Perspectives

Vaincre le rejet 

Par Samar Ahmed

Auditeur adjoint, Audit et Services-conseils

Au début de ma troisième année d’université, j’ai constaté que je n’avais encore noué aucun lien solide avec des recruteurs. J’avais participé à quelques activités de réseautage durant ma deuxième année, puis, à la troisième année, j’ai pris part à toutes les activités organisées, comme l’ont fait tous mes collègues à l’université. De manière subconsciente, je savais que mes probabilités d’obtenir un stage étaient minces, mais j’ai gardé espoir jusqu’à ce que mes amis commencent à recevoir des offres. À ce moment-là, j’ai totalement perdu confiance en moi. J’ai été déprimée pendant environ un mois, puis j’ai rassemblé mes forces et recommencé à faire du réseautage. J’ai participé à autant d’entrevues simulées que possible à la Rotman School et j’ai reçu une rétroaction formidable. C’est durant mon entrevue simulée avec Deloitte que le recruteur m’a encouragée à participer au Concours des apprentis.

Le Concours des apprentis est une compétition qui s’inspire de l’émission du même nom (The Apprentice) animée par Donald Trump et qui a lieu durant le mois de février. Durant la compétition qui se déroule en 3 manches, 24 étudiants sont sélectionnés pour se faire concurrence. Ils ont diverses tâches à accomplir dans le cadre desquelles ils doivent démontrer leurs compétences en présentation, en communication, en gestion du temps et en travail d’équipe. À la fin de chaque manche, des étudiants se font « congédier ». Ainsi, après la première manche, 12 personnes sont congédiées et 12 restent. À la fin de la deuxième manche, 8 personnes sont congédiées, après quoi il ne reste que 4 chanceux qui doivent s’affronter dans le cadre d’une grande finale afin de remporter le titre Deloitte Apprentice et d’obtenir le stage d’été convoité.

Durant mon entrevue simulée, pendant que le recruteur m’expliquait en quoi consistait le Concours des apprentis, j’ai failli avoir une attaque de panique. Cependant, j’étais si désespérée et souhaitais tellement trouver un stage d’été que j’ai posé ma candidature et j’ai été acceptée. Je ne me suis pas trop emballée parce que j’étais certaine d’être congédiée après la première manche. Ma stratégie consistait à me concentrer sur la tâche à accomplir dans l’immédiat et à ne pas me laisser distraire en pensant à l’avenir. J’étais loin de me douter que j’allais gagner le concours. Encore aujourd’hui, je me rappelle comment mes genoux se sont mis à trembler quand on a dit mon nom. C’est comme ça que j’ai obtenu mon stage chez Deloitte, qui s’est transformé par la suite en emploi à temps plein. La morale de l’histoire est qu’il faut persévérer et faire des choses qui nous sortent de notre zone de confort parce que la vie a cette faculté de nous surprendre.

Samar Ahmed a récemment obtenu son diplôme avec une majeure en comptabilité de la Rotman School of Management de l’Université de Toronto. Elle est actuellement auditrice adjointe au sein du groupe de l’Audit à Toronto.

Avez-vous trouvé ceci utile?