Posted: 28 Apr. 2020 5 mins Temps de lecture

Réouvertures sectorielles au Québec, réouvertures en France et en Espagne et tarissement du financement des opérations commerciales

Annonces économiques

Aucune annonce économique importante n’a été faite aujourd’hui. Demain, la Réserve fédérale américaine fera une annonce, mais aucun changement aux politiques n’est prévu. Néanmoins, les communications de la Réserve fédérale comprennent souvent des perspectives sur l’évolution de l’économie américaine et l’établissement des risques.

Renseignements détaillés sur la réouverture au Québec

Le Québec a présenté les renseignements détaillés de sa réouverture. D’abord, la réouverture de l’ensemble du secteur de la construction se fera à partir du 11 mai, alors que la réouverture des autres secteurs se fera progressivement à compter du 4 mai.

À partir du 11 mai, les chantiers de l’ensemble des secteurs de l’industrie de la construction pourront reprendre leurs activités. Cette reprise concerne tous les secteurs, soit la voirie, le résidentiel, l’institutionnel, le commercial ainsi que l’industriel.

Les commerces de détail (sauf les centres commerciaux et les points de vente situés dans la communauté métropolitaine de Montréal) pourront reprendre leurs activités dès le lundi 4 mai. Les détaillants de la communauté métropolitaine de Montréal pourront quant à eux reprendre leurs activités le 11 mai. Les entreprises de la chaîne d’approvisionnement des commerces de détail pourront reprendre leurs activités aux mêmes dates. Les centres commerciaux demeureront toutefois fermés.

À partir du 11 mai, les entreprises manufacturières de toutes les régions du Québec pourront reprendre leurs activités. Elles devront toutefois limiter leur nombre de travailleurs à un maximum de 50 travailleurs et 50 % des employés excédant la barre des 50 travailleurs par quart de travail. Par exemple, une entreprise employant 100 travailleurs pourra seulement fonctionner avec un maximum de 75 travailleurs par quart de travail. Ces restrictions seront graduellement levées pour qu’en date du 25 mai, les entreprises manufacturières de toutes les régions du Québec soient autorisées à reprendre leurs activités sans aucune restriction quant au nombre d’employés présents.

Toutes les entreprises devront mettre en place des mesures de protection pour leurs employés et leurs clients afin de respecter le protocole établi par les autorités de santé publique et la CNESST. Les employeurs devront notamment installer des stations d’hygiène et encourager l’adoption d’heures flexibles.

Quelques faits nouveaux dans le monde à souligner

Les gouvernements de l’Espagne et de la France ont annoncé leurs plans pour assouplir leurs mesures de confinement. Dans ces deux pays, des pressions s’exerçaient de plus en plus pour rouvrir les entreprises afin de réduire les répercussions économiques.  

En France, les entreprises pourront rouvrir dès le 11 mai, à l’exception des cafés, des restaurants et des grands lieux de rassemblement, y compris les musées et les cinémas. Les écoles devraient rouvrir graduellement et le nombre d’élèves par classe sera limité à 15.

En Espagne, le premier ministre Pedro Sánchez a annoncé que son gouvernement prévoit un retour graduel à la « nouvelle normalité » d’ici la fin du mois de juin.

De nouveaux rapports préoccupants à l’échelle mondiale indiquent que le financement des activités commerciales diminue alors que les entrepôts dans le monde commencent à se remplir en raison des reports d’expéditions de biens que les détaillants n’arrivent pas à vendre. Le financement des activités commerciales diminue encore plus qu’en 2008, car les banques internationales réévaluent rapidement les risques et les prêteurs locaux dans certains pays ne peuvent accéder à des liquidités. Les banques qui exercent des activités dans le secteur du financement des activités commerciales (ce qui comprend le crédit, l’assurance et l’émission d’autres garanties) sont de plus en plus exposées au risque que les exportateurs ne soient pas payés pour les biens qui ont été envoyés. Cette situation a entraîné un changement dans le profil de risque d’une activité qui est habituellement considérée comme relativement sécuritaire. En général, la plupart des transactions sont à court terme et les taux de défaut sont faibles et habituellement soutenus par de bonnes garanties.

Il s’agit d’un défi de taille pour les pays en développement qui ont déjà de la difficulté à se procurer les biens essentiels et qui devront également surmonter les vulnérabilités découlant des interdictions d’exportation de nourriture et d’équipement médical mises en place par certains gouvernements.

Perspectives économiques

Un aperçu régulièrement mis à jour par les Services économiques de Deloitte qui fournit des commentaires de l’économiste en chef Craig Alexander sur les derniers événements qui façonnent les économies canadienne et mondiale, incluant la croissance économique, les investissements d’entreprises, le commerce et l’activité sur les marchés. Notre analyse vous donne les connaissances nécessaires pour régler les problèmes d’affaires actuels les plus difficiles.

À propos de l’auteur

Craig Alexander

Craig Alexander

Économiste en chef et Conseiller de direction

Craig Alexander est le premier économiste en chef de Deloitte Canada, et il possède plus de vingt ans d’expérience dans le secteur privé à titre de cadre supérieur et d’économiste en chef dans les domaines de l’économie appliquée et des prévisions économiques. M. Alexander a effectué des recherches macroéconomiques et des analyses régionales et sectorielles, ainsi que des prévisions et de la modélisation relatives aux marchés fiscaux. Il est également un conférencier passionné, et il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en économie de l’Université de Toronto.