Communiqués de presse

Les leaders canadiens ne sont pas prêts à réagir aux perturbations : selon Deloitte, la conception organisationnelle doit devenir la priorité absolue

Plus de la moitié des leaders canadiens ont l’impression de ne pas être outillés pour relever les défis actuels en matière de capital humain

Montréal (Québec), le 12 mai 2016 – Les chefs d’entreprises canadiennes reconnaissent que la structure du lieu de travail doit être redessinée pour tenir compte de quatre forces puissantes qui entraînent des changements impossibles à freiner dans les activités : les bouleversements démographiques, l’essor des technologies numériques, la transformation rapide des modèles d’affaires et l’évolution de la relation entre employeurs et employés. Pourtant, le rapport de Deloitte, Tendances relatives au capital humain en 2016 : un retard à combler?, montre que seulement 48 pour cent des répondants canadiens pensent que leur organisation est en mesure de relever les défis de structure organisationnelle.

« Il est clair que la façon dont nous travaillons continue d’évoluer et de s’adapter et, par conséquent, la conception organisationnelle doit elle aussi évoluer pour que les employés s’épanouissent et que les organisations prospèrent, a déclaré Pascal Occean, associé et leader du Capital humain pour le Québec chez Deloitte. Si les dirigeants d’entreprises apportent des changements globaux stratégiques à la structure de l’organisation, non seulement dans la fonction RH, ils donneront une nouvelle impulsion à leur culture, augmenteront l’agilité et favoriseront l’engagement et le leadership, ce qui les rendra plus irrésistibles aux talents qu’ils souhaitent attirer. »

Retarder les changements ne fera que rendre les organisations vulnérables aux perturbations et à la concurrence intense. Selon Deloitte, les organisations doivent repenser leurs modèles de talent, traiter les employés comme des clients et tirer parti de nouvelles expériences numériques en matière de talent afin d’affiner leur avantage concurrentiel. En prenant ces mesures, les organisations amélioreront l’engagement, consolideront leur culture et formeront les leaders dont elles ont besoin.

Un écart de perception persistant et préoccupant pourrait également être à l’origine des difficultés que connaissent les organisations canadiennes et ferait en sorte que c’est la tradition qui prévaut toujours alors que les changements sont lents à venir. Le sondage de Deloitte indique que les leaders et les employés canadiens ont trop souvent une vision différente des enjeux des RH. Par exemple, 54 pour cent des dirigeants qui ont répondu au sondage croient que leur organisation est en mesure de gérer les questions liées à l’engagement, tandis que seulement 37 pour cent des autres répondants en sont convaincus. Cet écart de perception est généralisé et touche tous les aspects des RH, y compris la culture et le leadership.

« Cet écart de perception entre la façon dont les leaders et les employés voient les enjeux des RH est une tendance qui persiste depuis quelques années. Les organisations doivent être restructurées non seulement pour mieux refléter la main-d’œuvre d’aujourd’hui et répondre au milieu d’affaires moderne, mais aussi pour aider à créer des communications plus efficaces et combler cet écart, a ajouté M. Occean. En conservant les structures traditionnelles, les organisations canadiennes sont bloquées et il leur est pratiquement impossible de réaliser des progrès importants en matière d’engagement, de culture, de leadership et pour une foule d’autres secteurs cruciaux, » a-t-il poursuivi.

Le sondage Tendances relatives au capital humain en 2016 de Deloitte explore les principaux défis liés aux talents auxquels sont confrontées les organisations de nos jours et la capacité de ces dernières à gérer ces défis. Des entreprises et des leaders en ressources humaines de 130 pays ont participé au sondage. Ce rapport sur les tendances canadiennes est fondé sur les réponses de 196 leaders canadiens qui ont participé à notre sondage mondial.

Voici les quatre principaux défis que doivent relever les leaders canadiens qui ont été ciblés dans le sondage Tendances relatives au capital humain en 2016 de Deloitte :

1.  L’engagement : plus difficile que jamais?
Les répondants canadiens ont ciblé l’engagement comme l’enjeu le plus important (91 pour cent) et pourtant, ils pensent qu’il est de plus en plus difficile. En effet, 58 pour cent des répondants déclarent que leur organisation n’est pas prête à gérer les questions liées à l’engagement, comparativement à 50 pour cent l’an dernier. L’engagement est le moteur de la réussite d’une organisation et peut aider les leaders à prévoir les questions liées au milieu de travail de l’avenir, à mieux comprendre leurs clients et à évaluer le soutien que les employés sont prêts à apporter en cas de changement.

2.  La culture : nos attentes sont-elles trop élevées?
La culture compte parmi les priorités les plus importantes pour les Canadiens (90 pour cent) et elle est perçue comme un fort avantage concurrentiel pour les entreprises. Pourtant, une main-d’œuvre diversifiée est synonyme de cultures variées. Les hauts dirigeants et les leaders des ressources humaines doivent élaborer une stratégie pour communiquer leur vision à une main-d’œuvre diversifiée, et sonder régulièrement les employés afin de s’assurer que la culture s’enracine bien.

3.  Un leadership avisé… ou pas?
Le leadership demeure une des trois principales préoccupations pour les Canadiens. Quatre-vingt-dix pour cent des répondants croient que le leadership doit être amélioré pour créer des leaders qui peuvent s’adapter au rythme actuel du changement. Toutefois, les répondants estiment que la capacité de leur organisation à former des leaders est en forte baisse, seulement 40 pour cent des répondants étant d’avis que leurs organisations sont prêtes à relever les défis en matière de leadership, en baisse de 27 pour cent par rapport à l’an dernier. Des investissements doivent être faits dans des programmes de leadership qui répondent aux objectifs à long terme de l’organisation et visent le perfectionnement des compétences spécialisées des leaders.

4.  La conception de nos organisations : une occasion négligée?
Seulement 48 pour cent des répondants canadiens pensent que leur organisation est en mesure de relever les défis de conception organisationnelle. De nombreuses sociétés canadiennes tentent de voir comment s’organiser pour utiliser les talents et les capacités de leurs gens plus efficacement, mais elles ont de la difficulté quand il s’agit de réellement changer la conception et le travail proprement dit.

Le rapport complet et des ressources supplémentaires relatives à ces conclusions sont accessibles à : www.deloitte.ca/tendancescapitalhumain

À propos de Deloitte
Deloitte, l’un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers. Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l’Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited.

Deloitte désigne une ou plusieurs entités parmi Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voirhttp://www.deloitte.com/ca/apropos.

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Coordonnatrice, Relations publiques
Deloitte
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