Millennial Survey 2015

Communiqué de presse

La croissance responsable et durable au cœur des aspirations de la Génération Y

Neuilly-sur-Seine, mardi 20 janvier 2015 - La quatrième édition de l’étude annuelle Millennial Survey de Deloitte s’intéresse aux aspirations de la Génération Y à travers le monde, de leur vision du leadership et l’impact des entreprises sur la société. La majorité (75%) des 7 800 répondants dans 29 pays estiment ainsi que les entreprises sont davantage concentrées sur leurs propres intérêts économiques plutôt que sur le développement durable et social de leur environnement. Les entreprises devront radicalement évoluer vers une croissance plus responsable pour attirer et retenir les leaders de demain.

Selon Alain Pons, Président de Deloitte France, « le message est clair : aujourd’hui, lorsque la Génération Y se penche sur ses objectifs professionnels, elle s’intéresse tout aussi bien à la façon dont l’entreprise développe les compétences de son personnel et à ses contributions vis-à-vis de la société qu’à ses produits et performances. La mission même de l’entreprise, le processus de recrutement, la formation, la gestion des talents doivent drastiquement évoluer à l’aune de ce que les leaders de demain considèrent, avec raison, comme primordial. »

 

Seuls 28 % des membres de la Génération Y estiment que leur entreprise exploite le plein potentiel de leurs compétences tandis que plus de la moitié d’entre eux (53 %) ambitionne d’occuper un poste de direction au sein de l’entreprise qui les emploie actuellement. On constate un écart notable entre l’ambition de la Génération Y dans les pays émergents et celle des pays développés : 65 % des membres de la Génération Y des pays émergents déclarent vouloir atteindre cet objectif, contre seulement 38 % dans les pays développés. L’écart se creuse entre hommes et femmes.

 

Par ailleurs, l’étude révèle que les grandes entreprises internationales suscitent moins d’intérêt auprès de la Génération Y dans les pays développés (35 %) que dans les pays émergents (51 %). Les membres de la Génération Y des pays développés sont également moins enclins (11 %) que leurs homologues des pays émergents (22 %) à monter leur propre société.

Parmi les autres principaux enseignements de l’étude :

 

  • Les membres de la Génération du Millénaire souhaitent travailler pour des entreprises ayant une politique RSE en lien avec leurs attentes. Pour 6 sondés sur 10, la mission et valeurs d’une entreprise sont l’une des principales motivations les ayant incités à travailler pour leur employeur actuel. Parmi les membres de la Génération du Millénaire utilisant massivement les outils de réseaux sociaux (« Génération Y hyper-connectée »),  la mission sociale et responsable de l’entreprise semble avoir une importance encore plus cruciale : pour 77 % d’entre eux, cet élément a contribué au choix de leur employeur, contre seulement 46 % des membres les « moins connectés ».

 

  • Les entreprises du secteur des Technologies, des médias et des télécommunications (TMT) sont les plus attractives. Selon la Génération Y, le secteur des TMT est le plus attrayant et le plus enrichissant en termes de compétences. Les hommes (24 %) sont près de deux fois plus nombreux que les femmes (13 %) à classer les TMT comme le secteur n°1 dans lequel travailler. Tous secteurs confondus, c’est dans celui des TMT que le leadership est perçu comme étant le plus fort (33 %). Ce pourcentage est trois fois plus élevé que pour celui du secteur agroalimentaire (classé deuxième, 10 %), et quatre fois plus élevé que pour celui des services bancaires/financiers (classé troisième, 8 %). En outre, lorsqu’elle est interrogée sur les entreprises incarnant le mieux ce leadership, la Génération Y cite Google et Apple en tête de liste, chacun de ces groupes étant choisi par 11 % des sondés. 

 

  • Disparités Hommes / Femmes sur la vision du leadership et la vision de l’entreprise de demain. Les hommes de la Génération Y ont plus tendance que les femmes (59 % contre 47 %) à déclarer qu’ils souhaiteraient occuper les « plus hautes fonctions » au sein de leur entreprise. 21 % des femmes considèrent leurs aptitudes d’encadrement solides à la fin de leurs études contre 27 % chez les hommes. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à citer l’épanouissement et le perfectionnement des employés (34 % contre 30 %) comme domaine qui fait défaut dans l’entreprise qui les emploient. 

 

  • Les entreprises et l’enseignement supérieur doivent œuvrer davantage au développement des leaders de demain. Si, dans l’ensemble, les membres de la Génération Y estiment que leurs entreprises n’exploitent pas pleinement le potentiel de leurs compétences (seuls 28 % déclarent le contraire), ce résultat est radicalement moins élevé dans les pays développés, pour s’établir à tout juste 23 %. Par ailleurs, il chute sous les 20 % au Japon (9 %), en Turquie (15 %), en Corée du Sud (17 %) et au Chili (19 %). En outre, une moyenne de 37 % des sondés estime que les compétences acquises dans le cadre de leurs études supérieures contribuent à l’atteinte des objectifs de leur entreprise. 

 

  • Evolution des caractéristiques du leadership. De nos jours, les membres de la Génération Y accordent moins d’importance à des dirigeants visibles (19 %), disposant d’un bon réseau de relations (17 %), et compétents d’un point de vue technique (17 %). Au lieu de cela, ils définissent les véritables dirigeants comme de fins stratèges (39 %), des individus charismatiques (37 %), accessibles (34 %) et visionnaires (31 %).

Selon Jean-Marc Mickeler, Associé Directeur des Ressources Humaines de Deloitte France, « les membres de la Génération du Millénaire attendent bien plus des entreprises qu’il y a 50, 20 ou même 10 ans de cela. Ils adressent un message particulièrement fort aux dirigeants de ce monde : faire des affaires, certes, mais le faire de façon durable et responsable. L’atteinte de cette conception nouvelle du XXIème siècle commence par une redéfinition du leadership.»

Qu’en est-il en France ?

 

En France, la Génération Y se démarque sur plusieurs points : ils sont moins convaincus que la moyenne mondiale de l’impact positif des entreprises sur la société (56 % contre 73 %), perception négative qui s’est accrue de 9 points par rapport au sondage 2013. Les jeunes Français sont seulement 29 % (contre 52 % pour la moyenne mondiale) à penser que les entreprises adoptent un comportement éthique. D’autre part, 21 % des Français de la génération Y considèrent que leurs entreprises exploitent pleinement le potentiel de leurs compétences, une proportion également en deçà de la moyenne mondiale (28 %). Enfin, 28 % des sondés Français issus de la Génération Y ambitionnent de devenir dirigeants d’entreprise, alors que la moyenne mondiale est de 53 %. 

 

Consultez l'étude

Contacts

Sarah Panchbhaya - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 55 61 48 65

Pauline Florentin - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 52 10

A propos de l’étude Millennial de Deloitte 

Les résultats de cette publication reposent sur une étude menée par Deloitte, en collaboration avec  Millward Brown, une société de droit anglais, auprès plus de 7 800 membres de la Génération du Millénaire représentant 29 pays du monde. Individus de la Génération Y nés après 1982, diplômés de l’enseignement supérieur, occupant un poste à plein temps et travaillant essentiellement dans de grandes entreprises du secteur privé (+ de 100 employés).

A propos de Deloitte

Deloitte fait référence à un ou plusieurs cabinets membres de Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société de droit anglais (« private company limited by guarantee »), et à son réseau de cabinets membres constitués en entités indépendantes et juridiquement distinctes. Pour en savoir plus sur la structure légale de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses cabinets membres, consulter www.deloitte.com/about. En France, Deloitte SA est le cabinet membre de Deloitte Touche Tohmatsu Limited, et les services professionnels sont rendus par ses filiales et ses affiliés.

Deloitte fournit des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du consulting et du financial advisory à ses clients des secteurs public et privé, quel que soit leur domaine d’activité. Fort d’un réseau de firmes membres dans plus de 150 pays, Deloitte allie des compétences de niveau international à un service de grande qualité afin d’aider ses clients à répondre à leurs enjeux les plus complexes. Nos 210 000 professionnels sont animés par un même objectif, faire de Deloitte la référence en matière d’excellence de service. En France, Deloitte mobilise un ensemble de compétences diversifiées pour répondre aux enjeux de ses clients, de toutes tailles et de tous secteurs – des grandes entreprises multinationales aux microentreprises locales, en passant par les entreprises moyennes. Fort de l’expertise de ses 9 000 collaborateurs et associés, Deloitte en France est un acteur de référence en audit et risk services, consulting, financial advisory, juridique & fiscal et expertise comptable, dans le cadre d’une offre pluridisciplinaire et de principes d’action en phase avec les exigences de notre environnement.