presse | barometre transmission des entreprises familiales

Communiqué de presse

Le paradoxe français de la transmission de l’entreprise familiale

Baromètre « Les entreprises familiales et la transmission » - 2e édition
 

Neuilly-sur-Seine, lundi 16 janvier 2017

Deloitte publie la deuxième édition du baromètre sur les entreprises familiales et les enjeux de transmission. Malgré une forte volonté de perpétuer l’héritage familial et de s’ouvrir davantage, la transmission n’est pas suffisamment préparée selon la majorité des dirigeants interrogés : 59% d’entre eux n’ont pas de plan de succession défini.

Contacts

Priscille Holler - Relations Presse Deloitte - 01 58 37 93 76

Hughes Morette - Agence Rumeur Publique - 01 55 74 52 22

Des dirigeants d’entreprises familiales animés par la volonté de transmettre au
sein de la famille…

La volonté de perpétuer l’héritage familial est prédominante : 38% des dirigeants
d’entreprises familiales sont motivés par le souhait de préserver la dimension humaine et
d’assurer la pérennité de l’entreprise au sein de la famille, mais aussi par la possibilité d’y
développer des projets à long terme.

Dans le cadre de la transmission, le repreneur idéal est un membre de la famille (76%)
afin de préserver le caractère familial de l’entreprise. Les critères de sélection sont
principalement son expérience au sein de l’entreprise (66%), sa motivation (57%), son
leadership (56%), et son expérience à l’extérieur (41%). Le cursus (22%) et la lignée
familiale (17%) influent peu sur cette décision.

Le travail en famille peut être considéré comme un frein pour rejoindre l’entreprise. Il est
jugé comme une source potentielle de conflit pour 65% des dirigeants. Autre frein
mentionné : des responsabilités jugées trop lourdes (34%).

L’ouverture du capital de l’entreprise pour financer la transmission ou développer la
croissance est en majorité rejetée (à 81%). En revanche, 86% des dirigeants
d’entreprises familiales se déclarent favorables à l’intégration de personnes externes à la
famille au sein du Conseil d’administration ou du Directoire. L’ouverture de l’entreprise à
des personnes externes à la famille permet de gagner en compétences (76%) et permet
aux dirigeants de se concentrer sur la stratégie (54%).

… mais encore mal préparés pour relever le challenge

Période charnière de l’entreprise familiale, la préparation de la transmission est perçue
comme cruciale par le dirigeant. Pourtant, le manque de préparation est réel : la majorité
des dirigeants (59%) ne dispose pas d’un plan de succession.

Parmi les freins à la transmission, on retrouve la fiscalité (18%) ainsi que des obstacles
tels que : l’absence de successeur motivé ou capable au sein de la famille (16%), des
raisons intrafamiliales (16%), les difficultés à arbitrer les conflits et les ambitions
divergentes au sein de la famille (11%) ou encore les difficultés à choisir parmi les
candidats familiaux (4%).

59% des entreprises familiales ont d’ores et déjà identifié un membre de la famille
comme successeur et 67% (contre 60% en 2015) ont pris des dispositions telles que le
pacte Dutreil, le démembrement ou le mandat posthume. Réussir la transmission ne fait
pas partie des priorités des dirigeants. La majorité (59%) ne dispose d’aucun plan de
succession et seuls 11% d’entre eux en ont établi un formellement. Sur le plan
opérationnel, peu d’entreprises ont mis en place des initiatives pour favoriser les
échanges et la cohésion entre actionnaires familiaux (19%) ou bien des règles de
gouvernance (24%) qui permettent de préparer la transmission.

« La transmission d’une entreprise familiale, période charnière et cruciale de l’entreprise
familiale prend du temps, de 5 à 10 ans. Dans les faits, le manque de préparation est
effectif. Pourtant, il est possible de transmettre sereinement une entreprise et d’éviter de
commettre certaines erreurs lourdes de conséquences, en suivant certains principes de
base tels que la mise en place de règles de gouvernance sous la forme d’une charte
familiale
», déclare Christophe Saubiez, Associé responsable des entreprises
familiales chez Deloitte
.

Aujourd’hui, seulement 22% des entreprises familiales sont pourvues d’une charte
familiale. Le contenu de la charte peut couvrir l’histoire et les valeurs de la famille (75%),
les droits et les devoirs des membres de la famille (59%), les règles de gouvernance qui
régissent les sphères de la famille et de l’entreprise (51%). Cet outil permet d’organiser
et de cadrer les transmissions.

Méthodologie
Le baromètre « Les entreprises familiales et la transmission » a été réalisé par OpinionWay auprès
d’un échantillon de 100 dirigeants d’entreprises familiales réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 5
millions d’euros par an, via des interviews et un questionnaire menés entre le 18 octobre et le 16
novembre 2016

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