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Communiqué de presse

Augmentations salariales 2018 : en légère croissance, confirmant une hausse de pouvoir d’achat sur l’année écoulée

Etude sur les rémunérations 2018 – 7e édition

Paris La Défense, lundi 27 août 2018

Dans son étude annuelle sur les rémunérations, Deloitte apporte un éclairage sur les évolutions salariales en 2018 et sur les perspectives d’augmentations pour 2019. Pour cette 7ème édition, le cabinet a analysé plus d’un million de bulletins de paie au sein de 400 entreprises, faisant de cette étude, la plus représentative de France.

  • 2,5% d’augmentation en 2017 pour les cadres et 2,2% pour les non-cadres
  • Avec une inflation de 1,032%, les salariés ayant bénéficié d’une augmentation ont connu cette année une légère hausse de leur pouvoir d’achat 
  • Malgré l’importance des enjeux sur la discrimination, l’écart salarial entre les femmes et les hommes reste sable, en moyenne à 3,3%
  • Les montants de rémunération variable individuelle (bonus versé) sont en légère baisse de 6% à 8% 
  • Le bonus représente de 1 à 4 mois de salaire selon la famille de métier et le niveau de responsabilité 
  • L’épargne salariale progresse pour la deuxième année consécutive, de l’ordre de 5% à 10% en 2018 
  • Prévisions d’augmentation encourageantes : 2% de budget prévisionnel pour 2019

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Des augmentations salariales qui riment avec hausse du pouvoir d’achat

Les augmentations en 2018 ont été de l’ordre de 2,5% pour les cadres et 2,2% pour les non-cadres, en légère hausse par rapport à 2017. Elles incluent les augmentations générales et individuelles (mérite et promotion). Hors promotion, les augmentations médianes ont été de 2,2% pour les cadres et de 1,9% pour les non-cadres.

L’inflation en 2017 a été de 1,032%, ce qui a entrainé, pour les salariés ayant bénéficié d’une augmentation, une légère hausse du pouvoir d’achat. De plus en janvier 2018, avec la hausse du taux de 1,7 point de la CSG déductible, les salariés ont bénéficié d’une hausse de leur net à payer en raison de la suppression de la cotisation salariale d’assurance maladie (0,75%), et de la baisse de 1,45 point de la cotisation salariale d’assurance chômage (qui sera totalement supprimée à compter du 1er octobre 2018).

Parmi les tendances observées :

  • Malgré l’importance des enjeux sur la discrimination, l’écart salarial entre les femmes et les hommes reste de 3,3% (entre 1,9% et 5,3% selon le niveau de responsabilité). Conséquence des campagnes de rattrapage, on constate des pratiques d’augmentation légèrement supérieures pour les femmes (+0,5 pt).
  • L’écart de rémunération entre l’Île-de-France et les régions se maintient cette année entre 5% et 6%. L’écart entre les régions (hors Île-de-France) marque une amplitude maximum de 5 points, tant en salaire de base qu’en rémunération totale.
  • Comme les années précédentes, l’écart de rémunération observé est de l’ordre de dix points en salaire de base entre les PME (moins de 50 millions d’euros de CA) et les grandes entreprises (plus de 1 milliard d’euros de CA).

La part variable individuelle en légère baisse

Les montants de rémunération variable individuelle versés (bonus et commission) sont en légère baisse de 6% à 8% par rapport à 2017, année de forte augmentation. Selon les niveaux de responsabilité et la famille de métier, le bonus représente cette année de 8% à 28% du salaire de base. Le pay-out (rapport entre le bonus versé et le bonus cible) est cette année de 88%, légèrement supérieur au niveau des années précédentes.

Cette année, 82% des entreprises du panel étudié ont un accord de participation, et 72% ont un accord d’intéressement. Après plusieurs années de baisse (2012 à 2017 suite à la forte hausse du forfait social), l’épargne salariale progresse pour la deuxième année consécutive de l’ordre de 5% à 10% ce qui représente une hausse moyenne de 200 à 300€.

 

Des prévisions d’augmentations encourageantes

Les prévisions d’augmentation pour 2019 sont en légère reprise au regard de ce que nous avions analysé en septembre dernier (entre 1,2% et 2%).

Cette année encore, les entreprises avec un chiffre d’affaires de moins de 50M€ pensent distribuer plus que les entreprises avec un chiffre d’affaires de 1Md€ (2% vs 1,7%). Cela s’explique, en partie, par des leviers dont disposent les grandes organisations pour piloter et flexibiliser leur masse salariale.

Comme le confirment les précédentes éditions de cette étude, le resserrement des budgets d’augmentation, couplé à la nécessité de fidéliser les collaborateurs les plus performants, incitent de plus en plus les entreprises à allouer principalement des augmentations individuelles (44% pour les Non-Cadres, 63% pour les cadres). Moins d’une entreprise sur deux déclare cette année vouloir appliquer un mix d’augmentations individuelles et générales. Et même dans ce cas, la part individuelle représente entre la moitié et les deux tiers de l’augmentation.

Les prévisions d’augmentation pour l’année prochaine sont plutôt encourageantes, de l’ordre de 2%. La prévision d’inflation 2019 à 1,7% (dernière projection du gouvernement), plus haute que l’année dernière (1,03%) a probablement incité les entreprises à revoir leurs pratiques, déclare Franck Chéron, Associé Capital Humain chez Deloitte.

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