Etude

Global life sciences outlook 2016

L’industrie des sciences de la vie a bien résisté aux récentes récessions économiques mais comment performe-t-elle actuellement dans un marché caractérisé par l’incertitude économique, de fortes pressions tarifaires, une demande accrue d’innovation et de valeur, et un environnement réglementaire en constante évolution ? L’objectif de cette étude est de comprendre en détail l’état actuel du secteur, en analysant les tendances qui impactent les marchés et les entreprises, en donnant des perspectives régionales et en apportant des éclairages aux différentes parties prenantes.

Parmi les principaux enseignements de l’étude :

  • La plupart des acteurs du secteur semblent adopter une attitude optimiste mais prudente, reflétant à la fois les nombreuses opportunités et les défis qui existent aujourd’hui au niveau global. Les dépenses en produits pharmaceutiques, biotechnologies et technologies médicales vont continuer à augmenter grâce à une demande soutenue mais la pression sur les prix reste un défi. Les marges dans l’industrie sont rongées par le contrôle sur les prix exercé par les distributeurs, les politiques d’achat du secteur public et les taux de remboursement revus à la baisse, ainsi que par le passage au value-based care. En réponse à ces évolutions, les laboratoires pharmaceutiques, les biotechs et les sociétés d’équipements médicaux réévaluent et adaptent leurs dépenses en R&D, leurs modèles commerciaux et leur chaine d’approvisionnement.
  • En France, le secteur s’attend à une nouvelle année difficile. En effet, afin de s’attaquer au problème de sur-prescription de médicaments, le gouvernement envisage de revoir les taux de remboursement actuels, de supprimer le remboursement d’un nombre important de traitements et de promouvoir la prescription de médicaments génériques. De plus, il est fort probable que l’Autorité de la concurrence joue un rôle de plus en plus important dans le secteur, renforçant ainsi l’application des dispositifs réglementaires.
  • Les entreprises du secteur vont également devoir faire face à des obstacles créés par de nouvelles conditions d’accès au marché. Les délais pour définir le prix et le taux de remboursement d’un médicament, qui sont déjà parmi les plus longs en Europe une fois l’accès au marché obtenu, ne sont pas susceptibles de s’améliorer. Par ailleurs, de nouvelles solutions de financements concernant les offres de soins intégrées devront être créées et l’utilisation des données de santé est sous-exploitée à cause des contraintes réglementaires et du « principe de précaution ».
  • Dans ce contexte, la compétitivité des entreprises pharmaceutiques françaises s’est dégradée, tout comme l’attractivité du pays pour les entreprises étrangères souhaitant investir dans la R&D, et ce malgré la générosité de mécanismes comme le « Crédit d’Impôt Recherche » (CIR). Tout cela risque donc d’avoir une incidence négative sur les emplois et les investissements dans le secteur, ainsi que sur les ventes à l’exportation.