baromètre: les entreprises familiales et la transmission

Etude

Baromètre les entreprises familiales et la transmission

Perpétuer l’héritage familial est le souhait de la majorité des dirigeants d’entreprises familiales interrogés dans le cadre de cette étude réalisée pour Deloitte par OpinionWay. Malgré la volonté de perpétuer le caractère familial de l’entreprise, la transmission n’est pas suffisamment anticipée et préparée pour la plupart d’entre eux.

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Une volonté forte de perpétuer l’héritage familial…

38% des personnes interrogées ont rejoint l’entreprise familiale pour préserver la dimension humaine et garantir la pérennité de l’entreprise dans la famille. Intégrer l’entreprise familiale est aussi la possibilité de développer des projets à long terme pour 18% d’entre eux et d’accéder à une fonction de dirigeante pour 12%.

76% des dirigeants d’entreprises identifient comme repreneur idéal un membre de leur famille. Ils expliquent ce choix avant tout par la volonté de maintenir le caractère familial de l’entreprise (83%) et de garder une influence dans la vie de l’entreprise (19%). Pour désigner la personne capable de gérer cet héritage familial, les facteurs énoncés en premier lieu sont l’expérience au sein de l’entreprise (66%), l’intérêt porté à l’affaire familiale (57%), le leadership (56%) et l’expérience hors de l’entreprise (41%).

Malgré cette volonté, les dirigeants ont conscience que le travail en famille comporte des freins : près de 65% d’entre eux perçoivent le fait de travailler en famille comme une source potentielle de conflit et pour 34% comme une responsabilité trop lourde.

L’idée d’ouvrir le capital de l’entreprise est rejetée pour 81% des dirigeants d’entreprises. En revanche, ils sont 86% à être favorables à l’intégration de personnes externes à la famille au sein du Conseil d’administration ou du Directoire, pour permettre de gagner en compétences.

… malgré un manque de préparation

Bien que la préparation de la transmission soit perçue comme cruciale pour les dirigeants, leurs priorités pour les deux prochaines années se portent davantage sur les affaires. Ainsi, 50% se concentrent sur le développement de nouveaux produits, 50% sur l’augmentation du chiffre d’affaires, 47% sur le développement de nouveaux marchés et 47% pour améliorer la rentabilité. Le volet transmission n’arrive qu’ensuite pour 36% d’entre eux.

Le manque de préparation est réel : 59% des dirigeants ne disposent pas d’un plan de succession, seuls 11% ont un plan de succession formel et seuls 22% sont pourvus d’une charte familiale. Cela s’explique en partie par les différents freins et obstacles : le poids de la fiscalité (18%), l’absence d’un successeur motivé ou capable (16%), des raisons intrafamiliales (16%), des difficultés à gérer les disputes au sein de la famille (11%), ou encore la difficulté à choisir parmi les candidats de la famille.

Malgré cela, plus de la moitié des dirigeants (59%) ont d’ores et déjà identifié un membre de la famille comme successeur, et 67% ont déjà pris des dispositions pour assurer la pérennité de l’entreprise comme le pacte Dutreil, la nue-propriété, la désignation et la formation du repreneur.

Baromètre : les entreprises familiales et la transmission

Perpétuer l’héritage