cfo survey q3 2015

Communiqués de presse

Deloitte CFO Survey: les perspectives économiques et stratégiques se stabilisent

La vigueur du franc suisse est toujours source de préoccupation mais la parité de 1,10 face à l’euro perd de son caractère effrayant

Zurich, le 26 octobre 2015

Après l’importante baisse de moral consécutive à la suppression du taux plancher, le dernier Deloitte CFO Survey témoigne d’une stabilisation des perspectives économiques au troisième trimestre. Plus d’un tiers (37 %) des CFO interrogés continue de juger les perspectives conjoncturelles des douze prochains mois comme négatives. La tendance se veut néanmoins haussière. Les entreprises suisses semblent avoir accepté la nouvelle réalité et s’être progressivement adaptées à l’appréciation du taux de change.

Les 110 CFO interrogés considèrent les perspectives conjoncturelles du troisième trimestre 2015 comme légèrement meilleures que celles du trimestre précédent, quoiqu'ils les jugent encore négatives globalement : 26 % se déclarent optimistes (contre 16 % le trimestre précédent), 37 % en revanche se montrent pessimistes (contre 41 % le trimestre précédent). Il en résulte un solde net de -11 %, soit une nouvelle confirmation de la légère tendance à la hausse par rapport au trimestre précédent. Les craintes d’une récession s’établissent au même niveau qu’au trimestre dernier : un quart des CFO suisses sondés table sur une récession pour les deux prochaines années.

« S’il est vrai que les perspectives conjoncturelles restent maussades, le climat général des deux derniers trimestres semble s’être éclairci. L’affaiblissement du franc suisse au cours des dernières semaines a été accueilli avec soulagement par les entreprises. Des incertitudes demeurent toutefois, notamment en raison des préoccupations entourant la croissance en Chine et dans les autres pays émergents ainsi que la vigueur persistante du franc » selon Michael Grampp, Chief Economist chez Deloitte en Suisse.

Deloitte CFO Survey - Des signes de relance ?

Les effets d’un taux de change à 1,10 EUR/CHF mieux acceptés

Les effets d’un taux de change de 1,20 EUR/CHF ont été jugés nettement moins négativement ce trimestre qu’il y a un an lorsqu’il était encore en vigueur. Seuls près de 10 % des sondés considèrent désormais ce niveau comme un potentiel inconvénient pour leur propre entreprise. De la même manière, le cours actuel de 1,10 – encore jugé comme un obstacle important il y a un an – n’est actuellement plus considéré que comme un léger inconvénient. Près d’un tiers des sondés juge ainsi les effets d’un tel cours comme neutre et seulement un cinquième environ les considère comme un inconvénient pour leur propre entreprise. « Depuis la suppression du taux plancher en janvier dernier, les entreprises suisses semblent à présent s’être globalement mieux adaptées à l’appréciation du taux de change » selon Michael Grampp.

La vigueur du franc demeure le risque le plus important – la pénurie de collaborateurs qualifiés est également considérable

Interrogés sur les principaux risques affectant leur entreprise, les CFO ont avant tout cité des risques externes. Plus de deux tiers des sondés (67 % soit -3 % par rapport au trimestre précédent) considèrent la vigueur du franc comme le principal risque pour leur entreprise. S’ensuivent la réglementation croissante en Suisse (61 % soit +9 % par rapport au trimestre précédent) et les risques géopolitiques (59 % soit +0 % par rapport au trimestre précédent).

Parmi les risques internes, une majorité de CFO sondés (53 %) juge un facteur particulièrement important pour les douze prochains mois : le risque d’une pénurie de collaborateurs spécialisés. Michael Grampp déclare à ce sujet : « Ce résultat peut à première vue surprendre, les entreprises étant pour l’heure focalisées sur leurs coûts, notamment en matière de personnel. Toutefois, dans l’environnement actuel, ce sont tout particulièrement les bons collaborateurs qui constituent un facteur concurrentiel décisif pour les entreprises. Cet aspect est d’autant plus important qu’elles misent toujours sur le recrutement et la formation du personnel hautement qualifié. »

La forte incertitude définit l’orientation stratégique des entreprises

Une large majorité des CFO suisses (75 %) considère l’actuel niveau d’incertitude économique et financier comme étant encore élevé. Il n’est pas surprenant que le contrôle des coûts et leur réduction s’inscrivent toujours en tête des priorités de nombre de directions financières. Il y a cependant des signaux positifs qui viennent confirmer une légère amélioration du moral : une part significative (41 %) des sondés exprime des intentions d’investissements croissantes. En outre, une majorité (65 %) des CFO sondés voit le lancement de nouveaux produits et services comme une stratégie importante pour les 12 mois à venir.

A propos du Deloitte CFO Survey

Chaque trimestre, Deloitte en Suisse réalise un sondage auprès des directions financières. Le sondage analyse leurs comportements en matière d’évaluation, de perspectives économiques, de financement, de risques et de stratégies et identifie les tendances et les tournants au sein des entreprises en Suisse. Le CFO Survey du 3ème trimestre 2015 a été réalisé du 25 août au 18 septembre 2015. Au total, 110 CFO y ont pris part, parmi lesquels des entreprises cotées en bourse tout comme des grandes entreprises privées provenant des principaux secteurs et industries de l’économie suisse. Le Deloitte CFO Survey est une étude unique en son genre en Suisse. Deloitte effectue des enquêtes similaires dans plus de 30 pays.

Vous trouverez tous les résultats du Deloitte CFO Survey dans cette publication.

Deloitte en Suisse

Deloitte compte parmi les principales sociétés suisses fournissant des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du conseil et du financial advisory. Avec plus de 1’400 collaborateurs répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich (siège), Deloitte propose ses services à des entreprises et des institutions de toutes formes juridiques et de toutes tailles, et opérant dans tous les secteurs d’activité. Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL). Les sociétés affiliées de DTTL sont représentées dans plus de 150 pays avec environ 225’000 collaborateurs.

Note aux rédacteurs

Dans le présent communiqué de presse la désignation Deloitte fait référence à Deloitte SA, une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited ('DTTL'). DTTL est une « UK private company limited by guarantee » (une société à responsabilité limitée de droit britannique), dont les sociétés affiliées constituent des entités juridiques indépendantes et séparées. Pour une description détaillée de la structure juridique de DTTL et de ses sociétés affiliées, veuillez consulter le site www.deloitte.com/ch/about.

Deloitte LLP et ses filiales font partie des leaders dans le domaine de l'audit, de la fiscalité, du conseil et des fusions-acquisitions avec plus de 14'000 collaborateurs de premier plan au Royaume-Uni et en Suisse. Reconnu comme employeur de choix grâce à ses programmes novateurs en matière de ressources humaines, Deloitte LLP recherche l'excellence pour ses clients et ses interlocuteurs.

Deloitte SA est une société d’audit agréée et surveillée par l’Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR) et par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).

L'information contenue dans le présent communiqué est correcte au moment de sa distribution à la presse.

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