Communiqués de presse

Toute bonne chose a une fin. Un ralentissement économique se pointe à l’horizon, prédit le groupe des Services-conseils en économie de Deloitte

Montréal, le 11 octobre 2018. — L’économie canadienne est à la croisée des chemins de ce cycle économique, soit la forte croissance économique entraînera des pressions inflationnistes, soit la croissance économique ralentira pour s’établir à un taux plus modéré et durable. Dans son premier rapport portant sur ses perspectives, le groupe des Services-conseils en économie de Deloitte prévoit que la deuxième des hypothèses se concrétisera; l’économie canadienne ralentira.

Au Canada, la croissance du PIB réel devrait ralentir pour s’établir à 2 % cette année; elle devrait diminuer encore un peu en 2019, puis chuter à 1,4 % d’ici 2020. Cette baisse reflétera la faiblesse des dépenses de consommation et l’incidence du ralentissement de l’économie mondiale, les mesures protectionnistes américaines constituant encore un risque à l’échelle internationale. Le resserrement de la politique monétaire en Amérique du Nord et en Europe jouera également un rôle dans la modération de la croissance, mais une telle politique comporte également certains risques.

« Tout indique que le cycle économique nord-américain tire à sa fin, du marché des capitaux haussier record aux États-Unis aux faibles taux de chômage, en passant par la hausse des taux des banques centrales, fait valoir l’économiste en chef chez Deloitte Canada, Craig Alexander. Les négociations entourant l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada atténuent les risques pour l’économie canadienne et la croissance économique devrait perdurer. Cependant, les entreprises doivent tout de même se préparer à une hausse plus modeste de la demande à l’échelle nationale et à un ralentissement de l’économie américaine à moyen terme. »

Pour télécharger le premier rapport du groupe des Services-conseils en économie de Deloitte, visitez le www.deloitte.com/ca/fr/economic-outlook.

À propos de Deloitte
Deloitte offre des services dans les domaines de l’audit et de la certification, de la consultation, des conseils financiers, des conseils en gestion des risques, de la fiscalité et d’autres services connexes à de nombreuses sociétés ouvertes et fermées dans de nombreux secteurs. Deloitte sert quatre entreprises sur cinq du palmarès Fortune Global 500MD par l’intermédiaire de son réseau mondial de cabinets membres dans plus de 150 pays et territoires, qui offre les compétences de renommée mondiale, le savoir et les services dont les clients ont besoin pour surmonter les défis d’entreprise les plus complexes. Pour en apprendre davantage sur la façon dont les quelque 264 000 professionnels de Deloitte ont une influence marquante – y compris les 9 400 professionnels au Canada – veuillez nous suivre sur LinkedIn, Twitter ou Facebook.

Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited. Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir www.deloitte.com/ca/apropos.

Principales constatations :

  • Le rythme de la croissance économique ralentit au Canada : après une robuste croissance de 3 % de l’économie canadienne en 2017, Deloitte prévoit une croissance de 2 % en 2018, qui ralentira pour s’établir à 1,4 % en 2020.
  • Les dépenses de consommation s’essoufflent : le fort endettement des ménages, la hausse des taux d’intérêt, le piétinement des marchés immobiliers et la faible croissance du marché de l’emploi sont autant de facteurs qui tempéreront les dépenses de consommation en 2019 et en 2020.
  • Croissance prudente des investissements des entreprises : le nuage d’incertitude qu’a entraîné la renégociation de l’ALENA s’est dissipé, ce qui constitue un point positif au chapitre des investissements des entreprises. Les dépenses en immobilisations seront un facteur important de la croissance économique en 2019 et en 2020, mais nous nous attendons tout de même à ce que les entreprises fassent preuve de prudence en matière de dépenses.
  • Ralentissement de la croissance économique à l’échelle mondiale : l’économie mondiale devrait enregistrer une forte croissance de près de 4 % en 2018, mais ce rythme devrait s’essouffler pour s’établir à 3,2 % en 2020.
  • Le cycle économique américain jouera un rôle clé : le PIB réel devrait grimper pour atteindre 3 % cette année, stimulé notamment par les mesures d’allégement fiscal. À mesure que ces mesures seront retirées, le freinage fiscal se fera sentir et la croissance devrait reculer pour s’établir bien en deçà de 2 % d’ici 2020.
Avez-vous trouvé ceci utile?