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Etude

Etude sur le secteur bancaire en République Démocratique du Congo

Un secteur à la croisée des chemins

Dans un contexte d’instabilité politique et économique, on assiste à une montée en puissance des banques panafricaines, même si les banques locales demeurent largement leaders du marché. Les banques internationales ont quant à elles réussi à consolider leur présence en 2016, quoique leurs résultats après impôt demeurent encore peu satisfaisants.

Principales observations

  • Un taux de bancarisation faible, se situant toujours autour des 6% (la moyenne de l’Afrique sub-saharienne est de 25%).
  • Une croissance de 23% des dépôts, imputable comme beaucoup de postes bilantaires à la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain.
  • Une augmentation du coefficient d’exploitation du secteur qui passe de 77% à 79%, creusant encore l’écart avec celui des pays de la zone CEMAC ou UMOA (~65%).
  • Une bonne croissance du Produit Net Bancaire (PNB), soit 22%, signe que la création de richesse en 2016 est meilleure qu’en 2015 (5%).
  • Un résultat net du secteur en plein repli : 87% de baisse en 2016 comparé à 2015, alors qu’il avait augmenté de 20% entre 2014 et 2015.
  • Une pression fiscale toujours élevée: 52% en 2016 contre 40% en 2015.
  • Un boom « apparent » du volume de crédits octroyés en 2016 : une croissance de 38% comparée à 13% notée en 2015 et expliquée en grande partie par la dépréciation de la monnaie nationale. Les crédits de décaissement sont dominants et au nombre de ceux-ci, les crédits à court terme et les découverts bancaires qui financent les entreprises privées et les ménages. Comme les dépôts, les crédits sont majoritairement libellés en dollar américain.
  • Une rentabilité financière du secteur positive mais très faible (1%) comparée à celle des banques de l’UMOA qui s’élève à 8,6%.

Etude sur le secteur bancaire en République Démocratique du Congo

Un secteur à la croisée des chemins