Communiqués de presse

Enquête Deloitte auprès des CFO européens :

La confiance des entreprises européennes est en berne – elle s’améliore en Suisse

Zurich, le 16 novembre 2015

  • En Europe, les CFO affichent un optimisme et un appétit pour le risque en baisse
  • La confiance régresse dans les grandes économies d’Europe du nord, les CFO dans les pays d’Europe du sud et de la périphérie sont plus optimistes, prêts à prendre des risques et positifs quant à la croissance des chiffres d’affaires
  • La confiance en Suisse est en hausse, mais toujours globalement négative
  • Près de la moitié des CFO indiquent que la crise grecque de cet été a entamé les perspectives d’une union monétaire plus étroite

La confiance a chuté parmi les entreprises européennes selon la dernière enquête réalisée par Deloitte auprès des CFO européens. Cependant, l’enquête met en évidence une nette dichotomie en Europe, les entreprises du sud et de la périphérie du continent se montrant davantage confiantes et prêtes à prendre des risques que celles des pays du nord. L’enquête semestrielle, qui regroupe les résultats des sondages effectués par les bureaux Deloitte dans 15 pays européens, dont la Suisse, analyse les points de vue de 1’298 directeurs financiers (CFO), dont 110 en Suisse.

Les tendances dans l’ensemble de l’Europe et en Suisse sont divergentes : la confiance des entreprises suisses, qui avait atteint des niveaux très bas, repart à la hausse, tandis que le moral des entreprises européennes est en légère baisse. La principale raison expliquant le pessimisme en Suisse depuis le début de l’année étant le choc monétaire, l’enquête montre que les CFO ont récemment repris confiance. Les entreprises suisses semblent avoir accepté la nouvelle réalité, et s’être progressivement adaptées à l’appréciation du taux de change.

Déclin général de l’optimisme – mais confiance en hausse en Suisse

25 % des CFO européens déclarent qu’ils sont plus optimistes sur les perspectives financières de leur entreprise qu’ils ne l’étaient il y a six mois, contre 33 % au premier trimestre de 2015. Le nombre de ceux qui se disent moins optimistes a augmenté de 18% au 1er trimestre à 23% au troisième trimestre.

Les pays d’Europe du sud et de la périphérie – y compris l’Irlande, l’Italie, la Pologne, le Portugal et l’Espagne – affichent des niveaux d’optimisme plus élevés que ceux des pays nordiques. Ceci reflète l’amélioration des perspectives de développement économique et de croissance dans ces pays au cours de l’année. La confiance est plus faible dans les économies d’Europe du nord, la France, la Norvège, l’Allemagne et le Royaume-Uni figurant au bas du classement. Une petite majorité des CFO en Suisse sont encore pessimistes, mais les chiffres se sont considérablement améliorés par rapport au 1er trimestre : 23 % (contre 6 % au premier trimestre) se disent optimistes et 26% pessimistes (contre 65 %).

Michael Grampp, Chief Economist chez Deloitte en Suisse et responsable de l’étude CFO Survey au niveau européen, déclare : « Cette enquête montre que les inquiétudes concernant la croissance mondiale ont eu un effet marqué sur la confiance des entreprises au nord de l’Europe. Nous constatons cependant un rééquilibrage des perspectives au sein de l’Europe, et ce du nord au sud. Depuis le 1er trimestre, l’Europe a connu une nouvelle crise de la dette grecque et cela a suscité une inquiétude croissante vis-à-vis de la solidité de la reprise économique mondiale, en particulier concernant les perspectives pour les marchés émergents tels que la Chine. Cela a créé un climat d’incertitude accru parmi les CFO en Europe. »

Faible appétit pour le risque

La baisse de la confiance et la perception plus aiguë de l’incertitude externe se sont traduites par une réduction de l’appétit pour le risque chez les CFO dans la plupart des pays. Seuls 33 % des CFO européens déclarent que le moment est propice pour prendre des risques sur leurs bilans, contre 38 % au premier trimestre. La propension au risque est la plus élevée en Italie, suivie de l’Irlande, du Royaume-Uni et de l’Espagne. L’appétit pour le risque est le plus faible en Norvège et en Allemagne, où seuls 20 % des CFO déclarent que le moment est bien choisi pour prendre des risques. La propension au risque en Suisse est également dans le bas du classement (24 %).

Les risques externes, un défi pour les entreprises européennes

La perception de l’incertitude a augmenté chez les CFO : 66 % indiquent que leur entreprise doit faire face à un niveau élevé d’incertitude financière et économique, contre 60 % au 1er trimestre. La perception de l’incertitude est la plus élevée en Allemagne (87 %), aux Pays-Bas (84 %) et en Suisse (75 %).

Interrogés sur les principaux risques pour leurs entreprises au cours des 12 prochains mois, les CFO européens partagent la même inquiétude au sujet des chocs externes et de la faiblesse généralisée à l’échelle mondiale. Les craintes concernant les risques externes dominent l’agenda des CFO, la faiblesse économique mondiale, l’instabilité géopolitique et la vulnérabilité des marchés financiers étant toutes souvent citées, même dans les pays où la confiance reste forte. Les CFO ne perdent pas non plus de vue les risques internes. Le coût du travail et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée sont parmi les risques les plus fréquemment cités.

En Suisse, la force du franc suisse est toujours le risque principal. Le nombre croissant de réglementations, les risques géopolitiques et la pénurie de personnel qualifié figurent également parmi les priorités des CFO.

Le contrôle des coûts, une question prioritaire

Lorsqu’on leur demande de décrire les priorités de leur entreprise pour l’année à venir, les CFO dans 12 des 14 pays ayant répondu – dont la Suisse – classent la réduction et le contrôle des coûts parmi leurs trois priorités principales, et comme priorité absolue dans sept pays. C’est aussi le cas même dans des pays comme l’Italie, l’Irlande et le Portugal, qui affichent des niveaux élevés d’optimisme et d’appétit pour le risque. En Suisse, outre la maîtrise / réduction des coûts, les CFO veulent se concentrer également sur la croissance de leurs entreprises : ils citent la croissance organique, l’introduction de nouveaux produits / services et la croissance sur de nouveaux marchés comme stratégies clés pour 2016.

Michael Grampp ajoute : « Il peut paraître surprenant à première vue que les CFO suisses donnent la priorité à la réduction et au contrôle des coûts d’une part, et à la croissance de leur entreprise de l’autre. Cependant, ceci confirme la légère amélioration de la confiance observée en Suisse au cours des derniers mois. Les CFO cherchent les moyens de développer leur entreprise à moyen terme, et ne se concentrent plus seulement sur les défis à court terme tels que la vigueur du franc suisse. En général, les entreprises suisses se sont adaptées à l’appréciation du taux de change plus rapidement que ce que l’on craignait. L’incertitude est encore élevée, mais les perspectives se sont fortement améliorées par rapport au premier trimestre. »

Attitude sereine des grandes économies de la zone euro par rapport à la crise de la dette grecque – en Suisse dans une moindre mesure

Près d’un CFO sur deux (48 %) indique que la crise de la dette grecque de cette année a endommagé les perspectives à long terme pour une union monétaire européenne stable et étroitement intégrée. Les pays qui ne font pas partie de la zone euro sont plus sceptiques (63 %) que ceux qui en font partie (40 %). Le sentiment négatif semble particulièrement marqué dans les pays les plus « eurosceptiques » – comme la Finlande, la Pologne et la Suisse. Les CFO en Suisse sont particulièrement pessimistes : 59 % d’entre eux pensent que les événements ont endommagé les perspectives. Fait intéressant, les CFO allemands (41 %) ne partagent pas ce point de vue très négatif, malgré l’opposition notable au troisième sauvetage de la Grèce d’une partie significative des politiciens et du public allemands.

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A propos du sondage européen Deloitte CFO Survey

L’enquête Deloitte auprès des CFO européens regroupe les conclusions des sondages effectués par les bureaux Deloitte en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Russie et en Suisse. Au total, 1’298 CFO ont pris part à ces enquêtes menées entre juillet et octobre à 2015. Les pourcentages utilisés dans le présent rapport sont pondérés par le PIB afin de fournir des comparaisons précises, le PIB de chaque pays étant pris en compte par rapport au PIB total des 15 pays participants.

Les résultats complets de l’enquête, y compris les répartitions par pays, et les enquêtes précédentes sont disponibles sur le site http://www.deloitteresearchemea.com/

Deloitte en Suisse

Deloitte compte parmi les principales sociétés suisses fournissant des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du conseil et du financial advisory. Avec plus de 1’400 collaborateurs répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich (siège), Deloitte propose ses services à des entreprises et des institutions de toutes formes juridiques et de toutes tailles, et opérant dans tous les secteurs d’activité. Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL). Les sociétés affiliées de DTTL sont représentées dans plus de 150 pays avec environ 225’000 collaborateurs.

Analysez les données

DeloitteResearchEMEA.com vous permet d’analyser les données par pays, groupes ou régions et de comparer les résultats de chaque pays ayant répondu à notre enquête.

Note aux rédacteurs

Dans le présent communiqué de presse la désignation Deloitte fait référence à Deloitte SA, une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited ('DTTL'). DTTL est une « UK private company limited by guarantee » (une société à responsabilité limitée de droit britannique), dont les sociétés affiliées constituent des entités juridiques indépendantes et séparées. Pour une description détaillée de la structure juridique de DTTL et de ses sociétés affiliées, veuillez consulter le site www.deloitte.com/ch/about.

Deloitte LLP et ses filiales font partie des leaders dans le domaine de l'audit, de la fiscalité, du conseil et des fusions-acquisitions avec plus de 14'000 collaborateurs de premier plan au Royaume-Uni et en Suisse. Reconnu comme employeur de choix grâce à ses programmes novateurs en matière de ressources humaines, Deloitte LLP recherche l'excellence pour ses clients et ses interlocuteurs.

Deloitte SA est une société d’audit agréée et surveillée par l’Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR) et par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).

L'information contenue dans le présent communiqué est correcte au moment de sa distribution à la presse.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter notre www.deloitte.ch.

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