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Communiqué de presse

L’optimisme des directeurs financiers en France : des perspectives d’investissement et d’embauche plus fortes

Baromètre d’opinion des directeurs financiers Deloitte - 9e édition

Neuilly-sur-Seine, 23 mai 2017

D’après la dernière étude européenne Deloitte consacrée aux directeurs financiers, ils témoignent d’un plus grand optimisme et d’un appétit renforcé pour le risque. L’étude met aussi en exergue l’accent mis sur des stratégies de développement par l’investissement et par l’embauche. Pour cette nouvelle édition du baromètre d’opinion des directeurs financiers, Deloitte a compilé et analysé les retours collectés par ses 19 entités européennes, auprès de 1 580 directeurs financiers.

En France :

  • Les directeurs financiers sont plus optimistes (37%) qu’il y a six mois (23%)
  • Cela s’illustre par la hausse du chiffre d’affaires attendu : ce chiffre d’affaires serait en croissance ou forte croissance pour 68% des répondants (57% en Q3 2016)
  • Ce rebond d’optimisme entraîne une hausse des perspectives d’investissement sur l’année à venir (50% en Q1 2017 versus 36% en Q3 2016)
  • Et une croissance des embauches prévues, de 31% en Q3 2016 à 37% en Q1 2017

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Optimisme et perspective de résultats : les Français alignés sur l’Europe

Tendance déjà soulignée par la précédente édition du baromètre de l’humeur des directeurs financiers (novembre 2016), l’optimisme est plus encore de mise au premier trimestre 2017 en France. Neutres face à la conjoncture il y a un an, les répondants sont désormais 37% à se dire optimistes, voire très optimistes, quant à la situation actuelle. Désormais égal à la moyenne européenne (38%), cet optimisme marque une reprise dans l’hexagone. Cependant, même si certains directeurs financiers français sont de moins en moins pessimistes (13% en Q1 2017 à 24% en Q3 2016), ils le restent quand même un peu plus que leurs voisins belges (8%) et allemands (11%).

En ce qui concerne les perspectives de résultats en Europe, 69% des répondants s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires augmente au cours des douze prochains mois, tout comme en France (68%). A nouveau au coude à coude avec leurs pairs européens, les directeurs financiers français anticipent, comme eux, une dynamique positive sur les douze prochains mois. La France supplante même le Royaume-Uni où les directeurs financiers sont 62% à attendre une hausse de leur chiffre d’affaires.

Cependant, même plus optimistes, 63% des directeurs financiers français déclarent que le niveau d’incertitude auquel ils doivent faire face est élevé (67% au troisième trimestre 2016). En Europe, ce ressenti est le plus fort au Royaume-Uni et en Allemagne, pays dans lesquels la tendance s’élève même à 85% des répondants. En zone euro, de façon générale, l’incertitude reste majoritaire chez les directeurs financiers (61%).

Un appétit constant des CFO français pour le risque …

33% des directeurs financiers européens pensent que la période actuelle est opportune pour la prise de risque sur leur bilan. Il s’agit là d’une tendance qui se renforce, puisque ce pourcentage était de 28% il y a six mois. Devant leurs homologues allemands (26%) et anglais (26%), les directeurs financiers français font quant à eux preuve d’allant et osent : plus d’un tiers d’entre eux estime ainsi que la période est favorable à la prise de risque (35%).

… qui favorise l’investissement et l’embauche

Et les perspectives d’investissement et d’embauche s’en ressentent ! Les directeurs financiers français témoignent une vraie volonté en la matière. Ils sont 50% à qualifier les perspectives d’investissement de croissantes ou fortement croissantes sur les douze prochains mois (versus 34% en Q3 2016), quand ils sont 37% à avoir le même retour quant aux embauches.

« Même si cela ne se traduit pas encore dans les marges dégagées, on peut considérer que l’optimisme exprimé par les directeurs financiers français se concrétise dans leurs perspectives d’embauche et d’investissement. Loin de se laisser aller à l’incertitude ambiante, ils agissent en faveur de l’avenir, se plaçant ainsi parmi les directeurs financiers les plus tournés vers le futur de l’Union européenne », analyse Anne Philipona-Hintzy, Associée, Responsable CFO en régions de Deloitte.

Plus généralement, en Europe, 40% des directeurs financiers considèrent que leur entreprise devrait être en capacité d’accroître ses dépenses de capital au cours des 12 prochains mois (32% au troisième trimestre 2016). Au Royaume-Uni, les responsables sont moins optimistes quant à leurs futures dépenses : seuls 18% d’entre eux prévoient une hausse de celles-ci.
Par ailleurs, 34% des directeurs financiers considèrent qu’il est probable que leur entreprise augmente l’effectif employé au cours de l’année à venir (32% au troisième trimestre 2016). Alors que le Royaume-Uni présente la plus petite part d’optimistes (12% des CFO britanniques s’attendent à ce que les embauches se renforcent) le pays marque tout de même une hausse en la matière (9% au dernier trimestre 2016).

 

Union Européenne : les directeurs financiers divergent

L’étude révèle qu’ils sont 33% à considérer qu’il est probable qu’un autre pays quitte l’Union Européenne dans les cinq prochaines années.
Lorsqu’il s’agit de revenir sur les mesures qui seraient favorables au succès de l’Union Européenne, ils sont 47% à affirmer qu’ils préfèreraient une approche à plusieurs vitesses, avec une intégration plus poussée de certains Etats membres, et 38% à favoriser le renforcement de l’intégration pour tous. Sur ce sujet, l’opposition nord/sud est évidente. L’adhésion à une intégration européenne est plus forte en Grèce (80%), en Espagne (68%) et au Portugal (66%) quand l’Europe à plusieurs vitesses est plébiscitée par les directeurs financiers allemands (69%), belges (65%), suisses, hollandais et autrichiens (57%).

« Les récents changements politiques et les élections qui se déroulent en Europe ont augmenté l’incertitude chez les CFO, sans que cela n’entame pour autant leur optimisme. L’augmentation de cet optimisme est en réalité basée sur le renforcement de la croissance européenne », explique Jean-Paul Betbèze, Economic Advisor de Deloitte. « Le redoux connu par l’Europe a débuté au dernier trimestre 2016 et a été stimulé début 2017 par un certain nombre d’indicateurs économiques suggérant une vraie résilience face à l’incertitude politique ».

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