Le secteur des produits de luxe reste dynamique

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Le secteur des produits de luxe reste dynamique, les acteurs suisses ouvrent la voie

Richemont, Swatch Group et Rolex dans le Top 10 du nouveau rapport Deloitte

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ZURICH, le 15 mai 2014 - Les 75 plus grandes sociétés de produits de luxe du monde ont généré des ventes de 171,8 milliards de US dollars lors de leur dernier exercice1, malgré le ralentissement de l’économie mondiale. En moyenne, les entreprises du Top 75 ont affiché un chiffre d’affaires relatif aux produits de luxe de 2,3 milliards de US dollars. La Suisse, avec six sociétés dans le classement mondial, dont trois classées dans le Top 10 – Richemont, Swatch Group et Rolex – confirme sa position de leader du secteur des produits de luxe. Telles sont les conclusions du premier rapport Deloitte « Global Powers of Luxury Goods ».

Contact :

Marisa Steiner
PR & Communications
+41 58 279 73 08
masteiner@deloitte.ch

Les conglomérats de produits de luxe et les sociétés monomarques sont fortement représentés dans le Top 10 mondial et réalisent d’excellentes performances :

 

Top 10 mondial des sociétés de produits de luxe

Six sociétés suisses dans le Top 75

La Suisse a dominé les performances du Top 75 tant au niveau des chiffres d’affaires que du résultat net. Parmi les six entreprises suisses classées, trois ont dégagé un chiffre d’affaires dépassant 5 milliards de US dollars, et figurent dans le Top 10 : Richemont, Swatch Group et Rolex, respectivement aux 2ème, 5ème et 10ème rangs. Richemont et Swatch Group ont réalisé un chiffre d’affaires combiné représentant 74,9 % des ventes de produits de luxe de sociétés suisses du Top 75 mondial. Les sociétés suisses Patek Philippe (35ème rang), Audemars Piguet (47ème) et Breitling (58ème) figurent également au classement mondial. A elles six, ces entreprises ont généré un chiffre d’affaires considérable, s’élevant à 16,1 % du chiffre d’affaires total des sociétés du Top 75. Elles sont aussi les plus importantes en termes de taille, avec une moyenne de 4’608 millions de US dollars, soit plus du double de la moyenne des entreprises du Top 75 (2’290 millions de dollars).

Karine Szegedi, associée au sein du secteur Consumer Business chez Deloitte en Suisse, commente les bons résultats des sociétés suisses dans le classement mondial : « La pole position de l’industrie horlogère sur le marché du luxe en Suisse s’explique aisément par une clientèle internationale acquise à l’excellence des services et au riche héritage de ces entreprises. »

Europe – haut lieu du luxe

Le rapport relève la forte concentration de sièges sociaux de sociétés de produits de luxe en France, Italie, Espagne, Suisse, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Ces six pays regroupent près de 87 % des sociétés du Top 75, générant plus de 90 % du chiffre d’affaires du secteur des produits de luxe en 2012.

Soulignant le rôle de l’Europe comme haut lieu de l’industrie du luxe, Karine Szegedi indique: « La France, l’Italie et la Suisse ont connu une forte croissance dans le secteur des produits de luxe en 2012. Parmi le Top 10 mondial du luxe, quatre marchés se situent dans la zone euro : Italie (3ème rang), France (4ème), Allemagne (7ème) et Espagne (9ème). »

Pour une croissance accélérée

Karine Szegedi précise : « Les sociétés du secteur des produits de luxe ont obtenu de meilleurs résultats que les entreprises de biens de consommation et que les économies mondiales en général. Les prévisions pour les prochains mois sont une accélération de la croissance dans les pays développés, alors que des risques importants liés aux marchés émergents demeurent. La performance globale du secteur du luxe ne dépendra pas seulement de la croissance économique, mais aussi de facteurs tels que le volume des voyages, la protection de la propriété intellectuelle, la propension des consommateurs à l’épargne et l’évolution de la distribution des revenus. Nous prévoyons donc un nombre croissant de conglomérats de produits de luxe cherchant à stimuler leur croissance et à augmenter leurs parts de marché grâce à des consolidations durant la seconde moitié de 2014. ». 

Facteurs clés des activités de fusions et acquisitions

Comparativement au reste de l’industrie des biens de consommation, les produits de luxe ont été relativement épargnés par les récentes difficultés économiques. Par conséquent, le marché des fusions et acquisitions des produits de luxe a été plus performant que celui des biens de consommation. Trois grandes tendances sous-tendent la réussite de négociations dans ce secteur :

La mondialisation
L’augmentation des consommateurs de classe moyenne supérieure et aisée dans les marchés émergents a été le plus grand moteur de l’activité de fusions et acquisitions ces dernières années. Ensemble, l’Asie-Pacifique, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Afrique ont représenté 19 % du marché du luxe en 2013. Howard da Silva, responsable du secteur Consumer Business chez Deloitte en Suisse, explique : « L’appétit pour les marques européennes et américaines reste fort dans les marchés émergents. Ces marques cherchent donc à renforcer leur présence dans ces régions. ».

L’intégration de la chaîne de valeur
Les sociétés de produits de luxe contrôlent de très près tous les aspects de leur activité : conception des produits, achat des matières premières, fabrication, marketing et design. La maîtrise de tous les aspects de la chaîne de valeur permet de garantir le maintien de la qualité et du service, protégeant ainsi le patrimoine de la marque. En conséquence, l’intégration verticale est devenue un autre facteur important des fusions et acquisitions dans le secteur des produits de luxe.

La consolidation comme stratégie de croissance
La consolidation du secteur est un autre facteur stimulant les activités de fusions et acquisitions. Les grands conglomérats de produits de luxe opèrent dans divers sous-secteurs, leur dénominateur commun étant une vaste expertise du domaine du luxe et une connaissance intime des consommateurs de cette branche. Les plus grandes sociétés d’investissement participent également à l’accroissement de la consolidation du secteur. Tous ces acteurs de la consolidation sont à la recherche de marques évolutives, y compris des sociétés dévalorisées ou sous-performantes qui n’ont pas l’expérience, les connaissances ou les ressources nécessaires à la gestion d’opérations en constante progression.

A propos de l’étude Deloitte « Global Powers of Luxury Goods »

Le rapport identifie les plus grandes sociétés de produits de luxe mondiales. Il dégage également les perspectives des principaux marchés du luxe, fournit des prévisions relatives aux activités de fusions et acquisitions du secteur, et traite des grandes tendances affectant l’industrie, y compris les opérations de commerce de détail et de e-commerce des 75 principales sociétés du secteur. Le 1er rapport annuel « Global Powers of Luxury Goods » est axé sur quatre grandes catégories de produits de luxe : vêtements haute couture (prêt-à-porter), sacs à main et accessoires, haute-joaillerie et montres, cosmétiques et parfums. Le rapport n’analyse pas les catégories de luxe suivantes : voitures, voyages et loisirs, bateaux de plaisance et yachts, objets d’art et de collection, vins et spiritueux haut de gamme.

Pour télécharger une copie de l’étude en anglais, veuillez cliquer ici

A propos de Deloitte en Suisse

Deloitte compte parmi les principales sociétés suisses fournissant des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du conseil et du corporate finance. Avec près de 1’100 collaborateurs répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano, et Zurich (siège), Deloitte propose ses services à des entreprises et des institutions de toutes formes juridiques et de toutes tailles, et opérant dans tous les secteurs d’activité. Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL). Les sociétés affiliées de DTTL sont représentées dans plus de 150 pays avec environ 200’000 collaborateurs. 

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