Etude

L’intrapreneuriat

Effet de mode ou vague de fond ?

L’enquête menée par Deloitte, en partenariat avec Viadéo et Cadremploi, auprès de 4 000 personnes dresse l’état des lieux de l’intrapreneuriat en France. Cette démarche entrepreneuriale qui se crée et se développe au sein d’une organisation, permet de développer des services ou produits innovants, ou d’explorer le champ de nouvelles technologies, procédures, stratégies, utilisées par l’entreprise. Perçu aujourd’hui comme une démarche de niche, l’intrapreneuriat est une tendance qui devrait s’étendre dans les prochains mois et années à venir, et ce pour l’ensemble des secteurs.

Les principales conclusions de l’étude

  • L’entrepreneuriat VS l’intrapreneuriat. Encore méconnu, l’intrapreneuriat concerne peu de personne : seuls 12% des répondants sont intrapreneurs, alors que les entrepreneurs sont plus nombreux (38%).
  • L’intrapreneuriat, une expérience personnelle et professionnelle motivante. La majorité des répondants qui ont déjà eu une expérience d’intrapreneur se disent prêts à retenter l’aventure. Cette démarche séduit car elle comporte peu de risque, elle n’engage que le savoir-faire du salarié et non ses avoirs financiers et biens personnels. Pour ces raisons, 74% des participants à l’enquête souhaitent commencer la démarche d’intrapreneur d’ici les 3 prochaines années. C’est également un bon tremplin pour se lancer dans l’entrepreneuriat : 65% estiment que leur expérience d’intrapreneur les a incités à devenir entrepreneur. 
  • Une source d’opportunité pour l’entreprise. L’intrapreneuriat est une source de travail et de motivation pour les salariés. La démarche intrapreneuriale permet de faire émerger des projets innovants, stimuler la créativité des collaborateurs, garantir l’image de marque, attirer de nouveaux talents et contribuer au bon fonctionnement de l’entreprise. 
  • Des efforts restent encore à faire. Les conditions de travail non favorables à l’émergence de démarches intrapreneuriales au sein des entreprises peuvent expliquer le faible développement de l’intrapreneuriat. Selon les répondants à l’enquête, seulement 9% des entreprises possèdent actuellement un programme d’intrapreneuriat, et celui-ci est relativement récent.