Perspectives

Savoir dire non 

Par Benjamin Thomas 

Analyste de technologies d’affaires, Consultation

Les personnes qui ont déjà suivi un cours de leadership ou de communication comprendront probablement l’importance de dire oui. Si ce n’est pas le cas, je vous explique : dire oui est signe de détermination, d’une volonté d’apprendre et d’un désir d’impressionner. Mais à quel moment allons nous trop loin lorsque nous disons oui? Cela dépend toujours du domaine dans lequel vous évoluez.

Les personnes qui ont déjà suivi un cours de leadership ou de communication comprendront probablement l’importance de dire oui. Si ce n’est pas le cas, je vous explique : dire oui est signe de détermination, d’une volonté d’apprendre et d’un désir d’impressionner. Mais à quel moment allons‑nous trop loin lorsque nous disons oui? Cela dépend toujours du domaine dans lequel vous évoluez.

C’est en consultation que la gestion du temps prend tout son sens. Vous réaliserez que rien ne tourne autour de vous et que vous devez plutôt répondre aux besoins et aux attentes des autres. La première fois qu’on m’a intégré à une équipe de projet, l’étape de planification était déjà bien avancée, et j’ai passé 16 heures à lire des documents pour comprendre ce qui avait déjà été fait par l’équipe. J’étais débordé, mais je continuais à dire oui à tout ce qu’on me demandait, jusqu’à ce que je me sente près du surmenage. Je savais que je ne pouvais pas continuer à ce rythme alors j’ai appris à dire « non ».

Pour réussir à dire « non » une première fois, il est important de bien connaître les quatre aspects suivants :

1. Votre entreprise

Chaque entreprise a des attentes différentes envers ses employés. Certaines veulent employer des gens qui travailleront de 9 à 5, d’autres misent sur la créativité. Chez Deloitte, nous recherchons des gens autonomes qui sont prêts à relever des défis chaque jour tout en s’amusant.

2. Votre travail

Il est rare que nous comprenions tout ce qui se passe quand on vient tout juste de se joindre à une équipe de projet. J’ai très souvent vu des conseillers entrer dans une salle de réunion où ils ne connaissaient personne (y compris leur propre équipe!), capter toute l’attention des gens, et puis s’en aller. Ils réussissent parce qu’ils sont à l’aise avec l’ambiguïté. Ils connaissent leurs forces et savent les utiliser, peu importe où ils se trouvent.

3. Votre directeur

Chaque directeur a son propre style. Certains préféreront la microgestion alors que d’autres auront des exigences élevées, mais vous permettront d’y répondre à votre façon. Peu importe le style de gestion de votre directeur, vous devez vous assurer d’être en harmonie avec lui et de répondre à ses attentes. Lorsque vous devez dire non, offrez-lui toujours de l’aider plus tard. Vous cherchez à établir des liens et non à les briser.

4. Vous-même

Il s’agit de l’aspect le plus important à connaître. Bien que vous puissiez avoir la motivation nécessaire pour gérer tout le travail qu’on vous donne, vous ne pourrez pas constamment accepter que l’on augmente votre charge de travail. Vous devez atteindre un équilibre en effectuant d’abord les tâches que vous connaissez le mieux pour ensuite vous attaquer à de nouvelles tâches et favoriser la croissance. Ne faites jamais de promesses que vous ne pourrez tenir. Il est préférable d’accepter le travail qu’on nous demande, puis de dépasser les attentes.

Il n’existe pas de formule concrète pour réussir à travailler de manière équilibrée dans le domaine de la consultation, mais je vous ai présenté l’approche que j’utilise pour demeurer sain d’esprit. Vous serez sollicité de toutes parts, mais si vous vous connaissez bien, vous serez en mesure de persévérer.

 

Benjamin a récemment obtenu un diplôme en stratégie et en finances de la Richard Ivey Business School. Il occupe actuellement le poste d’analyste de technologies d’affaires au sein de notre pratique à Toronto. 

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