ont mis en lumière les défis liés à l’intégration et à la capacité du gouvernement de reconnaître, de récompenser et de promouvoir les innovateurs à l’interne, quel que soit leur âge. Des améliorations dans ces domaines particuliers pourraient aider le secteur public à tirer davantage profit de son effectif de la génération Y.

Les recommandations de Deloitte sont claires : pour relever les défis difficiles et changeants du XXIe siècle, il importe plus que jamais auparavant que le gouvernement fédéral recrute, forme et habilite les meilleurs et les plus brillants jeunes Canadiens, à défaut de quoi il risque de prendre du retard.

« Nous nous sommes trompés au sujet de la génération Y, mais il n’est pas trop tard pour rectifier le tir. S’il veut relever les défis à venir, le secteur public doit ouvrir ses portes à la plus jeune génération de travailleurs canadiens, recruter les meilleurs et les plus éveillés, et mettre à profit leurs divers talents, ajoute M. Perron. Ils ne demandent que cela. Ils sont prêts. Et ils représentent notre meilleur espoir de propulser le secteur public du Canada vers un avenir particulièrement prometteur. »

Le rapport complet et des sources supplémentaires relatives à ces conclusions sont accessibles ici.

1NORRIS, Doug. Millennials : The Newest, Biggest and Most Diverse Target Market, Environics Analytics, novembre 2015.

À propos de Deloitte
Deloitte, l’un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers. Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

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