Communiqué de presse

Jeunes diplomés dans la vie active : une nette amélioration, un nouveau regard sur l’emploi

5e édition du baromètre Deloitte/OpinionWay « L’humeur des jeunes diplômés »

Neuilly-sur-Seine, jeudi 10 décembre 2015

Deloitte publie les résultats de la cinquième édition du baromètre de « l’humeur des jeunes diplômés » en partenariat avec OpinionWay, qui dresse depuis 5 ans un état des lieux du marché de l’emploi des jeunes. Pour la première fois, un regard croisé entre les jeunes diplômés et les Directeurs des Ressources Humaines a été réalisé et s’intéresse à l’adéquation entre formation académique et monde professionnel.

  • Fin 2015, 70% des jeunes diplômés sont en poste dans une entreprise (contre 60% début 2015) et plus des 2/3 (68%) sont en CDI
  • La méfiance des jeunes diplômés à l’égard des employeurs est pour la première fois en recul (48%, -10 points depuis 2013)
  • 25% des jeunes diplômés ont trouvé un emploi via leur propre réseau
  • 24% des jeunes diplômés ont trouvé un emploi en moins de 2 semaines
  • Plus de six jeunes diplômés sur dix (63%) sont favorables à la suppression des 35 heures et au retour des 39 heures en échange d’une contrepartie 
  • 22% des jeunes diplômés envisagent leur carrière à l’étranger dont 35% pour toute la durée de leur carrière
  • Les raisons qui poussent les jeunes diplômés à rester dans l’entreprise : l’ambiance de travail et les collègues (38%), l’intérêt pour le travail (35%), la localisation géographique (20%)

Une embellie du marché de l’emploi pour les jeunes diplômés se confirme mais demeure fragile

L’embellie de la situation professionnelle des jeunes diplômés observée en début d’année 2015 se poursuit avec 70% des jeunes diplômés en poste dans une entreprise, soit une hausse de 10 points par rapport à l’année dernière (+19 points depuis 2014). Ce chiffre atteint son plus haut niveau depuis l’existence du baromètre. 68% de ces jeunes diplômés sont en CDI.


Cette éclaircie de la situation professionnelle des jeunes diplômés entraine un regain de confiance. Pour la première fois depuis 5 ans, ils sont plus nombreux à éprouver de la confiance envers leurs employeurs (52%, +3 points) que de la méfiance à leur égard (48%, -10 points depuis 2013). Quant aux jeunes en recherche d’emploi, ils se montrent plus optimistes qu’auparavant : 54% d’entre eux ont confiance dans leurs chances de trouver un emploi dans les 6 prochains mois contre 42% en 2013. Mais cette confiance reste cependant extrêmement volatile et on peut naturellement s’attendre à ce qu’elle soit fortement impactée par les événements du 13 novembre et les dernières annonces des chiffres du chômage.


Bien que le marché de l’emploi se soit amélioré significativement depuis deux ans, le parcours des jeunes en recherche d’emploi demeure fastidieux. Le temps de recherche reste long, environ 5 mois, le nombre d’entretiens est faible (3 entretiens en moyenne) alors que 35% (contre 24% en janvier 2015) n’ont décroché aucun entretien en un an.


Dans ce cadre, les jeunes diplômés sont de plus en plus acteurs de leur entrée dans la vie active, 38% des répondants ont utilisé de façon proactive les annonces (moteurs de recherche, site employeur etc.) alors que le réseau s’impose en deuxième position avec 25% qui ont utilisé le bouche-à-oreille, 13% les réseaux sociaux et 14% ont préféré prendre les devants et envoyer une candidature spontanée.

Adéquation de la formation académique au monde professionnel

Plus d’un jeune actif sur cinq estime que les diplômes n’ont aucune utilité (22%, + 9 points en deux ans). Cependant, pour une majorité des répondants, les diplômes permettent de trouver un emploi plus facilement (33%), et offrent même le luxe de choisir son emploi (24%) ou d’en trouver un bien rémunéré (21%). Les DRH interrogés ont une vision très pragmatique de l’utilité des diplômes : 97% d’entre eux les jugent utiles et 67% estiment qu’ils favorisent l’accès à l’emploi.


La majorité des jeunes interrogés considèrent que les compétences qu’ils ont acquises lors de leur cursus scolaire correspondent aux attentes des entreprises. Ces compétences sont avant tout liées à la performance, à travers les qualités d’efficacité (67%), d’adaptabilité (52%) et de rigueur (42%). L’accent est plutôt porté sur la capacité de travailler en équipe (93%) et sur les compétences comportementales (92%) et relationnelles (90%). La créativité (14%) et l’esprit entrepreneurial (6%) sont faiblement plébiscités.


Pour les DRH, la rigueur et surtout l’adaptabilité dominent le classement des compétences attendues (respectivement 58% et 61%). Le sens de l’analyse (24%) et l’esprit de synthèse (15%) sont aussi plus importants que ce qu’imaginent les jeunes diplômés (17% et 8%). Seuls 46% des DRH attendent les jeunes diplômés sur l’efficacité alors qu’à l’inverse, 67% des jeunes diplômés estiment que l’efficacité fait partie des principales attentes de leur employeur.


Les jeunes diplômés et les DRH s’accordent pour dire que la connaissance pratique des entreprises acquise grâce à des stages et les langues étrangères représentent les principales lacunes. Seuls 63% des jeunes diplômés se sentent compétents en langues étrangères et ce taux chute à 46% parmi les jeunes ayant au moins le niveau bac (contre 85% parmi les ex-élèves de grandes écoles). Quant aux DRH, seuls 40% estiment que les jeunes diplômés qu’ils rencontrent maîtrisent les langues étrangères.

Regards croisés jeunes diplômés/DRH à l’égard des réformes du travail

Plus de six jeunes diplômés sur dix sont favorables à la suppression des 35 heures et au retour des 39 heures avec une contrepartie (63%). Plus ils sont titulaires d’un diplôme élevé et plus les répondants sont disposés à travailler plus longtemps (72% des diplômés de grandes écoles). Cette proposition est aussi la plus plébiscitée parmi les DRH (61%).


Les mesures comme la baisse du montant des allocations chômage après 6 mois et la mise en place d’un contrat de travail unique en remplacement du CDD et du CDI recueillent respectivement 56% et 50%.


Enfin, le remplacement progressif du salariat par des travailleurs indépendants (type statut d’autoentrepreneur) ne fait pas l’unanimité, avec 39% des jeunes diplômés qui déclarent y être favorables et 22% des DRH.

Contacts

Sarah Panchbahya - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 55 61 48 65

Olivia Smietana - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 52 06

Méthodologie

Cette étude a été réalisée auprès :

  • d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif des jeunes ayant achevé leurs études, titulaires d’un diplôme de niveau BAC à BAC +5 depuis moins de 3 ans et en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé. 
  • d’un échantillon de 405 DRH d’entreprises de 50 salariés et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille d’entreprise, après stratification par région d’implantation 

Les interviews ont été réalisées du 3 au 20 novembre 2015 pour les jeunes diplômés et 3 au 13 novembre pour les DRH.
L’étude complète est disponible ICI

* Source Insee

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