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Communiqué de presse

Les entreprises de taille intermédiaire ont de grandes ambitions

Etude Deloitte « Global Perspectives for Private Companies »

Neuilly-sur-Seine, jeudi 22 février 2018

  • 89% des entreprises de taille intermédiaire déclarent avoir confiance dans le succès qu’elles rencontreront sur les deux prochaines années, et ce en dépit des incertitudes croissantes.
  • Près de 50% des dirigeants pensent que leur entreprise pourrait être frappée de changements majeurs liés à de nouvelles formes de concurrence digitale dans les deux ou trois ans.
  • Deux tiers des dirigeants interrogés estiment que les avancées technologiques sont source d’opportunités.
     

Contacts 

Nadia Dussol
Relations Presse Deloitte
01 55 61 54 34

Alors que les économies mondiales se développent enfin de façon synchronisée et ce pour la première fois depuis une décennie, les entreprises de taille intermédiaire témoignent d’un optimisme plus fort que leur incertitude. Cette tendance est criante lorsqu’on étudie les attentes et les ambitions d'investissement de ces dernières. Deloitte publie pour la première fois l’étude « Global Perspectives for Private Companies : Plans, Priorities, and Expectations » qui révèle que deux tiers des dirigeants d’ETI du monde entier anticipent une augmentation de leur chiffre d’affaires au cours de l'année à venir.

Réalisée auprès de 1 900 cadres issus de 30 pays, l’étude souligne le fait qu’une majorité des répondants s'attend à une hausse du chiffre d’affaires, des bénéfices, de la productivité et des investissements en capital dans l'année à venir. En conséquence, 45% d’entre eux s'attendent à embaucher plus d'employés à temps plein. En dépit de ces fortes attentes, 53% des répondants affirment ressentir un plus grand degré d'incertitude quant à leurs perspectives commerciales futures.

« Si les ETI françaises ont un ancrage local fort, elles savent aussi se projeter hors de nos frontières : trois quarts d’entre elles exportent. Nos ETI vont même encore plus loin dans leur engagement à l’international ; on compte 12 000 filiales d’entreprises françaises dans le monde », précise Emmanuel Gadret, Associé, Deputy Audit and Assurance Leader chez Deloitte. « Principalement de nature familiale et patrimoniale, les entreprises de taille intermédiaire tricolores se projettent sur le long terme car la structure de leur capital le leur permet. Elles sont par conséquent plus enclines à investir sur des innovations émergentes ou faire de la veille de signaux faibles. Longtemps restées sous le radar, nos ETI sont en réalité les plus grandes créatrices d’emplois en France. Encore trop méconnues, elles méritent de faire l’objet d’une attention appuyée. »

Surmonter les risques spécifiques à sa région

Même si les ETI se déclarent optimistes de concert - et ce quel que soit leur lieu d’implantation, reflétant par la même occasion le niveau actuel d'interconnectivité mondiale, l’étude souligne les différences existantes dans les diverses régions en matière de priorisation des risques. Sur le continent américain, les répondants se sont dits inquiets quant aux perspectives économiques offertes par leur pays d'origine, quand ceux de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) ont placé l'embauche comme un défi majeur et les sondés d’Asie-Pacifique le coût des matières premières comme un obstacle à la croissance.

Les dirigeants du monde entier ont cependant invariablement cité l'incertitude géopolitique comme un risque majeur pour la croissance. Les perturbateurs du marché, la fluctuation des taux de change, la faible demande intérieure, la recrudescence des exigences réglementaires et les coûts de la technologie figurent par ailleurs parmi les principales menaces listées par les répondants de chaque région.

Pour faire face à ces risques, 35% des répondants affirment se concentrer sur le renforcement de leur productivité, tandis que 33% visent à développer de nouveaux produits et services et à consolider les marchés existants.

« Les ETI hexagonales sont intimement liées à la situation économique de leur pays, tout comme le sont leurs homologues du monde entier à leur pays d’origine. En France, on observe une recrudescence de la confiance, la courbe de croissance du produit intérieur brut se redresse et est à son plus haut niveau depuis 6 ans (1,9% en 2017) », synthétise Emmanuel Gadret. « Quand les taux d’intérêt restent bas et que la croissance européenne demeure positive, tous les ingrédients nécessaires au dynamisme économique actuel et futur sont réunis, et ce en dépit du Brexit, de la situation politique allemande, italienne, espagnole (Catalogne)… ».

Les entreprises de taille intermédiaire parient sur les marchés mondiaux

79% des ETI déclarent compter sur les marchés internationaux pour une partie de leur chiffre d’affaires, et près de la moitié (43%) d’entre elles compte sur ces marchés pour plus d'un quart de leur chiffre d’affaires. Au cours de l’année à venir, seules 10% d’entre elles prévoient de diminuer la part du chiffre d’affaires en provenance de ces marchés extérieurs au territoire.

Le regard posé sur la supply chain est également révélateur d’une intégration économique mondiale croissante et d’un optimisme partagé. 84% des répondants affirment en effet que le commerce mondial est important pour leur chaîne d’approvisionnement.

S’appuyer sur la technologie pour composer avec les modèles disruptifs

Dans le contexte d'un développement technologique rapide, les entreprises de taille intermédiaire composent avec la révolution digitale, motivées par des enjeux de compétitivité. Deux tiers des répondants associent en effet les avancées technologiques à de nouvelles opportunités et à des résultats positifs.

Les technologies émergentes font désormais partie intégrante de la stratégie des ETI ; elles accélèrent l'innovation et génèrent des résultats commerciaux. Quand elles sont questionnées sur les objectifs visés par le déploiement de ces nouveaux outils, 62% des entreprises déclarent souhaiter améliorer leur efficacité, 46% visent à améliorer l'engagement client, 45% veulent faciliter la croissance et 37% s’appuient sur ces technologies émergentes pour la recherche et le développement. Parmi les entreprises interrogées, certaines citent l'analyse de données/la business intelligence et l'automatisation des processus pour atteindre leurs objectifs de croissance.

Bien que beaucoup voient ces changements d’un œil optimiste, on note aussi très naturellement quelques impacts négatifs. Le changement des attentes clients (31%), les mutations macroéconomiques du marché (38%) et l’évolution des réglementations (39%) sont mentionnés par les répondants comme étant de réels perturbateurs. Près de la moitié des répondants qualifie de « probable » l’essor de concurrents non traditionnels au cours des prochaines années.

Un plus grand appétit pour la croissance externe

En dépit du peu d’opérations de fusions-acquisitions comptabilisées sur un an, l’étude met en exergue l’éventualité d’un rebond des M&A en tant qu'outil de croissance stratégique.

68% des répondants s'attendent à être impliqués dans des opérations de fusions et acquisitions dans l’année à venir. 42% d’entre eux diraient même qu'ils sont susceptibles, voire très susceptibles de réaliser des acquisitions l'année prochaine. Les motivations à réaliser une telle opération fluctuent : 33% citent l'opportunité d’adresser de nouveaux marchés mondiaux et 32% évoquent l'opportunité d'élargir et de diversifier leur clientèle.

Investir dans les talents change la donne

Alors que la technologie optimise les processus et libère ainsi les employés de certaines tâches, les ETI mettent l’accent sur les talents et investissent dans ces derniers. Pour faire face aux challenges quotidiens liés à l'acquisition de talents, répondre à des besoins en ressources humaines croissants et doper la fidélité, 46% des entreprises de taille intermédiaire prévoient d’investir dans la formation de leurs employés et 33% investissent déjà dans des programmes de développement du leadership.

Les formations sont réinventées et transformées en programmes d'apprentissage continu afin de stimuler le sens de l'innovation chez les employés. En outre, 16% des personnes interrogées considèrent que le renforcement de leur équipe de direction constitue une stratégie de croissance optimale, car les sociétés de taille intermédiaire stockent leurs talents en vue d'une croissance durable à venir.

Méthodologie

Entre août et septembre 2017, Deloitte a réalisé un sondage à l’échelle internationale auprès de 1 882 dirigeants d’entreprises intermédiaires au sujet de leurs attentes, de leurs expériences et de leurs projets pour améliorer leur compétitivité dans l’environnement économique actuel. Les répondants se limitent aux dirigeants d’entreprises aux revenus annuels compris entre 10 millions et 1 milliard de dollars US. 

 

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