Perspectives

Agrégation de données et rapport sur les risques : au-delà de la conformité

Données et avantage concurrentiel

Des principes efficaces en matière d’agrégation de données et de rapport sur les risques (ADRR) procurent aux banques et autres institutions financières des sources de données complètes, exactes et à jour, ce qui ajoute une valeur qui dépasse celle de la simple conformité à la réglementation.

Les banques devront se conformer aux nouveaux principes en matière d’agrégation de données et de rapport sur les risques dès janvier 2016. En soi, les améliorations de l’infrastructure accroîtront l’automatisation et la souplesse, les capacités liées aux données et la valeur de l’entreprise.

Pour les banques, qui sont confrontées à de nombreux défis d’ordre économique ou réglementaire, la gestion des données ne représente pas toujours une grande préoccupation. Beaucoup d’entre elles ne voient même pas le danger qu’il y a à négliger cet aspect ni la valeur stratégique associée à une meilleure gestion. À l’égard de cette situation, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (CBCB) a formulé 14 principes visant à améliorer la gouvernance et l’infrastructure des banques et à renforcer leurs pratiques en matière d’agrégation de données et de rapport sur les risques. Alors que certaines banques estiment que la mise en œuvre de ces principes alourdira encore leur fardeau lié à la conformité, le résultat donnera lieu à des décisions axées sur les données qui contribueront à leur prospérité.

Aller au-delà pour une réelle valeur
Chacun des 14 principes relève d’un des quatre principaux thèmes : gouvernance et infrastructure, capacités d’agrégation de données sur les risques, notification des risques, et surveillance prudentielle. La publication de l’ensemble des principes de CBCB 239 établit des attentes plus élevées que jamais à l’égard des données et des politiques des institutions financières. À cela s’ajoute la difficulté découlant du fait que les principes sont ouverts à l’interprétation individuelle des banques. De plus, ces principes ne sont pas accompagnés de mesures permettant d’établir la conformité à ceux-ci.

Compte tenu de cette ambiguïté, certaines banques pourraient choisir la voie de la moindre résistance et mettre en œuvre les principes dans l’optique d’assurer une conformité minimale, ce qui pourrait constituer une grave erreur, puisque les principes visent à améliorer la capacité de l’institution à gérer et à exploiter stratégiquement ses données.

Fondamentalement, les principes aideront les banques à faire ce qui suit :
• Améliorer le processus décisionnel grâce à une plus grande intégrité des données;
• Produire de nouvelles analyses qui soutiendront le processus décisionnel au sein de toute l’organisation;
• Garantir que les données de l’organisation peuvent être systématiquement et facilement mises à jour;
• Libérer des ressources qui se consacrent à la gestion des risques pour qu’elles se concentrent sur l’analytique des données plutôt que leur traitement.

Même si le processus peut comporter des défis, il faut savoir que la mise en œuvre la plus complète possible des principes représente une initiative stratégique tout autant qu’une obligation réglementaire. En allant au-delà de la conformité minimale, les banques peuvent obtenir un avantage concurrentiel. Le document Beyond compliance: Gaining competitive advantage through risk data excellence ne renseigne pas uniquement sur les nouveaux principes en matière d’agrégation de données et de rapport sur les risques (ADRR), mais également sur la valeur d’une mise en œuvre exhaustive et des mesures que peut prendre votre organisation à cet égard.

En se conformant aux principes ADRR, en centralisant les données, en améliorant les politiques relatives aux données sur les risques, en standardisant les processus et en intégrant l’automatisation, les banques peuvent réduire les redondances de données, réaliser des économies et bénéficier d’une plate-forme améliorée pour la gestion des risques.

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