Les producteurs de biens de consommation surmontent les difficultés liées aux incertitudes de l’économie mondiale

Communiqué de presse

Les producteurs de biens de consommation surmontent les difficultés liées aux incertitudes de l’économie mondiale

Etude Deloitte sur les Champions industriels des biens de consommation 2015

 

Neuilly-sur-Seine, jeudi 23 avril 2015

Alors que les entreprises des biens de consommation continuent à évoluer dans un environnement économique difficile, le cabinet Deloitte revient sur la solidité et le développement du secteur en publiant la 8ème édition de son palmarès annuel des Champions industriels des produits de consommation identifiant les 250 plus grands fabricants mondiaux pour l’exercice 2013 (exercices clos entre le 01/07/13 et le 30/06/14).

  • La croissance du chiffre d’affaires des 250 premiers producteurs des biens de consommation est en augmentation à 5,6% en 2013 contre 5,1% en 2012
  • Leur rentabilité est en hausse pour la 2ème année consécutive avec une marge bénéficiaire de 9,6% en 2013, contre 8,2% en 2012
  • Les ventes réalisées par les Champions du Top 250 en 2013 s’élèvent à 3 070 milliards de dollars, soit un chiffre d’affaires moyen de 12,3 milliards de dollars par société
  • Samsung reste en tête devant Apple et Nestlé, JBS intègre le Top 10 pour la première fois ; Premiers Français : L’Oréal, Danone, Michelin

2013, nouvelle année de réajustement économique mondial

En dépit d’une croissance économique mondiale de nouveau inférieure aux prévisions, le chiffre d’affaires net des 250 Champions du monde des produits de consommation a augmenté de 5,6% en 2013. Les trois quarts du Top 250 ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires, et la moitié a affiché une croissance plus rapide en 2013 qu’en 2012.


En termes de résultat net, la rentabilité des fabricants de produits de consommation a augmenté en 2013 pour la seconde année consécutive. Leur marge bénéficiaire nette a atteint 9,6%, dépassant pour la première fois le chiffre de 8,5% réalisé en 2010 lors de l’amorce de redressement du secteur après la crise financière. La grande majorité des sociétés s’est avérée rentable en 2013 (202 sociétés) ; seules 15 ont accusé une perte nette.


Avec un chiffre moyen de 12,3 milliards de dollars, les sociétés de produits de consommation du Top 250 ont généré en 2013 des ventes de 3 070 milliards de dollars, soit une légère baisse par rapport à 2012 (3 100 milliards de dollars).

JBS, premier transformateur mondial de viande, rejoint le Top 10


En 2013, grâce à sa croissance externe, JBS, premier transformateur mondial de viande, a intégré pour la première fois le Top 10 des Champions du monde des produits de consommation.
Les autres sociétés de produits de consommation du Top 10 sont restées les mêmes que l’année précédente. Toutefois, PepsiCo a devancé Unilever à la 6ème place et LG a dépassé Coca-Cola pour se hisser à la 8ème place.

Classement des 10 premières entreprises de biens de consommation

 

Classement CA distribution (exercice 2013-2014)

Nom de la société

Pays d’origine

CA net 2013
(millions US$)

 

Croissance du CA net 2013

1
Samsung Electronics Co., Ltd.

Corée du Sud

210 397

13,7%

2
Apple Inc.

Etats-Unis

170 910

9,2%

3
Nestlé S.A.

Suisse

99 485

2,7%

4

The Procter & Gamble Company

États-Unis

83 062

-1,3%

5

Sony Corporation

Japon

66 755

17,4%

6

PepsiCo, Inc.

Etats-Unis

66 415

1,4%

7

Unilever Group

Pays-Bas et Royaume-Uni

66 143

-3%

8

LG Electronics Inc.

Corée du Sud

53 489

14,1%

9

The Coca-Cola Company

Etats-Unis

46 854

-2,4%

10

JBS S.A

Brésil

43 306

22,7%

Total Top 10

 

 

906 818

7,7%

Total Top 250

 

 

3 073 118

5,6%

Concentration économique du Top 10

 

 

29,5%

 

L’écart de croissance entre l’Europe et les autres régions du monde se creuse


En 2013, le chiffre d’affaires des sociétés de biens de consommation en Europe n’a progressé que de 1,2%, soit une baisse de 400 points par rapport à 2012. Les entreprises françaises ont peiné à atteindre une croissance de 0,6%, tandis que leurs consœurs allemandes s’en sont légèrement mieux sorties avec une croissance de 1,6%. Pour mémoire, les entreprises de ces deux pays avaient enregistré des taux de croissance de plus de 6% l’année précédente. Au Royaume-Uni, la croissance du chiffre d’affaires s’est avérée négative (-1,8%) après une augmentation de 4,8% en 2012. Malgré la baisse de la croissance du chiffre d’affaires, la rentabilité de la région s’est améliorée avec une marge bénéficiaire nette de 11%, soit une hausse de 2% par rapport à l’année précédente.


Après deux années consécutives de hausse des ventes à deux chiffres, la croissance du chiffre d’affaires des sociétés d’Amérique du Nord est restée modeste en 2013, et a fait état d’une légère baisse à 3,6%. Pour la troisième année consécutive, toutefois, la marge bénéficiaire de la région a progressé (12,6%).


Pour les sociétés implantées en Asie/Pacifique, la croissance du chiffre d’affaires a quasiment doublé à 10,9%. Le résultat global de la région a été dopé par la forte croissance des entreprises japonaises (9,1%) et par le rebond des sociétés chinoises dont le taux de croissance (17,5%) a dépassé toutes les autres zones géographiques. Concernant la rentabilité, elle a augmenté avec une marge bénéficiaire nette de 6,4% soit largement inférieure à la moyenne, comparée à l’ensemble du Top 250.

Niveau record du volume des opérations de fusions-acquisitions


Soutenu par un contexte financier favorable, le rythme des fusions et acquisitions s’est accéléré ces deux dernières années. En effet, après avoir été au plus bas en 2009, le nombre de fusions-acquisitions est remonté chaque année, atteignant en 2013 un total de 1 421 opérations réalisées par les sociétés de produits de consommation. En 2014, 1 295 opérations ont été signalées à la fin du mois de février 2015.


« Au cours des prochaines années, les sociétés de biens de consommation devraient continuer à utiliser les acquisitions et les cessions pour rationaliser et recentrer leurs portefeuilles de produits, améliorant ainsi la flexibilité et la réactivité de leurs organisations dans le but de stimuler la croissance sous-jacente. Le secteur a appris que la réussite nécessite une croissance ciblée et rentable. Les économies d’échelle et l’efficacité opérationnelle constituent les intentions louables d’une acquisition réussie, à condition d’être associées à des objectifs de croissance précis et stratégiques. » estime Stéphane Rimbeuf, Associé responsable de l’industrie Consumer Business chez Deloitte France.

Zoom sur un avantage concurrentiel de premier plan : la confiance du consommateur


La confiance est un facteur déterminant du comportement d'achat et constitue un des enjeux majeurs auquel les entreprises de biens de consommation doivent faire face. En effet, contre toute attente, alors que les consommateurs bénéficient, notamment grâce à Internet, d’un accès sans précédent à des informations et à des expertises sur les produits pour les guider dans leur décision d’achat, ils sont 60 % à préférer se fier à l’avis de leur famille, de leurs amis et à celui d’autres consommateurs plutôt qu’aux vendeurs (16 %) et spécialistes du produit ou du service en question (43 %).


« Les entreprises de biens de consommation doivent inspirer la confiance en répondant précisément aux préoccupations des consommateurs en matière de protection de la vie privée et de sécurité des données. Il est essentiel de permettre aux utilisateurs de choisir de partager leurs données plutôt que de l’imposer par défaut, et d’offrir une valeur ajoutée en échange de leurs informations. » conclut Stéphane Rimbeuf.

Méthodologie

Établi à partir des données publiées au titre de l’exercice 2013 (englobant les états financiers des sociétés clôturés au 30 juin 2014), ce rapport identifie les 250 plus grands fabricants mondiaux de produits de consommation. Il présente également les perspectives pour l’économie mondiale, une analyse de la capitalisation boursière et de l’activité des fusions-acquisitions du secteur, ainsi que les conséquences sur le marché d’un consommateur de plus en plus connecté.

Contacts

Julia Debienne - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 55 61 41 69

Marie Goislard - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 52 33

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