Etude

L’entreprise en difficulté en France

Gagner plus de lisibilité pour aller de l’avant

Cette 11e édition de notre étude, réalisée chaque année avec Altares, révèle une très légère hausse du nombre global de défaillances d’entreprise en France. Les entreprises de taille importante et intermédiaire, qui concentrent un nombre important d’emplois, se montrent, elles, plus résistantes. L’étude fait le point sur les causes de ces évolutions contrastées, sur les procédures amiables, sur l’état des investissements et sur les principales actions à mettre en œuvre pour mieux préserver les entreprises en difficulté.

Les principales conclusions de l’étude

  • Une légère hausse (+1%) des défaillances d’entreprise, avec 63 081 défaillances enregistrées au cours de l’année.
  • Une situation contrastée en fonction des tailles d’entreprise. Les défaillances sont en hausse pour les TPE et TTPE (les TPE représentant 93% du total des défaillances de 2015), mais en diminution pour les PME et ETI. 
  • Un nombre d'emplois menacés (234 453) en baisse depuis 2 ans. Cette diminution s'explique logiquement par la diminution des défaillances de PME et ETI.
  • Un taux supérieur de sauvetage des emplois en amiable. La prévention, qui a concerné 550 000 emplois en 2015, a abouti à un taux de réussite de l’ordre de 70%. Sur cette base, on estime à 1 sur 3 le nombre d’emplois sauvés par ce type de procédure.
  • De nombreux processus et outils pour encourager l’investissement. L’objectif est de redonner le goût d’investir à l’actionnaire, de trouver un bon équilibre entre actionnaires et créanciers et de faire revenir les investisseurs extérieurs en partenaires des actionnaires actuels. Le cadre européen avance vers une convergence progressive des régimes européens d’insolvabilité. Des outils ont été mis à disposition des investisseurs, comme le prépack cession, un nouvel outil issu des réformes engagées en 2014.