La popularité du secteur bancaire en forte baisse auprès des étudiants suisses en sciences économiques

Communiqués de presse

La popularité du secteur bancaire en forte baisse auprès des étudiants suisses en sciences économiques

Zurich, le 18 Novembre 2014

Pour la troisième fois en quatre ans, les banques se retrouvent à la deuxième place du classement des choix de carrière les plus populaires des étudiants suisses en sciences économiques, derrière les entreprise de biens de grande consommation. Ce constat a été établi dans la nouvelle étude « Talent in Banking 2014 » de Deloitte.

Les banques qui souhaitent attirer les meilleurs étudiants doivent revaloriser leur marque employeur si elles veulent remporter la guerre des talents. C’est ce que fait ressortir une nouvelle étude de Deloitte, société de services professionnels.

Sarah Kane, Associée chez Deloitte en Suisse en charge du département Capital Humain, explique : « Les banques ont besoin d’étudiants maîtrisant les nouvelles technologies pour répondre aux exigences réglementaires mais aussi aux préférences des consommateurs pour des services bancaires en ligne et sur mobile. Cependant, un peu plus d’un tiers des étudiants sont d’avis que les banques manquent d’innovation et de dynamisme. Il n’est donc pas surprenant qu’elles perdent des points face aux secteurs des biens de grande consommation et de la mode. Leur défi sera de montrer aux potentiels candidats la diversité des rôles existants en termes de créativité numérique. Cela demandera aux banques un changement radical dans leur manière de promouvoir leur marque sur le marché des diplômés. »

L’étude montre également que le secteur de la mode, des accessoires et des biens de luxe, secteur qui inclut l’industrie horlogère, gagne en popularité de manière considérable face au déclin du secteur bancaire et atteint ainsi la troisième place du classement en Suisse.

Cependant, même si le secteur bancaire paraît loin de son apogée, dans un pays qui est presque synonyme de banque, c’est un secteur qui reste très populaire auprès des étudiants suisses. Deux des plus grandes banques suisses sont par ailleurs dans le top 4 des « employeurs idéaux ».

Les banques devront également revoir leur image de marque auprès des diplômés pour contrer les perceptions négatives que les futurs banquiers ont de cette industrie. A l’échelle mondiale, près des trois quarts (74 %) sont persuadés que les banques ne proposent pas des modalités de travail flexibles, et ils sont plus de la moitié à penser qu’elles n’offrent pas la sécurité de l’emploi ou un environnement de travail convivial. Moins d’un tiers des étudiants en banque associent ce secteur à la tolérance envers les minorités et seulement 38 % pensent que les banques soutiennent l’égalité hommes/femmes. En Suisse, le secteur bancaire est en effet très dominé par la gent masculine : seul un tiers des étudiants qui envisagent une carrière dans la banque sont des femmes, c’est l’un des taux les plus bas de la région EMEA. Les banques se privent ainsi d’un véritable vivier de talents potentiels.

Sarah Kane ajoute : « Les résultats de l’étude peignent un portrait plutôt sombre pour les banques, mais une solution est possible si elles écoutent les étudiants. En Suisse, ces derniers veulent un équilibre vie professionnelle-vie privée, c’est d’ailleurs leur premier objectif de carrière. Les étudiants qui envisagent de travailler dans une banque recherchent également la formation et le développement professionnel avant tout autre attribut chez un employeur, devançant même les avantages financiers comme les bonus liés à la performance ou le paiement des heures supplémentaires. »

A propos de l’étude

L'étude Talent in Banking Survey 2014 de Deloitte est fondée sur un sondage réalisé auprès d’étudiants en sciences économiques pour connaître leurs intentions de carrière et ce dans 31 marchés à travers le monde. L’étude se base sur un sondage mené par Universum qui a interrogé 700'000 étudiants et professionnels de près de 2'000 universités et établissements d’enseignement supérieur dans 36 marchés. Deloitte a examiné les réponses de 174'000 étudiants dans les 31 marchés les plus pertinents pour le secteur bancaire.

Vous pourrez télécharger les résultats complets ici.

Deloitte en Suisse

Deloitte compte parmi les principales sociétés suisses fournissant des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du conseil et du corporate finance. Avec plus de 1’300 collaborateurs répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich (siège), Deloitte propose ses services à des entreprises et des institutions de toutes formes juridiques et de toutes tailles, et opérant dans tous les secteurs d’activité. Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL). Les sociétés affiliées de DTTL sont représentées dans plus de 150 pays avec environ 210’000 collaborateurs.

Talent in Banking - Switzerland in Focus

Note aux rédacteurs

Dans le présent communiqué de presse la désignation Deloitte fait référence à Deloitte SA, une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (’DTTL’). DTTL est une «UK private company limited by guarantee» (une société à responsabilité limitée de droit britannique), dont les sociétés affiliées constituent des entités juridiques indépendantes et séparées. Pour une description détaillée de la structure juridique de DTTL et de ses sociétés affiliées, veuillez consulter le site www.deloitte.com/ch/about.

Deloitte LLP et ses filiales font partie des leaders dans le domaine de l’audit, de la fiscalité, du conseil et des fusions-acquisitions avec plus de 14 000 collaborateurs de premier plan au Royaume-Uni et en Suisse. Reconnu comme employeur de choix grâce à ses programmes novateurs en matière de ressources humaines, Deloitte LLP recherche l’excellence pour ses clients et ses interlocuteurs.

Deloitte SA est une société d’audit reconnue agréée et surveillée comme société d’audit agréée par l’Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR) et par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).

L’information contenue dans le présent communiqué est correcte au moment de sa distribution à la presse.

Cela vous a-t-il été utile ?