Communiqué de presse

Les ETI françaises : un regain de confiance au premier semestre 2016

Baromètre L’Usine Nouvelle – Deloitte : les grands enjeux 2016 des ETI françaises

Neuilly-sur-Seine, jeudi 31 mars 2016

En partenariat avec L’Usine Nouvelle, Deloitte publie aujourd’hui son second baromètre qui fait état chaque semestre des grands enjeux des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) françaises. Sur ces six derniers mois, l’optimisme s’ancre de plus en plus dans les ETI et se manifeste clairement dans la prise de décisions stratégiques.

Les ETI françaises de plus en plus confiantes

En ce début d’année, les ETI françaises affichent un optimisme largement partagé : 75% des décideurs interrogés se déclarent optimistes quant au futur de leur entreprise (versus 73% en octobre dernier).


37% des entreprises privilégient une symbiose entre la croissance interne et externe. On note une légère hausse de projets de croissance externe dans les entreprises de 250 à 500 salariés et les grandes ETI de 1 000 à 5 000 salariés, portée par des taux d’intérêts bas et un climat de confiance.


Leurs priorités stratégiques 2016 sont en ligne avec celles de 2015, mais elles se montrent plus offensives comme en témoignent certains axes de développement plus prégnants comme la R&D, l’innovation et la transformation numérique. La part de leur chiffre d’affaires consacré à l’investissement en R&D est en croissance de 4.9%.


« Ces investissements en R&D sont principalement réalisés en France, un effet probable positif du dispositif du crédit impôt recherche. Globalement, nos ETI manifestent un ensemble de signaux qui montrent qu’elles ont confiance dans l’avenir et qu’elles sont bien inscrites dans une dynamique de croissance », commente Emmanuel Gadret, Associé responsable des Régions chez Deloitte.

L’ouverture internationale des ETI comme moteur de croissance

Comme le soulignait la vague précédente, les ETI réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires à l’international. De plus, cette part de chiffre d’affaires dépasse largement les frontières européennes : une ETI sur cinq réalise 20 à 50% de son chiffre d’affaires hors Union Européenne.


Le nombre de leurs implantations hors hexagone montre que les ETI françaises se sont largement internationalisées : près de 32% des ETI interrogées et 50% des grandes ETI (de 1 000 à 5 000 salariés) déclarent disposer de plus de 10 sites à l’étranger et sont ainsi proches de la structuration du modèle des grandes entreprises. On note qu’encore un quart d’entre elles ne sont pas implantées à l’étranger mais s’appuient, pour beaucoup, sur des réseaux locaux pour se développer.


Ces implantations sont le plus souvent situées dans la zone Euro, en Asie et en Amérique du Nord. Et si les futurs projets d’implantation sont principalement orientés vers la zone Euro et la zone Asie, l’Afrique occupe, en 2016, la 3ème place du classement avec des projets d’implantations pour 21,3% des ETI.

Les ETI continuent de s’autofinancer

Preuve de leur bonne santé, 61,5% des ETI autofinancent leur développement. Le crédit bancaire, cité par 32,2% des entreprises (en baisse de 4 pts), ne constitue plus la seule voie pour le financement de projets : le capital investment est une solution de plus en plus prisée par les entreprises; la bourse finance 14% des grandes ETI de 1 000 à 5 000 employés.


Le financement ne constitue clairement pas un frein à leur croissance. L’intensité concurrentielle reste le premier de ces freins ; les faibles perspectives de développement du marché intérieur, le coût du travail et l’environnement réglementaire restent des freins invoqués par les interrogés, mais leur importance a baissé significativement depuis 2015.

 

99% des ETI françaises ne ressentent pas les effets bénéfiques attendus du choc de simplification.


« Les ETI n’ont pas encore perçu les effets bénéfiques de ces mesures qui sont très techniques, très sectorielles, et dont les résultats ne seront mesurables qu’à très long terme ; il est encore bien trop tôt pour en constater les effets », constate Emmanuel Gadret.

L’étude complète est disponible ici.

Contacts

Julia Debienne - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 55 61 41 69
Pauline Florentin - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 52 10

Méthodologie

Cette étude quantitative en ligne a été menée du 15 février au 25 février 2016 en France auprès de 739 entreprises. Ces entreprises sont issues de secteurs variées : l’industrie, le BTP, les services aux entreprises, la distribution, l’immobilier…

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