Women in the boardroom

Communiqué de presse

Petit à petit, une meilleure représentation des femmes dans les conseils d’administration

4e édition de l’étude Deloitte « Les femmes dans les conseils d’administration : une perspective globale »

Neuilly-sur-Seine, le 6 octobre 2015

Encore isolées il y a 4 ans, les initiatives en faveur de la représentation des femmes dans les conseils d’administration concernent aujourd’hui plus de 30 pays dans le monde. Mesures législatives, initiatives de place, la combinaison des deux est souvent nécessaire, constate Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL) dans son rapport « Women in the Boardroom : A global perspective ». Cette quatrième édition présente un état des lieux dans 49 pays.

  • La Norvège et la France sont toujours en tête avec un taux de féminisation des conseils dans les sociétés cotées les plus importantes qui dépasse 30 %[1], l’ambition française étant toutefois plus large que celle de la Norvège puisque les quotas français visent également les plus grandes sociétés non cotées alors que la Norvège les a réservé aux seules plus grandes sociétés cotées,
  • La Suède, le Danemark, le Royaume Uni, la Finlande, l’Italie, l’Australie, Israël et l’Afrique du Sud forment ensuite un premier peloton avec un taux de féminisation des conseils entre 20 et 30%,

Les autres pays viennent ensuite avec une distinction à opérer entre :

  • Une vingtaine de pays dont l’Allemagne, les Etats-Unis, la Hollande, la Belgique, le Canada, l’Espagne ou le Luxembourg pour lesquels le taux de féminisation se situe entre 10% et 20%,
  • Et de la dizaine d’autres dont l’Inde, la Grèce, le Portugal, la Russie ou le Brésil restant en dessous des 10%.
  • Au plan global, le taux de féminisation des entreprises des pays couverts par l’étude s’établit à 12% selon la base MSCI ESG Research Inc. (MSCI)[2] et 4% celles présidées par une femme,
  • Les pays des zones Amérique du Sud et Asie-Pacifique sont ceux dont la progression est la plus faible parmi les pays couverts par l’étude qui ne comprend que très peu de pays du Middle East et d’Afrique,
  • Dans la zone EMEA, les progrès de représentativité des femmes dans les conseils d’administration varient significativement d’un pays à l’autre, entre :

- L’Italie dont la loi sur les quotas de 2011 a entrainé une importante augmentation pour atteindre 24%[3],

- Le Royaume-Uni, sans quota, avec un taux à 23,5%[4] sur le FTSE 100, grâce au 30% Club lancé par Lord Davis en 2011,

- L’Allemagne à 19,57%[5] pour ses sociétés cotées les plus importantes qui vient d’introduire un quota obligatoire à partir de 2016,

- En Espagne, malgré la loi sur les quotas de 2007, le chiffre reste plutôt bas à 12%[6].

- Le Portugal et les pays d’Europe Centrale qui n’ont pris aucune mesure particulière.

 

 

Par ailleurs :

 

  • 29 pays (sur 49) ne disposent pas des instruments de suivi locaux permettant de suivre les évolutions, les chiffres repris par l’étude étant pour ces pays issus d’études d’organisme tiers (World Economic Forum, European Commission Database, Credit Suisse Gender 3000..)
  • La comparaison entre pays reste ainsi difficile, chacune des initiatives ayant son périmètre propre y compris les quotas légaux dont il convient d’appréhender le périmètre couvert, la date de mise en place et les sanctions éventuellement applicables.

 

[1] Norvège = 37,9 % OBX Total return Index (p 58 de l’étude) 

France = 29,9 % au 30 avril 2015 Chiffres Ethics & Boards for Deloitte (p 48 de l’étude)

[2] Octobre 2014

[3] Page 54

[4] Page 66

[5] Page 49

[6] Page 63

« Incontestablement, les quotas gagnent du terrain au plan mondial. Il reste toutefois encore beaucoup de travail à accomplir. Ils ne constituent pas une solution miracle et les démarches de place très volontaristes comme en Australie fonctionnent aussi, l’idéal étant de combiner les deux..» estime Carol Lambert, Associée responsable du Centre de Corporate Governance de Deloitte France.

Les efforts français

En France, la loi Copé-Zimmermann de 2011 introduisant des quotas pour la mixité dans les conseils d'administration a été renforcée en août 2014 avec la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Effective au 1er janvier 2017, la loi impose le taux de féminisation des conseils d’administration à hauteur de 40% dans les entreprises de plus de 500 salariés, qu’elles soient cotées ou non ; celles de plus de 250 salariées auront quant à elles jusqu’à 2020 pour remplir cette obligation.

En conséquence, la part des femmes dans les conseils d’administration des entreprises du SBF120 dépasse désormais 33% en augmentation continue depuis 2009. Cependant en 2015, seules 3 femmes président un conseil d’administration d’une société du SBF 120, alors qu’elles étaient 4 en 2014.

 

« En 2015, un tiers des membres des conseils d’administration du SBF 120 sont des femmes. Néanmoins la féminisation des instances dirigeantes executives – CEOs et Comités Exécutifs ou de Direction – demeure très inférieure à celle des conseils » commente Floriane de Saint Pierre, Fondatrice d’Ethics & Boards.  

 

Néanmoins, « en France, la progression est remarquable mais est-elle suffisante pour atteindre les objectifs réglementaires ? L’étude montre que la France a clairement un rôle moteur et d’exemplarité à jouer dans ce domaine….  » s’interroge Denis Lesigne, Directeur Capital Humain chez Deloitte.

 

 

Points de vue de femmes sur les progrès réalisés en matière de diversité

L’étude a également sollicité l’éclairage de femmes membres de conseils d’administration venues de 3 continents. Chacune d’entre elles exprime son point de vue sur les progrès réalisés et les mesures prises par les entreprises dans ce sens. C’est Agnès Touraine, présidente de l’Institut Français des Administrateurs (IFA) qui s’est exprimée pour l’Europe.

 

« En 2014, le nombre de femmes siégeant dans les comités d’administration a grimpé à 32%. La satisfaction ne tient pas dans ce seul score mais surtout dans les profils de ces nouveaux administrateurs et leur impact positif sur la gouvernance d'entreprise. Dans de nombreux cas, elles sont plus jeunes, plus actives professionnellement, numériquement agile, et se sont forgées une expérience internationale. Les comités d’administration sont désormais plus ouverts aux nouvelles réalités des affaires et mieux préparés pour une nouvelle ère. Du point de vue de la Gouvernance, un processus de recrutement plus transparent et la mise en place de pratiques de progrès sont aussi des évolutions très positives » explique Agnès Touraine, Présidente de l’IFA et de Act III Consultants.

Contacts

Priscille Holler - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 55 61 48 65

Marie Goislard - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 52 33

A propos de Deloitte

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