Perspectives

Deloitte CFO Signals rapport sur le deuxième trimestre de 2015

Les chefs des finances de certaines des plus grandes entreprises au Canada ont des attentes modestes en matière de croissance pour l’année à venir, notamment en ce qui a trait aux revenus, aux bénéfices et à l’embauche au pays. Quoi qu’il en soit, leur optimisme global net est supérieur à celui de leurs homologues américains. Apprenez-en davantage en lisant la version complète du rapport CFO Signals de Deloitte sur le deuxième trimestre de 2015.

Par William A. Cunningham, Associé, Deloitte

Lorsque Niels Bohr, physicien danois et lauréat du prix Nobel, a affirmé que « faire des prévisions est une chose très difficile, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir », il aurait tout aussi bien pu parler d’économie que de la prochaine découverte révolutionnaire dans le domaine de la physique. Il est effectivement difficile de faire des prévisions économiques, mais cela n’a jamais empêché les économistes de tenter de prédire ce que l’avenir nous réserve. Une façon d’y parvenir est d’examiner les principaux indicateurs économiques – tels que le nombre de permis de construction émis, les nouvelles commandes de biens de consommation et de matériaux des fabricants, et l’indice boursier S&P 500 – pour tenter d’avoir un aperçu de la direction que prendra l’économie.

Il est peut-être temps d’ajouter un nouvel indicateur à l’équation : le sondage CFO Signals de Deloitte.

Le sondage CFO Signals, qui est réalisé chaque trimestre et qui fait le point sur l’état d’esprit et les initiatives des chefs des finances de sociétés nord-américaines dont le revenu annuel moyen s’élève à plus de cinq milliards de dollars, a systématiquement été un bon indicateur de ce qui nous attend au cours de l’année qui vient. Après tout, les chefs des finances ont une idée claire des activités et des attentes de leur entreprise, et ils sont souvent les premiers à avoir le sentiment qu’un changement est imminent, que cela augure bien ou non.

Le dernier sondage CFO Signals a pris le pouls des chefs des finances de certaines des plus importantes entreprises au Canada, aux États-Unis et au Mexique au cours d’une période de deux semaines en mai. Les résultats, qui ont été publiés le 13 juillet, laissaient présager la récente nouvelle selon laquelle le Canada est peut-être entré en récession technique durant la première moitié de 2015. Par exemple, parmi les chefs des finances canadiens, les prévisions de croissance en ce qui a trait aux revenus, aux bénéfices et à l’embauche au pays ont atteint un nouveau creux au deuxième trimestre de 2015. En effet, ceux-ci prévoient une croissance négative pour les 12 prochains mois dans ces trois catégories. Les prévisions d’embauche à l’étranger, qui sont souvent en hausse lorsque les prévisions d’embauche au pays reculent, ont également chuté au deuxième trimestre de 2015. La croissance prévue des dépenses en immobilisations demeure négative, à l’instar du premier trimestre.

Le sondage a aussi révélé que les chefs des finances canadiens sont beaucoup plus susceptibles que leurs homologues américains et mexicains de se concentrer sur la réduction des coûts que sur la croissance des revenus. Près des deux tiers (64 %) des chefs des finances canadiens ont affirmé qu’ils accordent le plus d’attention à la réduction des coûts, par rapport à 29 % aux États-Unis et 21 % au Mexique. Aussi, il n’est pas étonnant que les chefs des finances canadiens affichent les attentes les plus faibles à l’égard de la croissance des salaires au sein de leur entreprise pour l’année à venir, soit seulement 1,8 %, ce qui est nettement inférieur au taux de 2,8 % prévu aux États-Unis et de 4,3 % au Mexique.

Ce qui peut paraître un peu surprenant, c’est que, malgré ces faibles attentes pour l’année à venir, les chefs des finances canadiens ont quelque peu renoué avec leur optimisme global net (la différence entre la proportion des personnes qui sont plus optimistes et celle des personnes qui sont moins optimistes à l’égard des perspectives de leur propre entreprise), alors que ce chiffre passait de +15 au trimestre précédent à +29 au deuxième trimestre de 2015. Cette hausse de l’optimisme net pourrait indiquer que les chefs des finances ont mis en place un plan réalisable afin d’aider leur entreprise à gérer le fléchissement de l’économie canadienne.

En revanche, l’un des domaines où les chefs des finances sont moins convaincus de la capacité de leur entreprise à tirer son épingle du jeu est la préparation aux crises. En effet, près du quart des chefs des finances nord-américains indiquent qu’ils ne sont pas suffisamment préparés à affronter les cyberrisques et les attaques malveillantes (terrorisme, sabotage, etc.) envers leur entreprise, malgré la forte préoccupation généralisée quant à la probabilité que ces risques surviennent. Cela contraste avec l’impression prédominante chez les chefs des finances que leur entreprise est préparée à gérer les éventuelles infractions à la loi et aux règles d’éthique, ainsi que les situations telles que les déversements, les rappels, etc.

Le sondage du deuxième trimestre de 2015 interrogeait aussi les chefs des finances sur la fréquence de leurs interactions importantes avec les dirigeants de leur entreprise. Témoignant du fait que les chefs des finances font de plus en plus partie intégrante de la direction globale des entreprises, le sondage indiquait que la quasi-totalité des chefs des finances rencontraient leur chef de la direction et leur chef de l’exploitation quotidiennement ou hebdomadairement (dans la mesure où ces postes existent). Ils tiennent aussi de fréquentes réunions avec les chefs des services juridiques, des ressources humaines, de la stratégie et de la gestion des risques, mais échangent moins fréquemment avec le président de leur conseil d’administration. Toutefois, malgré le rôle de plus en plus important qu’ils jouent dans la prise de décisions clés au sein de leur entreprise, et peut-être à la lumière des conditions économiques qui s’annoncent difficiles, les chefs des finances ont signalé que, par rapport à il y a deux ans, ils consacrent moins de temps à leur fonction de « stratège » et plus de temps à leur rôle d’« exploitant ». (Les chefs des finances ont indiqué qu’ils mettent autant l’accent sur un rôle que sur l’autre, ainsi que sur leurs fonctions de « gestionnaire » et de « catalyseur ».)

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