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Communiqué de presse

Les ETI françaises à l’offensive ! Autonomes et tournées vers l’international, les ETI, un modèle de pérennité

Baromètre Deloitte / L’Usine Nouvelle sur les perspectives des ETI françaises

Neuilly-sur-Seine, jeudi 8 octobre 2015

En partenariat avec L’Usine Nouvelle, Deloitte publie aujourd’hui un baromètre qui dévoile la personnalité des ETI (Entreprises de Tailles Intermédiaires) françaises et décrit les caractéristiques d’un tissu économique particulièrement dynamique. Cette étude a été conduite auprès de 303 dirigeants répartis sur le territoire français, échantillon représentatif du tissu économique français. Dans l’environnement économique actuel, la majorité des dirigeants d’ETI (74%) affirment leur optimisme et affichent au premier rang de leurs priorités leur rentabilité et la maîtrise des coûts. Alors que le monde vit sa 3ème révolution industrielle, la R&D et l’innovation n’arrivent peut-être pas assez haut dans l’échelle de leurs priorités pour faire face à l’arrivée d’acteurs disruptifs.

Des priorités financières au détriment de l’innovation

Fonctionnant pour la majorité (près de 40%) sur un modèle de développement fondé sur la croissance interne et externe, 31 % des ETI misent cependant tout sur la croissance interne.
There is some textEt pour atteindre leurs objectifs de développement, leurs priorités stratégiques gravitent en premier lieu autour de préoccupations de rentabilité (51%), de croissance du chiffre d’affaires (42%) et de réduction des coûts (40%).

 

La R&D et l’innovation n’arrivent qu’au 4ème rang des priorités stratégiques pour près d’un tiers des dirigeants (31%). Pour 41% des ETI, ces investissements ne représentent qu’1 à 2% de leur chiffre d’affaires. Les budgets R&D et innovation tournent majoritairement entre 2 et 5% du chiffre d’affaires. Quelles que soient leurs tailles, ces entreprises sont peu nombreuses à y consacrer plus de 5%. Se démarquent les entreprises du secteur de l’industrie (7%), et les entreprises les plus grandes (+ de 1000 salariés) : elles sont 35% à investir au-delà de 5% et 13% au-delà de 10%.

 

« Il apparaît, d’après ces enseignements, que les ETI sont encore très focalisées sur des questions de rentabilité et n’ont pas encore pris la mesure de l’enjeu que constitue la R&D. Un certain nombre de secteurs sont concernés par le phénomène d’ubérisation, et l’émergence d’une économie collaborative. Seule l’innovation permettra à nos ETI de résister à l’arrivée de ces nouvelles tendances. Elles doivent prendre conscience de l’importance des investissements à mener pour assurer leur pérennité et réinventer elles-mêmes leur métier », commente Emmanuel Gadret, Associé responsable des Régions chez Deloitte.

Les ETI tournées vers l’international

L’international (Union Européenne et grand export) constitue une part très significative du chiffre d’affaires des ETI. En juillet 2015, une ETI sur cinq déclare réaliser 70% de son chiffre d’affaires à l’international. Une ETI sur dix engendre 20 à 50% de son chiffre d’affaires grâce à une activité hors hexagone.
There is some textLa part du chiffre d’affaires des ETI réalisée à l’international dépasse largement les frontières européennes. Une ETI sur quatre réalise 20 à 50% de son chiffre d’affaires hors Union Européenne.

 

La rentabilité des ETI à l’export varie en fonction de la taille de l’entreprise. En effet, plus l’entreprise est grande, plus la rentabilité réalisée à l’International est élevée. En effet, les entreprises de 1000 à 5000 salariés affirment que leur rentabilité est meilleure au grand export (hors UE) à 41,5% contre 34,2% pour les entreprises de 250 à 500 salariés. A contrario, près d’une entreprise sur deux de 250 à 500 salariés affichent une meilleure rentabilité en France (45,2%).

 

La place de l’international dans leurs activités incite les dirigeants d’entreprises à recruter des profils internationaux. Pour 50% des dirigeants, il s’agit du premier critère susceptible de faire la différence lors d’un recrutement, devant le fait que le candidat soit diplômé d’une grande école.

Les ETI s’autofinancent en majorité, un gage de solidité et d’autonomie

L’optimisme des ETI françaises s’expliquent également par le fait qu’elles sont globalement en bonne santé financière. Preuve de cette bonne santé, 63% des ETI autofinancent leur développement. Le crédit bancaire, cité par 36,2% des entreprises, ne constitue donc plus la seule voie pour le financement de projets.

 

Le financement ne constitue clairement pas un frein à leur croissance. L’intensité concurrentielle et la faible dynamique de leur marché sont en effet les premiers de ces freins, d’après les dirigeants interrogés.

 

Une autonomie toujours observée dans le fait que les ETI restent peu nombreuses à compter sur les pôles de compétitivité : les dirigeants sont 62% à les déclarer peu efficaces.

La transmission des ETI françaises sera familiale avant tout

Plus d’un dirigeant d’ETI sur deux (56%) souhaite qu’un membre de sa famille reprenne la direction de l’entreprise lorsque le temps de la succession viendra.
Cette volonté est plus forte pour les dirigeants d’entreprises de 1000 à 5000 salariés (68% d’entre eux).

Ce chiffre est à nuancer dans certaines régions et en fonction de la taille de l’entreprise. Par exemple, la région Sud-Ouest n’évoque la succession familiale qu’à 28,6% et l’Ile-de-France à 37,5%. La région Nord est quant à elle très attachée à la succession familiale, avec 70% des dirigeants qui souhaitent que la direction soit reprise par un membre de leur famille.

 

« Cela démontre que ces patrons souhaitent autant que possible conserver et transmettre cette richesse au sein de la famille, et attachent beaucoup d’importance à leur autonomie. » affirme Emmanuel Gadret.

Toutes les données chiffrées du Baromètre sont disponibles ici

Contacts

Julia Debienne - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 55 61 41 69

Neslian El Khouja-Ozveren - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 84 96

Méthodologie
Cette étude quantitative en ligne a été menée du 26 juin au 22 juillet 2015 en France auprès de 303 dirigeants d’ETI. Ces entreprises sont issues de secteurs variées : l’industrie, le BTP, les services aux entreprises, la distribution, l’immobilier…

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