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Communiqué de presse

Un optimisme en forte hausse chez les directeurs financiers en France suite au résultat des élections françaises et à la perspective de mise en œuvre des ordonnances

Baromètre d’opinion des directeurs financiers Deloitte - 10ème édition

Neuilly-sur-Seine, mardi 14 novembre 2017

Pour cette nouvelle édition du baromètre d’opinion des directeurs financiers, Deloitte a compilé et analysé les retours collectés par ses 19 entités européennes, auprès de 1 546 directeurs financiers. D’après cette dernière étude, les directeurs financiers témoignent d’un optimisme en hausse et d’un certain appétit au risque. Quant à leurs perspectives d’investissement, ils semblent légèrement plus confiants.

En France : 

  • L’optimisme est bel et bien retrouvé chez les directeurs financiers en France (78%), depuis la dernière étude datant de mai 2017 (37%).
  • Les résultats des élections françaises et la perspective des ordonnances ont levé leurs incertitudes qui persistaient en début d’année. 
  • Ces événements confortent les CFO et favorisent leurs prévisions d’investissement et de croissance. 
  • Les conditions de financement bancaires favorables vont permettre aux CFO de renforcer la croissance organique par des opérations de croissance externe. 
  • Europe : le contexte de taux d’intérêts qui repartiraient à la hausse n’inquiète pas les CFO.

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Un optimisme profond et réparti en France : une tendance plus nette que pour le reste de l’Europe

Tendance croissante depuis les deux dernières éditions du baromètre d’opinion des directeurs financiers (novembre 2016 et mai 2017) : l’optimisme est en forte hausse au dernier trimestre 2017 en France. A 37% il y a six mois, les répondants sont désormais 78% à se déclarer optimistes par rapport à la conjoncture actuelle. Nettement au-dessus de la moyenne européenne qui est d’ailleurs en baisse (27%), ce regain d’optimisme marque la levée des incertitudes économiques et financières en France.
Le niveau général d’incertitude auquel devra faire face l’entreprise est en recul (50% considèrent qu’il est fort contre 58% au Q1 2017). Et les pessimistes sont de moins en moins nombreux (3% vs 13% au Q1 2017), même vis-à-vis des autres pays d’Europe (10% au Q3 2017).

Les perspectives de résultats en France semblent meilleures qu’il y a six mois. En effet, 56% des répondants s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires augmente au cours des douze prochains mois, tout comme en Europe (60%). La tendance est ainsi à l’augmentation du chiffre d’affaires dans les prochains mois, en France, notamment chez les entreprises moyennes, mais également en Europe.

Tandis que l’appétit des CFO pour le risque est en progression constante…

36% des directeurs financiers français se disent prêts à prendre des risques, un chiffre à comparer à 34% chez leurs homologues européens. Cette tendance se poursuit, puisqu’il a gagné 6 points en un an pour l’Europe. Point non négligeable : les secteurs qui sont les moins réticents à prendre des risques en France sont l’industrie, la construction et le BTP, qui sont néanmoins en lente progression.

 

…L’investissement et l’emploi poursuivent leur avancée !

Sur les douze prochains mois, les directeurs financiers semblent légèrement plus confiants quant aux perspectives d’investissement : 38% estiment qu’il continuera sur sa lancée par rapport à 35% au Q1 2017. Très peu considèrent que les perspectives se dégraderont, puisqu’ils sont 3% à le penser, contre 8% au Q1 2017. Même tendance positive au sujet de l’emploi : 35% des répondants s’attendent à une augmentation des effectifs (contre 31% au Q1 2017) et 57% estiment que le nombre d’employés restera stable (par rapport à 48% au Q1 2017).

« Si l’optimisme, certes croissant mais encore modéré, reflétait la précédente édition, cette 10ème étude reflète un optimisme confirmé et largement partagé par les CFO français. Les prévisions d’investissement et de croissance sont positives, et les outils stratégiques et les moyens à la fois humains et financiers se mettent en place au sein des entreprises pour qu’elles investissent davantage en France et à l’étranger. Les directeurs financiers sont finalement armés pour avancer sur le chemin retrouvé de la croissance. » analyse Anne Philipona-Hintzy, Associée Deloitte.

Toutefois, même si les inquiétudes se dissipent, le facteur induisant le plus de risques pour la performance de l’entreprise, selon 47% des directeurs financiers, reste l’incertitude économique européenne générale (contre 60% au Q1 2017). Concernant l’axe de développement des entreprises, ils vont concentrer leur énergie sur la réduction des coûts (32%), la croissance externe (19%) et le recrutement de profils externes pour soutenir la croissance organique (13%). L’objectif ? Simplifier leurs organisations pour gagner en agilité.

Pour se financer, les directeurs financiers semblent plébisciter en majorité le crédit bancaire. En effet, ils estiment que l’accès à l’emprunt bancaire est plus attractif de 11 points par rapport au Q1 2017. Le maillon faible semble être le marché des actions, qui à 74% est ni attractif ni dissuasif pour les directeurs financiers.


Europe : le contexte de taux d’intérêts qui repartiraient à la hausse n’inquiète pas les CFO

Si l’étude révèle que les CFO sont 60% à penser que les taux d’intérêt à long terme vont augmenter, cette hausse ne semble pas les perturber par rapport à leur stratégie de développement. En effet, ils sont 61% à affirmer que l’augmentation des taux n’influera pas sur l’activité des entreprises.

« Les élections françaises et le Brexit, qui freinaient les perspectives des entreprises au premier trimestre 2017, ont aujourd’hui moins d’impact sur le sentiment des directeurs financiers, leur permettant de témoigner leur optimisme. Aujourd’hui, même l’augmentation prévisible des taux d’intérêt ne semble pas les gêner. De manière générale, les CFO organisent leurs prévisions d’investissement industriel et financier, national et international, interne et externe, de manière bien plus positive et plus sereine. » conclut Jean-Paul Betbèze, Economic Advisor de Deloitte.

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