Perspectives

Les entrevues peuvent être #embarrassantes

Par Salim Bhattachan

Auditeur adjoint II | Audit et Services-conseils

« Bonjour Salim, assoyez-vous. » D’un côté de la table se trouvaient un représentant des Talents et un associé, et de l’autre, moi, seul. J’avais trois choses en tête à ce moment-là :

  1. Est-ce que j’ai mauvaise haleine? Et si, au contraire, ma douce haleine de menthe les intimidait?
  2. Aujourd’hui, j’ai utilisé du fixatif pour la première fois... Salim, quelle mauvaise idée! Pourquoi décider d’utiliser du fixatif pour la première fois le jour de ton entrevue?
  3. Il fait un peu froid ici, j’ai la chair de poule. Je me demande si les intervieweurs ressentent la même chose.

L’associé m’a alors adressé un sourire, sorti de nulle part, ce qui m’a mis instantanément à l’aise, et il m’a posé une question informelle. À ce moment-là, je me suis senti comme Andy Dufresne quand il s’évade de prison dans À l’ombre de Shawshank (The Shawshank Redemption) : totalement libre et sans aucune inquiétude. J’étais plus détendu et l’entrevue s’est bien passée.

Jerry Seinfield a déjà dit que les entrevues sont comme les premiers rendez-vous, et je le crois, parce que ce sont parfois des moments embarrassants. Vous voulez avoir l’air chaleureux et facile d’approche, comme Taylor Swift, sans toutefois devenir désagréable, mais vous voulez montrer que vous êtes différent et unique, encore une fois, un peu comme Taylor Swift. Il s’agit d’un art difficile à maîtriser quand vous essayez de contrôler votre nervosité pendant l’entrevue, et, parfois, cela peut donner lieu à des moments embarrassants quand vous n’êtes pas aussi calme, maître de vous et plein de sang-froid que vous souhaitez l’être.

Lors d’une autre entrevue, moins réussie cette fois, l’entrée en matière n’a pas été aussi concluante. L’intervieweuse ne m’avait pas souri, ce qui m’a rendu nerveux. J’avais fait des recherches et je savais qu’elle avait de l’expérience en finances et qu’elle avait été en affectation à New York. Ma nervosité a eu raison de moi, et je lui ai demandé : « Pourriez-vous me décrire votre affectation en Australie? Vous avez travaillé au sein d’une entreprise de détail, n’est-ce pas? » Elle m’a évidemment corrigé, ce qui était embarrassant, et mon erreur m’a décontenancé pour le reste de l’entrevue.

Cependant, vous pouvez redresser la situation. La clé, c’est de garder votre calme et de faire bonne contenance, ce qui est plus facile à dire qu’à faire. Souvenez-vous de toujours rester calme et de poursuivre l’entrevue, peu importe ce qui vient tout juste de se produire. Nous sommes tous humains, et ce n’est pas la fin de monde de faire une erreur en entrevue. Ne laissez pas l’incident vous empêcher de conclure l’entrevue sur une bonne note.

En passant, l’associé dont je parlais au début était un associé de Deloitte. J’ai choisi ce poste en grande partie parce qu’il a su me mettre à l’aise dès le départ.

Salim a récemment obtenu son baccalauréat en administration des affaires de l’Université Sir Wilfrid Laurier. Il est actuellement auditeur adjoint à notre bureau de Toronto.

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