Etude

Financial Markets Regulatory Outlook 2021

Recover, renew, rebuild

Que nous réserve 2021 en matière de régulation du secteur financier ? La réponse dans cette étude, qui expose notre analyse des tendances actuelles, fait le point sur les thématiques phares de l’année qui commence et s’arrête sur la façon dont la crise sanitaire impactera les sociétés du secteur financier.

Neuf thématiques principales ont émergé

Résumées succinctement ci-dessous, elles sont détaillées dans la version complète du rapport

1. Résistance face à la crise, risque de crédit et rentabilité économique

Les répercussions de la Covid-19 sur la qualité des crédits ont fait naître des inquiétudes, à la fois sur la capacité du secteur financier à réagir rapidement en cas d’aggravation, et sur la pertinence à plus long terme de certains modèles économiques. En 2021, les établissements devront notamment gérer de potentielles pertes de valeurs de leurs actifs. Ils devront également prendre les mesures nécessaires pour surmonter la crise et transformer leurs modèles économiques afin de s’adapter à cette « nouvelle normalité ».

2. Taux IBOR, dernière étape

Les taux IBOR (Interbank Offered Rate) entrent dans leur dernière année. Bien que des outils aient été proposés pour faciliter la transition à venir, cette dernière risque de ne pas s’effectuer de façon ordonnée. En 2022, des taux très différents seront certainement présents sur les marchés. En effet, il y a peu de chance qu’une vision commune se dégage d’ici là au niveau international ou entre les régulateurs.





3. Brexit : et maintenant ?

Avec la fin de la période de transition du Brexit, les établissements nouvellement implantés doivent impérativement continuer à renforcer leur présence au sein de l’Union européenne. Le Brexit ne devrait pas pour autant entrainer un ralentissement significatif des activités financières et les autorités comptent sur les banques pour respecter les engagements, échéances et accords conclus. Les activités de compensation feront très certainement l’objet d’une pression réglementaire accrue de la part de l’Union européenne qui souhaite que ces activités soient relocalisées sur le continent.

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4. Des activités plus durables

La pandémie a mis en lumière la nécessité d’accompagner le développement de modèles économiques plus durables. Le renforcement de la réglementation en la matière n’est donc pas surprenant. Les autorités de régulation continuent ainsi de porter des initiatives visant à se préparer au mieux aux enjeux climatiques. Parallèlement, elles incitent les sociétés financières à intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leurs stratégies et programmes de gestion des risques.





5. Conduite des affaires, culture d’entreprise et gouvernance

La pandémie a fait émerger de nouveaux paradigmes sur lesquels les autorités porteront vraisemblablement une attention accrue. Les établissements devront ainsi renforcer la prise en compte de la satisfaction client et des attentes sociétales en les intégrant pleinement à leurs dispositifs de gouvernance et en développant la culture d’entreprise. Cette évolution n’est pas si simple à opérer puisque les entreprises du secteur doivent en parallèle faire face à des risques de bilantiels accrus et une pression sur les marges. Bonne conduite des affaires et respect des objectifs posés par la règlementation prudentielle pourraient impliquer de gérer des contradictions de court terme.

6. Déployer la numérisation et l’innovation

La numérisation et l’innovation technologique joueront un rôle clé dans la reprise et l’ampleur de la croissance économique. En effet, la pandémie a amené les consommateurs à prendre de nouvelles habitudes digitales qui ont vocation à s’installer dans la durée. Les autorités de contrôle sont préoccupées par la rapidité avec laquelle cette digitalisation s’effectue en dehors de tout cadre règlementaire. Le secteur financier ne doit pas minimiser ces inquiétudes qui concernent des enjeux aussi importants que variés, comme la résilience, la régulation prudentielle, l’intelligence artificielle ou encore l’analyse de données en masse.

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7. Criminalité financière à l’ère de la « nouvelle normalité »

Le basculement massif vers le travail à distance qui s’est opéré lors de la crise de la Covid-19 a créé de nouvelles opportunités de détournement des circuits financiers à des fins illicites et donc modifié l’exposition des acteurs à la criminalité financière. Les autorités de surveillance ont renforcé leur vigilance sur ce sujet et poussent les entreprises à maintenir des mécanismes de contrôle et des systèmes de gestion des risques performants pour y faire face. L’innovation dans ce domaine sera clé. Afin de s’assurer de l’efficacité des actions mises en place, les autorités pourraient avoir davantage recours aux régimes de sanction déjà existants.

8. Divergence entre les principes de régulation britannique et européens

Il est acquis que dans un certain nombre de secteurs, l’approche britannique en matière de réglementation va sensiblement différer de l’approche européenne. Le secteur bancaire n’échappe pas à la règle, et notamment en ce qui concerne les normes Bâle IV et la mise en œuvre de la directive CRD5. Quant aux assureurs, ils rencontreront potentiellement des divergences dans la mise en œuvre des points les plus sensibles de la directive Solvabilité II (Risk Margin, MA, approbation des modèles internes).



9. Comment résister aux aléas

Non seulement il sera demandé aux sociétés du secteur financier de prouver qu’elles ont tiré toutes les leçons de la pandémie mais il sera également exigé d’elles qu’elles apportent la démonstration qu’elles sont préparées à des scénarios encore plus complexes.














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