Communiqué de presse

Les Français face au tournant de la e-santé : 7 Français sur 10 la considèrent comme un moyen efficace pour améliorer le système de santé

Etude Deloitte - 5e édition

Neuilly-sur-Seine, mardi 24 mai 2016

Alors que l’Etat lance un sondage national sur l’exploitation des données personnelles et médicales, la 5e édition de l’Etude Deloitte sur « les Français et la santé » analyse le rapport des Français avec leur système de santé et décrypte comment l’innovation bouleverse le lien avec le corps médical.

  • Un soutien des Français aux dernières mesures concernant la santé ; 74 % (+ 6 points) accueillent positivement la généralisation du tiers payant
  • 85% sont inquiets d’avoir à dépenser plus pour leur santé à l’avenir
  • 5 mois après l’entrée en vigueur de l’ANI : 1 Français sur 5 a changé de complémentaire santé 
  • En matière de prévention, 82% des Français disposent d’une forte volonté personnelle afin d’agir sur leur propre santé
  • 59% des Français, dont 68% des jeunes de 18-24 ans, ont confiance en l’arrivée des GAFA dans le secteur de la prévention 
  • Plus de 7 Français sur 10 perçoivent la e-santé comme un moyen efficace pour l’amélioration du système de santé 
  • L’utilisation des objets connectés a triplé en 2016

Des Français satisfaits de leur système de santé…

Les Français consultent moins leur médecin : 54% rendent visite à leur médecin chaque trimestre, soit une baisse de 4 points par rapport à 2015. Ils se disent satisfaits du système de santé, que ce soit pour sa sécurité (86%), la qualité des soins (85%), l’accessibilité (70%) ou les conditions financières d’accès aux soins (66%).

Le prix de la consultation (43%) ou la complexité des procédures de prise de rendez-vous (42%) constituent les freins majeurs à la visite et c’est plus précisément chez les spécialistes, le dentiste (36%) ou l’ophtalmologiste (24%), que les renoncements s’effectuent le plus souvent.

79% des Français sont favorables à la médecine prédictive mais l’enthousiasme doit être nuancé car seulement 18% sont « très favorables ».

 

… Mais inquiets pour l’avenir

« La grande majorité (90%) des Français estime que la lutte contre les barrières financières à l’accès aux soins est la plus importante orientation menée par les pouvoirs publics. Et pour 69 % d’entre eux, garantir un accès aux soins pour tous est la priorité avec la lutte contre les déserts médicaux (61%). En revanche, ils sont toujours inquiets (85%) d’avoir, à l’avenir, à dépenser plus pour leur santé», commente Michel Sebbane, Associé Conseil Secteur Public Santé et Social.

Dans ce contexte, la généralisation du tiers payant est bien accueillie (74%, + 6 points par rapport à 2015) et pour limiter le déficit de l’assurance maladie, aucun distinguo ne devrait être fait sur la nature des soins remboursés (70% estiment que la chronicité d’une pathologie ne doit pas être la seule cause d’un remboursement) et il devrait exister une variation en fonction du revenu de l’assuré (selon 42%, soit plus de 4% depuis 2014) ou des risques pris dans la vie courante (70%).

La prévention bien installée dans le quotidien des Français

En 2016, les Français plébiscitent toujours autant des actions de prévention ; 88% des Français ont réalisé au moins une action de prévention au cours des 2 dernières années.

Naturellement, ils considèrent les médecins traitants (67%), l’assurance maladie (45%) et les assureurs (26%) comme les plus légitimes en matière de prévention.

En matière de prévention, 82 % des Français ont la volonté personnelle d’agir sur leur propre santé. La majorité (55%) des Français souhaite avoir accès à des conseils et à un accompagnement personnalisé dans la durée ; mais il reste encore certains freins : seuls 61% estiment disposer des moyens financiers suffisants et 54% des solutions technologiques.

« Si le médecin traitant reste la référence absolue en matière de prévention, 59% des Français ont confiance dans l’arrivée de nouveaux acteurs de l’innovation, comme Google, dont la filiale Verily cherche à révolutionner le monde de la santé, ou IBM, qui tente avec Watson de renforcer le suivi médical grâce à l’intelligence artificielle. 10% des Français considèrent les GAFA comme légitimes sur le terrain de la prévention. Les assureurs quant à eux jouent déjà un rôle important dans le domaine de la prévention avec 26% des Français qui les considèrent comme légitimes. La rupture viendra sans doute d’un partenariat entre GAFA et assureurs », déclare Jean-François Poletti, Associé Conseil Assurances de Personnes et Protection Sociale chez Deloitte.

La France est prête pour la e-santé à condition que les données personnelles soient protégées

Les sites Internet/ forums spécialisés font aujourd’hui parties intégrantes des outils liés à la santé pour près d’un Français sur deux, et plus d’un quart des répondants utilise les outils de prise de rendez-vous en ligne.

L’utilisation des outils de communication, de suivi et d’échange en matière de santé augmente considérablement : l’utilisation des objets connectés de e-santé a quasiment triplé et celle des applications mobiles santé a doublé depuis 2015. A l’avenir, 33% sont prêts à adopter un Dossier Médical Electronique, les outils de consultation et de conseil médical à distance (25%), les solutions de télésurveillance médicale ou téléassistance (17%) au détriment des sites d’informations.

Si ces données personnelles de santé étaient protégées et sécurisées, 87% des Français seraient prêts à les communiquer au corps médical uniquement. Et 78% sont favorables au développement de dispositifs permettant de collecter, suivre et analyser les données et consultables à distance par les médecins.

Les jeunes sont les plus gros consommateurs d’applications liées à la santé : 24% des Français ont déjà utilisé une application de suivi de l’activité physique, quand 44% des 18-24 les utilisent.

La tendance est à l’acquisition d’un objet connecté et d’une application liés au suivi de l’activité physique comme un traqueur (35%) et son application (24%). Le budget moyen pour l’acquisition d’un objet connecté et de l’application serait de 5€/mois, avec chez les jeunes un budget envisagé entre 10 à 12€. 

Contacts

Priscille Holler - Relations Presse Deloitte - + 33 (0)1 58 37 93 76
Hugues Morette - Agence Rumeur Publique - + 33 (0)1 55 74 52 22

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