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Communiqué de presse

M&A : L’Europe, première destination des investisseurs

M&A Trends 2017

Neuilly-sur-Seine, Mardi 14 mars 2017

Deloitte présente un panorama du marché des fusions et acquisitions en France et dans le monde. Au niveau mondial, le M&A reste à un niveau très élevé en 2016, et l’Europe comme la France entretiennent une dynamique particulièrement positive, signe d’une attractivité retrouvée. La tendance est bien orientée pour 2017, portée par le besoin de transformation des business models et un environnement macroéconomique qui reste favorable en ce début d’année.

  • Le M&A mondial en 2016 reste à un niveau particulièrement élevé à 3 600 milliards de dollars US de transactions
  • L’Europe est de nouveau attractive et dépasse pour la première fois les Etats-Unis pour les investissements provenant d’autres régions en valeur
  • Fort recul au Royaume-Uni de l’ordre de 50% des transactions, signe des grandes incertitudes liées au Brexit
  • Les innovations technologiques alimentent fortement le flux des opérations de M&A, les acteurs cherchant à accélérer leur transformation
     

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Malgré le Brexit qui pèse sur le M&A outre-Manche, l’attractivité de l’Europe n’a jamais été aussi forte

L’année 2016, certes en retrait par rapport à 2015, affiche tout de même un niveau très élevé, supérieur à 2014. Plus précisément, la valeur des opérations est en retrait de 16 %, à hauteur de 3 600 milliards de dollars US (vs. 4 329 milliards de dollars US en 2015) pour un volume globalement stable de 45 871 opérations (vs. 45 486 en 2015).

Sur la scène internationale, les Etats-Unis restent l’acteur dominant mais l’Europe devient la première zone d’investissement au monde - avec 604 milliards de dollars US (flux d’investissements entrants « inbound » 2016) soit + 18%, contre 554 milliards de dollars pour les Etats-Unis, en baisse de 17%. Parmi les grands gagnants en opérations « inbound », on remarque l’Allemagne et le Brésil. Coté « oubound », l’Allemagne et la Chine ont été les plus dynamiques.

La France sort son épingle du jeu : si les deals sont moins nombreux (2 334 opérations en 2016 contre 2 693 en 2015 – soit une baisse de 12%), le montant des transactions a dépassé les 89 milliards de dollars US (vs. 80 milliards de dollars en 2015), enregistrant une hausse de 11%.

« Les principaux drivers du marché ne sont plus ceux d’hier : sur les dix à quinze dernières années, le recours aux opérations de M&A était principalement motivé par la volonté d’accroître ses débouchés à l’international en pénétrant de nouveaux marchés. Depuis deux ou trois ans, les opérations se font beaucoup faites dans une logique de concentration et de création de synergies dans un monde sans croissance. En 2016, le nouveau mot d’ordre est un M&A au service de la transformation des business models », commente Vincent Batlle, Associé Financial Advisory, responsable du pôle Transactions chez Deloitte et membre du Comité Exécutif.

2017, une année bien orientée pour le M&A

Le contexte micro et macroéconomique est de bon augure pour l’année 2017 en matière de M&A : les entreprises ont besoin de réaliser des opérations de fusions-acquisitions pour accélérer leur croissance et leur transformation. L’environnement macroéconomique devrait être favorable avec une croissance mondiale qui devrait progresser et des conditions de financement attractives.

« En France, malgré les incertitudes politiques, les dirigeants d’entreprises maintiennent le cap. 62 % tablent sur les mêmes perspectives qu’en 2016, 31% les voient même meilleures et ils affirment n’avoir aucune intention de modifier leurs programmes d’investissements (89 %) et d’embauches (91%)1. Attention cependant au repli protectionniste qui pourrait ralentir l’activité. 2017 peut être bien meilleure, les entrepreneurs y sont prêts »,déclare Sami Rahal, Associé responsable Financial Advisory et membre du Comité Exécutif de Deloitte.

Sondage « Les dirigeants face à 2017 » Deloitte/OpinionWay mené auprès de 200 dirigeants d’entreprises d’au moins 250 salariés en janvier 2017

Les opérations annoncées sur le premier trimestre 2017 le confirment : rapprochement de Safran et Zodiac, d’Essilor et Luxottica, acquisition d’Opel par Peugeot…

Les innovations de rupture alimentent aussi fortement et durablement le marché des fusions-acquisitions.
Automatisation des process, robotique, machine learning, intelligence artificielle, Internet des objets : intégrer la révolution technologique en cours est une nécessité pour les dirigeants afin de survivre dans le monde de demain. En 2016, les entreprises ont dépensé 300 milliards de dollars US en opérations de fusions-acquisitions pour des technologies de rupture (x4 vs. 2012 avec 72 milliards de dollars US).

« Animés par le sentiment d’urgence à transformer, pris dans une course de vitesse pour devancer les changements de comportement des consommateurs et suivre les ruptures technologiques qui font évoluer les business models, les dirigeants poursuivront, sans nul doute, en 2017, de nouvelles opérations de M&A dans l’innovation », analyse Guillaume Martinez, Associé Financial Advisory chez Deloitte.

Les industries les plus actives en 2017 seront les secteurs santé et pharmacie, portés par le vieillissement de la population, le besoin des Etats de contenir les coûts et les biotechnologies, le secteur de la finance porté par la désintermédiation et les nouvelles technologies, le secteur des technologies et des télécommunications porté par l’Internet des objets, les changements dans les habitudes de consommation et la convergence technologique dans les secteurs traditionnels, et enfin le secteur manufacturier qui poursuit l’intégration des nouvelles technologies dans ses processus de production et la continuité d’opérations de consolidation.

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