productivité des ressources

Etude

Productivité des ressources 

Atteindre les objectifs proposés par l’UE aurait un impact positif sur le PIB des 28

L’étude de Modélisation des impacts économiques et environnementaux liés aux changements de consommation de matières premières (BIO by Deloitte, Cambridge Econometrics) présente une analyse quantitative de différents objectifs européens de productivité des ressources (PR) – de 1% par an pour le plus modeste, à 3% pour le plus ambitieux. Dans cette étude, la productivité des ressources est définie par le ratio du PIB sur la consommation de matières premières (CMP). Cet indicateur permet de prendre en compte l’intégralité de la chaîne de valeur, y compris les matériaux et produits d’importation.

Résultats-clé :

  • Améliorer la productivité des ressources de 2 % à 2,5 % par an aurait un impact net positif sur le PIB de l’UE ;
  • Deux millions d’emplois seraient créés d’ici 2030 grâce à un objectif rempli d’amélioration de la productivité des ressources de 2 % ;
  • Les secteurs qui vendent les matières premières, comme l’agriculture ou l’industrie minière, verraient probablement la demande pour leurs produits décroître ;
  • Les secteurs consommant intensivement les matières premières seraient probablement affectés par les coûts liés à l’amélioration de la productivité, mais feraient des économies sur les intrants de matières premières ;
  • Ce sont les secteurs faisant appel à une main d’œuvre abondante, comme les services ou le commerce de détail, qui bénéficieraient le plus d’une fiscalité sur le travail moins lourde ;
  • L’impact global sur les émissions de CO2 est faible. Ainsi, les objectifs de PR seraient complémentaires aux objectifs européens existants de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Malgré les incertitudes concernant l’amélioration potentielle de la productivité des ressources par secteur, l’étude suggère les objectifs de PR pourraient être atteint grâce à des politiques publiques menant à des taux de croissance et d’emploi légèrement plus élevés qu’actuellement.