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Communiqué de presse

Connectée, autonome, partagée, électrique…Deloitte explore les attentes des citoyens européens en matière de mobilité

Paris La Défense, mercredi 8 octobre 2018

L'analyse des comportements et perceptions des consommateurs sera l'un des principaux facteurs de succès des modèles économiques émergents autour de la mobilité. Dans l’édition 2019 de son étude mondiale sur la consommation automobile, Deloitte analyse ainsi les tendances technologiques dans ce secteur et interroge les attentes des consommateurs à ce sujet. De quelle mobilité ont-ils réellement envie ? Comment perçoivent-ils l’intégration de la data dans leur voiture ? Font-ils confiance aux constructeurs automobiles pour gérer leurs données ? Sont-ils prêts à modifier leurs habitudes en matière de déplacement ? Voici quelques enseignements clés de l’édition 2019 sur le marché européen.

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La transition à moyen terme vers des véhicules moins impactant pour l’environnement semble engagée et pourrait être accélérée par la multiplication de l’offre en hybride et électrique. Par ailleurs si l’avènement de la voiture connectée et autonome s’est installée comme une réalité dans l’esprit des consommateurs européens, il est maintenant nécessaire d’en démontrer les avantages et de rassurer sur la sécurité apportée par ces technologies. Enfin l’attachement à la voiture individuelle et propriétaire reste très forte et la transformation de nos comportements vers une mobilité servicielle et multimodale devra attendre pour s’imposer, déclare Guillaume Crunelle, Associé responsable secteur Automobile chez Deloitte.

L’électrique c’est pour bientôt. Les consommateurs européens continuent à s’éloigner des moteurs à combustion en considérant que l’achat de leur prochain véhicule portera sur une motorisation hybride ou électrique.

L’intérêt des consommateurs pour les véhicules hybrides se poursuit dans toute l’Europe. La transition des modèles traditionnels à essence ou gasoil vers des voitures plus « durables » se confirme. Toutefois dans l’esprit des consommateurs on constate qu’en un an le choix de ceux qui pensent désormais abandonner la thermique pure se porte essentiellement sur l’hybride.

En effet, lorsqu’on demande aux consommateurs leur préférence quant à l’achat de leur prochain véhicule, les Allemands sont 26% à opter pour l’hybride et seulement 6% pour l’électrique. Des pourcentages que l’on retrouve quasiment à l’identique en Angleterre, tandis que la France et l’Italie se distinguent, affichant un intérêt plus marqué pour les voitures hybrides : 37% des Français pourraient prochainement s’équiper et 41% des Italiens. Dans ces deux pays, les perspectives d’achat d’une voiture à moteur à combustion ne représentent plus que 54% en France (vs 62% en 2018) et 42% en Italie (vs 49% en 2018). L’intérêt pour l’électrique reste stable à 5% en France soit significativement plus que la part de marché actuelle.
 

Un intérêt pour la voiture autonome qui s’est refroidi en un an

La résonnance médiatique qui a accompagné les accidents impliquant des voitures autonomes ces derniers mois a eu un impact significatif sur la perception qu’ont les consommateurs de cette technologie. Ainsi, les préoccupations en matière de sécurité persistent. Près d’1 Anglais et d’1 Allemand sur 2, mais aussi 1/3 des Français et Italiens émettent des doutent sur la sécurité de ces véhicules.

Preuve de ce scepticisme : tous se disent préoccupés à l’idée que ces voitures puissent être testées dans les régions où ils vivent. Ils souhaitent également qu’un contrôle renforcé soit opéré sur ces technologies. C’est bien le moment pour les Etats de se faire entendre sur ce sujet. C’est d’ailleurs une demande forte des citoyens : 86% des Allemands, 87% des Italiens, 83% des Français et 87% des Anglais expriment cette envie de voir leur gouvernement s’investir dans la mise en place de normes autour de la voiture autonome.

Dans le même temps, la confiance des consommateurs dans la capacité des constructeurs à commercialiser ces technologies reste forte même si l’étude 2019 révèle que la confiance donnée aux acteurs technologiques et spécialisés est en progression.

Les Européens divisés sur les avantages de la connectivité embarquée

Si les consommateurs européens expriment majoritairement l’envie de voir la connectivité s’accroître dans leur véhicule, leurs avis sur les avantages de celle-ci sont partagés, les Italiens percevant ses atouts presque 2 fois plus vite (60%) que les Français (36%) et les Allemands (35%). Ainsi, les faire payer pour de nouveaux services autour de cette technologie pourrait s’avérer un défi pour les constructeurs, notamment en France ou près d’1 consommateur sur 2 refuse une tarification plus élevée pour une connectivité supplémentaire.

Les opinions divergent également quant aux préoccupations spécifiques concernant la sécurité des données biométriques, générées et partagées par les véhicules connectés. En Allemagne (60%), mais aussi en Angleterre (57%) et en France (49%), l’augmentation potentielle du nombre de capteurs dans l’habitacle des voitures et la distribution des données qui en découlent inquiètent. En revanche, là encore, les Italiens se distinguent, puisqu’ils ne sont que 31% à se déclarer préoccupés par ce sujet.

En ce qui concerne les équipements connectés, les constructeurs automobiles sont jugés plus fiables, notamment pour la gestion des données collectées. Autre information : seuls 10 à 15% des citoyens européens accepteraient de confier cette data à leur État.


La révolution de la mobilité partagée pourrait prendre plus de temps que prévu

Le co-voiturage, tant vanté pour réaliser des économies et réduire les émissions de CO2, trouve finalement un écho relativement faible auprès de la population européenne. D’ailleurs, 60% des Anglais déclarent ne pas être intéressés par ces moyens de transport, tout comme 54% des Allemands, 52% des Italiens et 46% des Français. Principale raison évoquée : leur réticence à partager un petit espace avec des personnes qu’ils ne connaissent pas.

De la même façon, l’utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même voyage reste un comportement occasionnel. Enfin, les consommateurs européens n’envisagent pas de changement significatif dans leurs habitudes de mobilité au cours des 3 prochaines années.

Méthodologie

Nombre de répondants :
France = 1 203 [2019] ; 1145 [2018] ; 992 [2017];
Allemagne = 1 733 [2019] ; 1 705 [2018] ; 1 574 [2017];
Italie = 1 232 [2019] ; 1 236 [2018] ; 1 095 [2017];
Royaume Uni =1 229 [2019] ; 1 209 [2018] ; 1,081 [2017].

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