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Communiqué de presse

57 844 défaillances d’entreprises en 2016 : proche d’un niveau d’avant crise

Etude Deloitte « L’entreprise en difficulté en France »

Neuilly-sur-Seine, jeudi 30 mars 2017

La 12e édition de l’étude Deloitte/Altares « L’entreprise en difficulté en France » fait état d’un retour positif à une situation d’avant crise, que ce soit en termes de défaillances enregistrées ou en termes d’emplois menacés. Le rapport souligne aussi la hausse encourageante du recours à l’amiable, indice probable de la maturité des dirigeants en matière d’anticipation.

 

• 57 844 défaillances en 2016, en baisse de 8,3%

• 193 649 emplois menacés, seuil le plus bas depuis 2008 

• Pour 1 entreprise défaillante, 10 entreprises sont créées en 2016. En 2000, le rapport était de 1 à 5

• Les entreprises de plus de 20 salariés ne représentent que 2% des défaillances mais 35% des emplois menacés

• 2 entreprises défaillantes sur 3 comptent entre 1 et 9 salariés en 2016

• Les recours à l’amiable enregistrent une hausse de 3 % versus 2015, avec une hausse de 5% des emplois concernés

Contacts 

Priscille Holler - Relations Presse Deloitte - 01 58 37 93 76

Claire du Boislouveau - Agence Rumeur Publique - 01 55 74 52 34

Baisse du nombre de défaillance et d’emplois menacés : le retour à une situation d’avant crise pour les emplois menacés

Dans un contexte où le dynamisme des créations d’entreprise se confirme (+5% versus 2015), le passage du nombre de défaillances sous la barre symbolique des 60 000 en 2016 est de bon augure.
Parmi ces défaillances, 93% concernent des TTPE et des TPE, typologies d’entreprises les plus exposées aux difficultés. Elles représentent la moitié des emplois menacés.
A contrario, les défaillances de plus de 20 salariés sont quant à elles en net recul (-17%). Ce segment d’entreprises est propice à la sauvegarde et à la préservation des 67 000 emplois menacés. Plus concernées que les autres par les procédures de sauvegarde, ces entreprises ont 2 chances sur 3 d’éviter une liquidation judiciaire immédiate.
Conséquence directe de la baisse du nombre de défaillances, le nombre total d’emplois menacés passe à moins de 200 000, son seuil le plus bas depuis 2008, avec une baisse de 17,4% depuis 2015.

Croissance et complexification des procédures amiables

L’année 2016 se conclut par une augmentation de 3 % des recours à l’amiable, tendance haussière confirmée par le CNAJMJ. On constate ainsi une hausse de 5% des emplois concernés, ces derniers passant de 582 435 en 2015 à 612 001 en 2016.

Par ailleurs, les dossiers à l’amiable sont toujours ceux concentrant les enjeux sociaux les plus forts. C’est d’autant plus évident lorsque l’on considère que les procédures à l’amiable concernent 76% des emplois menacés, alors qu’elles ne constituent que 4% du total des procédures.
Considérées comme toujours plus complexes à traiter, la réussite des procédures à l’amiable (1 sur 2) est deux fois supérieure à celle des redressements judiciaires et favorise la sauvegarde des emplois dans de bonnes conditions.

« Cette hausse peut être vue comme la conséquence logique d’une anticipation renforcée du traitement des difficultés par les dirigeants d’entreprises », explique Jean-Pascal Beauchamp, Associé Financial Advisory responsable restructuring chez Deloitte. « Loin d’être alarmante, on peut donc voir cette tendance comme le résultat des progrès réalisés en matière de lutte contre la défaillance des entreprises. Cependant, si cela permet de saluer la démocratisation du recours à l’outil de prévention permettant une contractualisation du traitement des difficultés, l’équilibre atteint en 2016 reste fragile, compte tenu de l’effet boomerang apprécié sur certains gros dossiers restructurés les années précédentes ».

Des tendances sous-sectorielles inégales

Certains sous-secteurs spécifiques comme le bâtiment, le retail, le retail textile et les services à la personne continuent d’enregistrer un niveau élevé de défaillances en dépit de la baisse générale enregistrée.
Par ailleurs, certains sous-secteurs connaissent une augmentation du nombre de défaillances qui, sans représenter une part importante de celles-ci, concernent des entreprises dont l’effectif est significatif. Parmi ceux-ci figurent notamment l’industrie extractive, l’activité de location et location/bail, le transport routier de voyageurs, l’énergie, l’industrie informatique, l’imprimerie ou l’industrie papetière.

2017, une année incertaine

L’équilibre obtenu en 2016 apparaît fragile face à une année 2017 incertaine sur les plans national et international.
Le règlement du 20 mai 2015 de la Commission européenne concernant les procédures d’insolvabilité et de restructuration vient abroger celui du 29 mai 2000 et entrera en vigueur en juin 2017. Il vise à harmoniser l’application des droits nationaux de ses Etats membres en matière d’insolvabilité dans le cadre d’opérations transfrontalières. Ainsi, les résultats encourageants atteints par la France en 2016 seront challengés en 2017, dans un contexte français et européen en pleine reconfiguration politique, économique et juridique.

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