La France de retour sur la scène internationale du M&A

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La France de retour sur la scène internationale du M&A

Deloitte détaille les principales tendances 2015 du secteur des fusions-acquisitions

Neuilly-sur-Seine, lundi 16 mars 2015

Deloitte dévoile les principales tendances qui marqueront l'industrie des fusions-acquisitions en 2015. Après une année 2014 qui a été marquée par le retour de la France sur la scène internationale, le cabinet estime que le rebond de l'activité devrait se poursuivre en 2015.

« L'année 2014 a été marquée par un retour des mega-deals et une reprise forte des opérations de fusions-acquisitions, renouant avec des niveaux proches de l'année record 2007. La France signe son retour sur la scène M&A internationale, en grimpant de la 10ème place à la 4ème place et en enregistrant une importante hausse de l'activité en valeur (+226%). L'année 2015 devrait suivre la même direction. Les conditions macroéconomiques sont favorables. La dépréciation de l'euro, le faible cours du baril, le quantitative easing, les liquidités abondantes disponibles sur le marché sont autant de signaux positifs pour 2015, qui visent à redonner la confiance et dynamiser le marché.», explique Sami Rahal, Associé responsable Financial Advisory chez Deloitte.


« Nous avons identifié plusieurs paramètres pouvant avoir une incidence sur le marché. Ils sont susceptibles de favoriser des opérations de fusions-acquisitions à plusieurs niveaux. Que ce soit pour pallier l'absence de croissance organique, pour l'amélioration de la performance ou pour des opérations d'acquisitions de briques technologiques, les entreprises devraient être en mesure de passer à l'action. », poursuit Vincent Batlle, Associé responsable des activités Transactions chez Deloitte.

Les 9 grandes tendances qui marqueront l'année du M&A en 2015

 

  1. Le retour des IPO, option de sortie pour des actifs sous LBO mais aussi source de capitaux concurrente pour les investisseurs en capital (Private Equity).
  2. Les fluctuations de change, opportunité d'arbitrage mais aussi facteur de risques pour les transactions.
  3. La montée en régime des revues stratégiques de portefeuilles et des carve-out. La revue des actifs devraient amener les entreprises à céder les activités non stratégiques.
  4. Le rôle des autorités de concurrence qui exigent des cessions d'actifs dans le but d'éviter les situations de concentration trop forte suite à des rapprochements industriels.
  5. La pression croissante des fonds activistes
    Les activistes américains sont de retour dans le CAC 40 même si ils sont moins actifs qu'aux Etats-Unis. Leur présence pousse les dirigeants à créer davantage de valeur, ce qui peut passer par des cessions, accélérant les revues stratégiques de portefeuille, ou des acquisitions.
  6. La montée en puissance des fonds souverains
    Les fonds en provenance d'Asie ou du Moyen-Orient se montrent de plus en plus actifs en Europe et en France, investissant en direct avec une exigence moindre en rendement du capital.
  7. La prise en compte dans les LBO du caractère international et innovant de la cible, alpha et oméga de la création de valeur.
  8. Le nouveau paradigme chinois
    La Chine vient de relever le seuil d'approbation préalable des investissements par les autorités à 1 milliard de dollars. Cette réforme s'est déjà traduite par une augmentation sensible des investissements chinois en Europe et aux US (+13 milliards en 2014), par exemple dans le Club-Med, PSA ou l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
  9. La montée en puissance des investissements américains en France
    Les entreprises françaises se sont montrées particulièrement actives sur le front des acquisitions aux Etats-Unis, ce mouvement pourrait un peu ralentir en raison de l'effet de change. L'an passé, les investissements européens vers les Etats-Unis ont augmenté de 172,5 milliards de dollars (+194,5% par rapport à 2013). Réciproquement, les investissements américains en Europe ont augmenté de 142,3%, atteignant 181,7 milliards de dollars.

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