Communiqués de presse

Reconstruire avec résilience

Un rapport Deloitte révèle comment les entreprises peuvent mieux se préparer aux perturbations futures

Paris La Défense, le 26 janvier 2021

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Le changement climatique est la principale préoccupation des chefs d’entreprise

  • La plupart des dirigeants internationaux pensent que les perturbations observées en 2020 ne sont pas uniques et que des bouleversements d’une ampleur similaire – y compris celles liées à la crise climatique – pourraient survenir régulièrement.
  • Si 2020 a donné confiance à certains chefs d’entreprise dans la résilience de leur organisation, une majorité ne se sent pas encore tout à fait prête pour la prochaine crise.
  • Le rapport identifie cinq attributs de résilience que les organisations doivent cultiver afin de résister aux perturbations futures et continues.

Publié aujourd'hui, le rapport sur la résilience 2021 de Deloitte explore la façon dont les organisations ont fait face aux événements tumultueux de 2020 et identifie les traits qui caractérisent une organisation résiliente - des traits que les chefs d'entreprise peuvent cultiver afin de renforcer la résilience de leur propre entreprise.

L'enquête Deloitte, menée auprès de 2 260 chefs d'entreprise dans 21 pays, confirme que les organisations qui planifient et investissent en prévision des perturbations - qu'il s'agisse d'une cyberattaque isolée ou d'une pandémie sanitaire - sont mieux placées pour réagir, se rétablir et prospérer. Elle confirme qu’il est important de se préparer à l'avance et d'agir tôt, et offre aussi des leçons éprouvées pour accroître la viabilité des organisations.

Au-delà de la crise sanitaire, économique et sociale 2020, la résilience restera essentielle pour les entreprises, comme le montre l'enquête Deloitte, selon laquelle plus de 60% des directeurs généraux estiment que des perturbations de cette ampleur pourraient survenir occasionnellement ou régulièrement à l'avenir. Cependant, moins d'un tiers des dirigeants se sentent pleinement confiants dans la capacité de leur organisation à s'adapter et à répondre rapidement aux menaces futures. En France par exemple, 16% des cadres interrogés jugent être en capacité de s’adapter rapidement face aux perturbations, quand la moyenne globale se monte à 30%.
 

Les "caractéristiques de la résilience"

L’enquête de Deloitte identifie cinq caractéristiques des organisations résilientes qui servent de repère stratégique, opérationnel et culturel. Les entreprises qui ont le mieux résisté n'ont pas nécessairement prédit les événements de 2020, mais elles ont fait front face aux immenses pressions en valorisant des stratégies agiles, en nourrissant des cultures flexibles et en mettant en oeuvre et en utilisant efficacement des technologies avancées.

L'enquête suggère que les firmes qui intègrent délibérément les attributs suivants dans leurs opérations et leurs cultures sont mieux placées pour surmonter les perturbations et contribuer à l'avènement d'une nouvelle normalité.

  • Préparation. Les dirigeants qui réussissent planifient différents scénarios, à court et à long terme. Plus de 85% d’entre eux dont les organisations ont réussi à équilibrer la prise en compte des priorités à court et à long terme estiment avoir pivoté très efficacement pour s'adapter aux événements de 2020. Les chiffres en France sont édifiants : les cadres dont les entreprises avaient anticipé ou prenaient en compte des perturbations dans leurs stratégies avant 2020 sont en moyenne plus de la moitié à penser que leur organisation surmontera plus facilement la crise. En revanche, ils sont moins nombreux en France qu’au global (48% VS 54%) à trouver que leurs entreprises bien ou très bien réussi à équilibrer les priorités à court et à long terme.
  • Adaptabilité. Les dirigeants reconnaissent l'importance d'avoir des talents polyvalents, surtout après une année comme 2020. À cette fin, la flexibilité/adaptabilité est, de loin, la caractéristique de la main-d'œuvre que les dirigeants considèrent comme la plus essentielle pour l'avenir de leur organisation. Près de trois répondants sur quatre issus d'entreprises ayant mis en œuvre des mesures visant à rendre leur main-d'œuvre plus flexible - par exemple en formant ou en requalifiant les salariés, en mettant en place des programmes de redéploiement des collaborateurs ou en proposant des options de travail souples - ont déclaré que leurs entreprises parvenaient à cultiver des cultures résilientes, contre à peine la moitié des organisations qui n'avaient pas mis en place de tels programmes. En France, cette proportion est plus forte qu’au global, où 60% contre 54% estiment que la flexibilité et l’adaptabilité sont les deux caractéristiques les plus importantes des salariés.
  • Collaboration. Les cadres dirigeants ont également indiqué l'importance de la collaboration au sein de leur société, en précisant qu'elle accélère la prise de décision, atténue les risques et conduit à davantage d'innovation. Deux tiers des personnes interrogées qui ont indiqué que leur entreprise avait supprimé les silos dans leur organisation avant la pandémie ont déclaré avoir mieux géré les événements de 2020 que leurs pairs. En France, ce chiffre se monte à 51%. La technologie a été un facteur essentiel de collaboration tout au long de la pandémie. Seuls 22% des directeurs généraux interrogés ont déclaré que leur entreprise disposait des technologies nécessaires pour faciliter le travail à distance avant la pandémie. 42% ont développé et adopté ces technologies par nécessité au cours de l'année. En France, 75% des cadres dirigeants qui ont déclaré avoir investi dans des technologies et des systèmes permettant le travail à distance avant 2020 ont également déclaré pouvoir s'adapter et rebondir rapidement en réponse aux perturbations, contre 79% au niveau mondial.
  • Fiabilité. Les dirigeants comprennent le défi que représente l'instauration d'un climat de confiance avec les principales parties prenantes, mais nombre d'entre eux estiment qu'ils n'ont pas été à la hauteur de la tâche. Plus d'un tiers des répondants n'étaient pas convaincus que leur organisation ait maintenu la confiance entre dirigeants et employés. Dans le contexte pandémique, la confiance physique, émotionnelle et numérique était particulièrement importante. Les entreprises qui ont donné la priorité à la sécurité physique de leurs employés et de leurs clients, à la santé mentale et au moral de leurs employés, ainsi qu'à la sécurité de leurs données, ont mieux résisté à 2020 que celles qui ne l'ont pas fait. 58% des dirigeants qui estiment avoir assuré la sécurité de leurs employés et de leurs clients déclarent également que leurs organisations ont bien ou très bien résisté aux événements de 2020. En outre, 69% des chefs d’entreprises en France qui ont déclaré que leurs organisations avaient bien ou très bien mis en œuvre des technologies éthiques, ont également déclaré qu'elles s'étaient bien adaptées en réponse aux événements perturbateurs de l'année passée.
  • Responsabilité. La plupart des dirigeants reconnaissent que le monde des affaires a une responsabilité qui va au-delà des résultats financiers. 97% d’entre eux qui ont déclaré avoir très bien réussi à équilibrer les besoins de toutes les parties prenantes estiment que leurs entreprises peuvent s'adapter et pivoter rapidement en réponse à des événements perturbateurs. C'est presque 50 points de pourcentage de plus que la proportion de cadres dirigeants qui avaient le même discours dans les organisations qui n'ont pas réussi à équilibrer les besoins de leurs parties prenantes. En France, 69% des directeurs qui ont déclaré que leurs organisations avaient bien ou très bien réussi à employer une main-d'œuvre diversifiée et ont également déclaré que leurs organisations avaient très bien réussi à créer des cultures agiles, contre 73% au niveau mondial.

Aller de l'avant avec la résilience : le changement climatique est considéré comme le principal problème auquel les entreprises doivent s'attaquer.

Les dirigeants ne connaissent pas toujours leurs capacités réelles d’adaptation, avant qu'elles ne soient mises à l'épreuve. Par exemple, avant 2020, seuls 24% des directeurs généraux se sentaient tout à fait prêts à diriger en cas de perturbations potentielles, et seuls 21% étaient tout à fait convaincus que leur entreprise pourrait s'adapter rapidement, si nécessaire. Au milieu de la pandémie, cependant, ces chiffres ont grimpé à 34% et 30%, respectivement, ce qui indique que les événements de 2020 ont donné à certains dirigeants un regain de confiance dans la capacité d'adaptation de leur organisation - et la leur. Pourtant, encore 66% d’entre eux ne se sentent pas complètement prêts à diriger et 70% qui n'ont pas entièrement confiance dans la capacité de leur organisation à pivoter et à s'adapter aux événements perturbateurs.

C'est inquiétant si l'on considère que les dirigeants ont clairement indiqué que les perturbations ne sont pas près de disparaître : trois quarts d'entre eux pensent que le dérèglement climatique est un risque d'une ampleur similaire ou supérieure à celle de la pandémie Covid-19. Les dirigeants internationaux ont classé le réchauffement climatique comme le principal problème sociétal et environnemental auquel les entreprises devront s'attaquer au cours de la prochaine décennie (47%), suivi par les questions de santé et de prévention des maladies (42%), et les lacunes en matière d'éducation et de formation (39%).

Les entreprises ont toujours dû s’adapter aux perturbations, cycles ou ruptures. Le choc provoqué par la pandémie Covid-19 a un lourd impact car il a attaqué les organisations à différents niveaux : sanitaire, économique et social bien sûr, mais aussi organisation du travail. Des choix difficiles ont dû être faits, rapidement, avec une information limitée et une visibilité réduite. La façon de fonctionner des entreprises a également dû être amendée, durablement sans doute. Avec cette étude, nous comprenons que des investissements spécifiques à la prévision des perturbations futures, qui seront de plus en plus nombreuses, sont indispensables pour que les entreprises survivent et prospèrent. Le prochain défi est déjà là, il est environnemental – combattre le réchauffement climatique – dans un contexte sociétal d’une plus grande exigence de partage de la valeur. Cela nécessitera plus que jamais d’innover et de former nos talents de façon continue. 

a déclaré Sami Rahal, CEO Deloitte France et Afrique francophone.

 

Resilience Report 2021

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Méthodologie

Le rapport Résilience 2021 de Deloitte est fondé sur un sondage mené auprès de 2 260 cadres de niveau C et hauts dirigeants du secteur public, y compris des PDG/présidents, des directeurs de l'exploitation, des directeurs financiers, des directeurs de la commercialisation, des directeurs de l'information et des directeurs de la technologie. L'enquête, menée par KS&R Inc. en juillet-septembre 2020, a interrogé des répondants de 21 pays ; 45% d'entre eux venaient d'Europe/Afrique du Sud, 28% des Amériques et 27% de l'Asie-Pacifique. Tous les grands secteurs industriels étaient également représentés dans notre échantillon. En outre, KS&R et Deloitte ont mené des entretiens individuels avec des leaders mondiaux du secteur et des universitaires.
Toutes les personnes interrogées dans le secteur privé provenaient d'organisations dont le chiffre d'affaires annuel était de 500 millions de dollars US ou plus, dont près d'un tiers (31%) provenait d'organisations dont le chiffre d'affaires était supérieur à 5 milliards de dollars US. Un répondant sur cinq du secteur privé avait le titre de PDG/président, 17 % étaient des directeurs financiers et 16 % étaient des directeurs des systèmes d'information.
Parmi les dirigeants du secteur public interrogés, 40 % représentaient des organisations et des agences disposant d'un budget de 1 milliard de dollars US ou plus. Parmi les dirigeants du secteur public interrogés, 21 % étaient des DSI et 19 % avaient le titre de directeur ou de directeur adjoint.
Trente-huit pour cent des répondants étaient âgés de 45 à 54 ans, soit le plus grand segment représenté. Cette année, 20 % des répondants étaient des femmes.

À propos de Deloitte

Deloitte fait référence à un ou plusieurs cabinets membres de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL), société de droit anglais (« private company limited by guarantee »), et à son réseau de cabinets membres constitués en entités indépendantes et juridiquement distinctes. DTTL (ou “Deloitte Global”) ne fournit pas de services à des clients. Pour en savoir plus sur notre réseau global de firmes membres : www.deloitte.com/about. En France, Deloitte SAS est le cabinet membre de Deloitte Touche Tohmatsu Limited, et les services professionnels sont rendus par ses filiales et ses affiliés.
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