6e édition Global Automotive Consumer Study

Communiqué de presse

Le marché français n’est pas encore prêt pour le véhicule autonome 

6e édition de l’étude mondiale Automobile Deloitte « Global Automotive Consumer Study »

Neuilly-sur-Seine, jeudi 29 septembre 2016

Alors que les constructeurs s’apprêtent à dévoiler leurs nouveaux modèles au Mondial de l’Automobile, Deloitte publie, en avant-première, les premières tendances de son étude mondiale « Global Automotive Consumer Study ».

Principaux constats :

  • Intérêt en baisse pour les voitures autonomes : 77% des Français préfèrent les véhicules bien équipés facilitant la conduite aux véhicules totalement autonomes
  • 61% des consommateurs français sont intéressés par les technologies embarquées dans leur véhicule facilitant la conduite (ex. freinage assisté) ; une tendance en baisse néanmoins de 11% par rapport à 2014
  • 191€ : budget « technologie » que les Français sont prêts à investir dans l’achat d’un nouveau véhicule vs. 551€ en 2014
    Sur le podium des technologies attendues, toutes servent la sécurité des passagers
  • 44% des Français pensent que ce sont les acteurs non traditionnels qui permettront l’avènement de la voiture autonome

Contacts

Priscille Holler - Relations Presse Deloitte - 01 55 37 93 76

Yohann Bisson - Agence Rumeur Publique - 01 55 74 84 99

La réceptivité des Français à l’automatisation des véhicules décroit depuis 2 ans

Si les Français sont bien informés de la mise au point des voitures autonomes, 72% des consommateurs français interrogés pensent que celles-ci ne seront pas une réalité commerciale en France d’ici les 20 prochaines années.


Globalement les Français n’ont pas de forte appétence pour le véhicule tout autonome, et celle-ci décroit même depuis 2 ans. Ils expriment des besoins d’automatisation et de technologies moindre : 61% recherchent un niveau d’automatisation standard, 52% un niveau avancé, 36% une conduite autonome limitée à certaines conditions de trafic, et enfin 30% une conduite autonome totale pour réaliser des trajets complets.

 

Une résistance au paiement toujours réelle

En 2016, le budget « technologies » est 3 fois moins important qu’en 2014, 551 euros vs 191€ en 2016.
A noter également que la part de Français qui n’ont aucune volonté de payer plus est importante : 48% des répondants ne souhaitent pas payer pour des technologies liées à la sécurité, pour des motorisations alternatives (52%), pour des technologies permettant l’autonomie partielle ou totale du véhicule (58%), et encore moins pour améliorer la connectivité (60%), ou pour des technologies dans l’habitacle (70 %).

La technologie au service de la sécurité avant tout

Les Français souhaitent toujours, avant tout autre service, que la technologie renforce la sécurité des passagers en accomplissant les fonctionnalités suivantes : informer de situations dangereuses (n°1), reconnaitre la présence d’objets sur la route et éviter les collisions (n°2), empêcher automatiquement le conducteur de conduite dangereuse (n°3), et prendre des dispositions immédiates en cas d’urgence médicale ou accident (n°4).

 

Les technologies autonomes portées par de nouveaux acteurs ?

56 % des consommateurs français pensent que les constructeurs traditionnels sont capables de développer le marché du véhicule autonome, mais les acteurs non traditionnels ont aussi une bonne côte de confiance : pour 23% des Français, le marché sera créé par de nouvelles compagnies spécialisées dans les véhicules autonomes et 17% par des entreprises de technologies existantes.


« Les véhicules autonomes seront bientôt prêts, mais pas les conducteurs français ! Il y a un important travail d’éducation et d’illustration des nouveaux services à réaliser pour que les consommateurs perçoivent bien ce que sera la mobilité de demain », commente Guillaume Crunelle, Associé responsable Industrie Automobile chez Deloitte France.

“Les réponses des consommateurs français illustrent parfaitement les enjeux majeurs auxquels les constructeurs traditionnels sont confrontés face aux nouvelles technologies qu’ils développent pour leurs véhicules. Alors que les coûts de R&D et en tests sont très conséquents financièrement, mais également en temps et en ressources, le retour sur investissement reste très incertain, compte tenu de la réticence des consommateurs à payer davantage pour en bénéficier. Nous sommes néanmoins convaincus que les consommateurs utiliseront les technologies et solutions de mobilité adaptées à leurs besoins. C’est pourquoi, il nous parait essentiel que les constructeurs communiquent sur les bénéfices apportées par ces technologies auprès de leurs consommateurs, afin de motiver leur acte d’achat pour un budget plus élevé » souligne Joseph Vitale, Associé responsable Industrie Automobile chez Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Méthodologie

Méthodologie : Etude en ligne réalisée sur un panel de plus de 1 200 consommateurs français, entre août et septembre 2016.

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