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Communiqués de presse

Deloitte CFO Survey : légère amélioration du moral, mais les perspectives pour l’économie et les entreprises suisses restent moroses

Les CFO cherchent à préserver la compétitivité en réduisant les coûts et en favorisant l’innovation

Zurich, le 26 juillet 2015

82 % des entreprises suisses cherchent à réduire leurs dépenses liées au personnel afin de faire face à la hausse des coûts due à la vigueur persistante du franc suisse. Les risques monétaires, géopolitiques et réglementaires restent prioritaires pour les CFO qui continuent d’évaluer l’incertitude économique et financière comme étant très élevée ce trimestre. Malgré l’importante baisse de confiance survenue lors du premier trimestre de cette année, l’étude révèle toutefois quelques signes laissant penser à un recul du pessimisme. Mais le chemin qui mène à la relance sera sinueux selon le dernier Deloitte CFO Survey.

Le moral des 111 CFO sondés pour l’édition du deuxième trimestre 2015 du Deloitte CFO Survey reste maussade. Une majorité des sondés (41 %) estime que les perspectives économiques de la Suisse pour les douze mois à venir sont mauvaises. Ce chiffre est cependant en baisse par rapport au trimestre précédent (60 %). Cette tendance se reflète dans les prévisions de récession des CFO : un sondé sur quatre (25 %) pense que la Suisse fera face à une récession au cours des deux prochaines années. Un chiffre en baisse puisqu’ils étaient plus d’un tiers à le penser lors du premier trimestre.

Michael Grampp, Chief Economist chez Deloitte en Suisse, déclare : « Cette sensible amélioration ne compense que légèrement la perte vertigineuse de confiance que nous avons observée lors du premier trimestre 2015. Cette année va être difficile pour l’économie suisse, même s’il est probable qu’une récession sévère puisse être évitée ».

CFO Survey

Les perspectives pour les entreprises sont tout aussi sombres

Bien qu’elles soient légèrement plus optimistes qu’au trimestre précédent, les perspectives pour les entreprises restent négatives : une majorité des CFO interrogés prévoit une baisse des revenus (53 %) et des marges opérationnelles (73 %) au cours de l’année à venir. Les entreprises helvètes font encore face aux conséquences de l’abandon du taux de change plancher en janvier 2015 et l’incertitude persiste : une grande majorité de CFO (75 %) continue d’évaluer le niveau d’incertitude de l’environnement économique et financier actuel comme étant très élevé, un résultat en légère baisse par rapport au premier trimestre (80 %).

S’agissant des facteurs représentant un défi pour les entreprises, les projecteurs sont braqués sur les risques externes : la vigueur du franc suisse (70 %) reste en tête des préoccupations, suivie des risques géopolitiques (59 %) et des réglementations croissantes pour les entreprises (52 %). A l’exception de la détérioration des flux de trésorerie (47 %), les risques internes ne sont pas perçus comme importants dans l’environnement actuel.

Le renforcement de la compétitivité est une priorité clé

Par conséquent, les entreprises dépensent avec prudence, les CFO s’attendant à des réductions des dépenses discrétionnaires, d’investissement prévues et de personnel. Plus de quatre entreprises sur cinq (82 %) prévoient de réduire leurs frais de personnel dans un avenir proche. « Dans ce contexte de vigueur soutenue du franc suisse, les mesures de protection de la compétitivité sont vitales. Cela peut se traduire par des exercices de réduction des coûts, par exemple une réduction du personnel ou une délocalisation des activités, mais les entreprises peuvent également tirer parti de l’innovation pour améliorer leur compétitivité », estime Michael Grampp.

Il ajoute : « Selon notre étude, 56 % des CFO prévoient d’augmenter leurs dépenses en matière d’innovation au cours des trois prochaines années. C’est un chiffre encourageant, mais il faudrait que davantage d’entreprises reconnaissent l’importance de l’innovation et investissent dans les nouvelles technologies afin de préserver le haut niveau actuel de compétitivité des entreprises helvètes et de l’économie suisse dans son ensemble ».

Les technologies de l’information et de communication innovantes sont considérées comme les plus à même d’être introduites au cours des cinq prochaines années. Les technologies de détection, la robotique et l’impression en 3D sont également assez populaires, tandis que les sociétés qui prévoient l’introduction des toutes dernières technologies comme les drones ou les applications de neurotechnologie sont peu nombreuses.

A propos du Deloitte CFO Survey

Chaque trimestre, Deloitte en Suisse réalise un sondage auprès des directions financières (CFO). Le sondage analyse leurs comportements en matière de perspectives économiques, de financement, de stratégie et de risques. Il est conçu de manière à identifier les tendances et les principaux changements au sein des entreprises suisses. Au total, 111 CFO ont participé à ce sondage mené du 26 mai au 22 juin 2015. Ces derniers représentent des entreprises cotées en bourse ainsi que des grandes entreprises privées provenant des principaux secteurs et industries de l’économie suisse. La CFO Survey est une publication unique en son genre en Suisse. Deloitte effectue des enquêtes similaires auprès des CFO dans plus de 30 autres pays.

Pour télécharger une copie l'étude complet, veuillez visiter la page CFO Survey.

Deloitte en Suisse

Deloitte compte parmi les principales sociétés suisses fournissant des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du conseil et du corporate finance. Avec plus de 1’300 collaborateurs répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich (siège), Deloitte propose ses services à des entreprises et des institutions de toutes formes juridiques et de toutes tailles, et opérant dans tous les secteurs d’activité. Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL). Les sociétés affiliées de DTTL sont représentées dans plus de 150 pays avec environ 210’000 collaborateurs.

Note aux rédacteurs

Dans le présent communiqué de presse la désignation Deloitte fait référence à Deloitte SA, une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited ('DTTL'). DTTL est une « UK private company limited by guarantee » (une société à responsabilité limitée de droit britannique), dont les sociétés affiliées constituent des entités juridiques indépendantes et séparées. Pour une description détaillée de la structure juridique de DTTL et de ses sociétés affiliées, veuillez consulter le site www.deloitte.com/ch/about.

Deloitte LLP et ses filiales font partie des leaders dans le domaine de l'audit, de la fiscalité, du conseil et des fusions-acquisitions avec plus de 12'600 collaborateurs de premier plan au Royaume-Uni et en Suisse. Reconnu comme employeur de choix grâce à ses programmes novateurs en matière de ressources humaines, Deloitte LLP recherche l'excellence pour ses clients et ses interlocuteurs.

Deloitte SA est reconnue comme société d'audit agréée par l'Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR) et par l'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).

L'information contenue dans le présent communiqué est correcte au moment de sa distribution à la presse.

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