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Travailler chez Deloitte

Mon expérience chez Deloitte en tant qu'Associé

Flurin, Partner M&A Tax chez Deloitte

Flurin est diplômé en droit de l’Université de Zurich et habilité à exercer la profession d’avocat. Découvrez à quoi ressemble la vie d’un associé chez Deloitte et l’un de ses copropriétaires, ainsi que les défis auxquels il faut faire face à ce poste.

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Flurin, pouvez-vous brièvement nous parler de votre carrière ? Qu’avez-vous étudié et où, et de quelle manière vous êtes-vous retrouvé chez Deloitte ?

J’ai étudié à l’Université de Zurich et obtenu mon diplôme de droit en 1995. J’ai eu mon diplôme d’avocat trois ans plus tard et ai alors rejoint Arthur Andersen pour préparer un diplôme de fiscaliste que j’ai obtenu en 2002, année où Arthur Andersen a fusionné avec Ernst & Young (EY). Après avoir passé 5 ans comme associé fiscaliste chez EY, je souhaitais rechercher de nouveaux défis. Au même moment, j’ai été approché par Deloitte.

Pourquoi avez-vous opté pour Deloitte ?

Quelques années auparavant, j’avais rencontré plusieurs associés provenant de différents secteurs chez Deloitte. J’ai été impressionné par leur motivation : ils aspiraient à réussir dans un contexte économique difficile et ont accepté le défi qu’ils devaient surmonter, en Suisse, au sein du plus petit Big Four. Cela a été une période décisive chez Deloitte, et l’opportunité pour moi de devenir le Responsable fiscalité M&A s’est justement présentée lorsque je l’attendais.

A quoi ressemble votre travail au quotidien chez Deloitte au sein du service fiscal ?

Mon rôle principal est de conseiller nos clients nationaux et internationaux. Nous formons les bonnes équipes au sein du service fiscal et des lignes de service transversales, de manière à pouvoir répondre au mieux aux demandes de nos clients en faisant appel à des spécialistes avisés. Nous travaillons souvent avec des collègues de la Financial Advisory, du Conseil et de l’Audit.

Il est également important que les plus jeunes soient formés sur le terrain, afin d’acquérir l’expérience professionnelle adéquate pour se préparer correctement à l’examen d’expert fiscaliste. Naturellement, ils doivent aussi suivre les cours de l’Académie fiscale et participer à des stages internes en vue de partager nos expériences.

Quelles sont vos missions en tant qu’associé ?

Ma principale activité est bien évidemment de fournir des conseils à nos clients en matière de fiscalité. Je suis davantage spécialisé dans les transactions M&A, qui impliquent un audit et une structuration fiscale se rapportant à l’achat et à la vente d’entreprises et d’activités. Mon objectif est de former et de développer l’équipe suisse de fiscalité M&A. Je souhaite que Deloitte soit considéré comme le principal prestataire de services dans ce domaine particulier.
Outre le travail auprès du client, je suis responsable de l’équipe Fiscalité d’entreprise dans notre bureau de Zurich et du recrutement de nouveaux employés en Suisse germanophone.

Afin d’assurer le développement professionnel de notre personnel, j’ai, comme tous les autres associés, formé de jeunes recrues, en les orientant et en les soutenant comme il se doit, de manière à pouvoir améliorer leurs compétences et réussir dans leur carrière.

En tant que juridiction fiscale, la Suisse subit actuellement une forte pression. Quels en sont les impacts sur la profession de conseiller fiscal ? Pensez-vous que la Suisse restera compétitive au niveau international ?

Il est de plus en plus compliqué de convaincre les multinationales des avantages que la Suisse offre par rapport à d’autres juridictions. Les arguments ne sont bien évidemment pas liés qu’à la fiscalité, mais en tant que facteur de coûts pour les activités, elle jouera toujours un rôle important. Je suis convaincu que la Suisse bénéficiera du projet de l’OCDE sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, en particulier si les responsables politiques adoptent une approche prospective envers la Réforme de l’imposition des entreprises III, actuellement en cours. La réforme constitue avant tout un défi pour les responsables de la politique économique ; en tant que conseillers fiscaux, nous ne pouvons offrir des solutions que dans un cadre légal. Quoi qu’il en soit, l’environnement fiscal étant de plus en plus complexe et exigeant, notre profession demeure stimulante.

Quelles compétences et quels pôles d’intérêt doit posséder un candidat pour réussir à son poste chez Deloitte ? Quelle est l’importance des « qualités humaines et relationnelles », et quelles doivent-elles être ?

Nous « recrutons pour l’attitude et formons pour les compétences ». L’« attitude » signifie qu’un candidat doit porter un grand intérêt à la fiscalité, aux interrelations entre la fiscalité, le droit, la comptabilité et l’économie, et qu’il doit faire preuve d’une grande motivation pour traiter les questions complexes. Nous avons besoin d'équipes prêtes à assumer des responsabilités et à dispenser les efforts nécessaires pour fournir des services de premier ordre à nos clients.
Toute promotion implique une responsabilité supplémentaire, en particulier le rôle de mentor et de conseiller, une tâche que nous considérons d’une importance capitale. Vous devez chercher un contact direct avec les clients, cultiver et afficher un véritable intérêt pour eux et leur situation, et comprendre leurs besoins.

 

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