Deloitte CFO-Umfrage

Communiqués de presse

Deloitte CFO Survey : signaux de plus en plus positifs pour l'économie suisse – les risques externes restent élevés

Zurich, le 25 juillet 2016

Pour la première fois depuis la fin 2014, une majorité des directeurs financiers suisses se déclarent optimistes vis-à-vis des perspectives conjoncturelles. Selon la dernière étude Deloitte auprès des directeurs financiers (Deloitte CFO Survey), les perspectives commerciales et financières restent également positives. Même si le deuxième trimestre 2016 a essentiellement été marqué par des incertitudes (géo)politiques, la propension à la prise de risques augmente à nouveau parmi les CFO. Quatre semaines après la décision par voie référendaire sur le Brexit, aucune nervosité excessive n'est observée chez les CFO suisses, même si les appréhensions relatives aux possibles conséquences persistent. Les CFO britanniques s'attendent en revanche à un environnement économique massivement dégradé.

Pour la première fois depuis la fin de l'année 2014, une majorité des 115 CFO interrogés estime que les perspectives conjoncturelles sont positives pour la Suisse. Près d’un tiers du panel (31% au deuxième trimestre 2016, à comparer avec 24% au premier trimestre 2016) estime que les perspectives économiques globales pour la Suisse sont positives, tandis que 18% se montrent pessimistes.

La tendance à la fois optimiste et stable des derniers trimestres est aussi confirmée par les résultats de l'enquête en termes de perspectives financières des entreprises. Près de la moitié (49%) des CFO interrogés parient plutôt sur un développement positif des affaires pendant les douze prochains mois, alors que 20% sont pessimistes. Ce chiffre est ainsi plus élevé qu'aux deux trimestres précédents.

Malgré un léger recul, une majorité relativement importante de 59% s'attend toujours à des chiffres d'affaires encore en hausse sur les douze prochains mois, contre seulement 23% qui les verraient diminuer. La pression sur les marges reste cependant élevée : 38% comptent sur des marges opérationnelles en baisse, contre 26% en hausse.

C'est la première fois depuis deux ans que la propension à la prise de risque augmente à nouveau sensiblement parmi les CFO. Malgré les signaux positifs, une large majorité (70%) reste cependant prudente et ne pense pas que ce soit le bon moment pour prendre de nouveaux risques. Cela dit, des opportunités se présentent aussi, comme la réintégration de l'Iran dans l'économie mondiale par exemple.

« Entre la force du franc suisse, les risques géopolitiques élevés et l’augmentation de la complexité réglementaire, force est de constater que l'environnement dans lequel les entreprises évoluent actuellement n'est pas facile. Malgré un environnement externe plutôt maussade, les signaux en provenance de la Suisse sont plus favorables que ceux des trimestres précédents », déclare Michael Grampp, Chief Economist chez Deloitte en Suisse. « Avec le Brexit, l'insécurité externe restera élevée. Les entreprises suisses ayant su maîtriser avec succès les récents défis socio-économiques, nous surmonterons également cette épreuve-là. »

Le Brexit affecte le climat des affaires en Suisse - et pèse massivement sur le contexte économique britannique

Les craintes des conséquences d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne étaient déjà relativement élevées en Suisse avant le référendum. La proportion des CFO interrogés qui s'attendent à des conséquences négatives pour leur propre entreprise en cas de Brexit a plus que doublé (42%, contre 17% au trimestre précédent). Seuls 2% s’attendent à des effets positifs, tandis que 53% estiment que cela n'aura quasi aucune, voire aucune conséquence.

Les directeurs financiers britanniques s'attendent à une détérioration significative de la situation économique. Selon l'enquête réalisée récemment par Deloitte UK auprès des CFO (Deloitte UK CFO Survey, du 28 juin au 11 juillet 2016), 68% des entreprises s'attendent à ce que le contexte économique se détériore à long terme en Grande-Bretagne, tandis que 20% s'attendent au status quo et 12% à une amélioration. L'opinion générale des entreprises s'est elle aussi fortement détériorée. Les entreprises britanniques n'ont ainsi jamais estimé leurs perspectives financières de manière plus pessimistes que depuis le début de l'enquête, au début de l'année 2007.

« La sortie probable de l'UE de la Grande-Bretagne a des répercussions tangibles sur les décisions entrepreneuriales attendues. Les entreprises britanniques comptent désormais sur une baisse des investissements, des embauches, des dépenses discrétionnaires et des acquisitions » explique Dennis Brandes, Senior Economic Analyst chez Deloitte en Suisse.

« Les entreprises suisses s'inquiètent naturellement elles aussi des conséquences conjoncturelles et politiques du Brexit, mais à un degré bien moindre. La sortie de l'UE de la Grande-Bretagne, tant que le processus se déroule pour l'essentiel sans complication ou qu'elle est utilisée comme impulsion pour mettre en place des réformes, devrait avoir des conséquences économiques plutôt limitées pour la Suisse et ses entreprises. », ajoute-t-il.

Facteurs de risques géopolitiques et réglementaires toujours d'actualité

69% des CFO suisses (chiffre quasiment inchangé par rapport au trimestre précédent) considèrent que les risques géopolitiques constituent le plus important facteur d'incertitudes pour leur entreprise. Ils citent ensuite l'accroissement réglementaire (58%) ainsi que la crainte autour du franc fort (56%). Avec la sortie probable de l'UE de la Grande-Bretagne et les turbulences associées sur les marchés, l'incertitude sur les marchés financiers (40% ; +6% par rapport au trimestre précédent) réapparaît en tant que risque entrepreneurial externe majeur. Le manque de personnel qualifié (48%) reste le facteur d'incertitudes interne le plus important des entreprises suisses.

A propos du Deloitte CFO Survey

Chaque trimestre, Deloitte en Suisse réalise un sondage auprès des directions financières. Le sondage analyse leurs comportements en matière d’évaluation, de perspectives économiques, de financement, de risques et de stratégies et identifie les tendances et les tournants au sein des entreprises en Suisse. Le CFO Survey du 2ème trimestre 2016 a été réalisé du 30 mai au 23 juin 2016. Au total, 115 CFO y ont pris part, parmi lesquels des entreprises cotées en bourse tout comme des grandes entreprises privées provenant des principaux secteurs et industries de l’économie suisse. Le Deloitte CFO Survey est une étude unique en son genre en Suisse. Deloitte effectue des enquêtes similaires dans plus de 30 pays.

Vous trouverez tous les résultats du Deloitte CFO Survey sur notre site Internet.

Deloitte en Suisse

Deloitte compte parmi les principales sociétés suisses fournissant des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du conseil et du financial advisory. Avec plus de 1’400 collaborateurs répartis dans les villes de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich (siège), Deloitte propose ses services à des entreprises et des institutions de toutes formes juridiques et de toutes tailles, et opérant dans tous les secteurs d’activité. Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (DTTL). Les sociétés affiliées de DTTL sont représentées dans plus de 150 pays avec environ 225’000 collaborateurs.

Note aux rédacteurs

Dans le présent communiqué de presse la désignation Deloitte fait référence à Deloitte Touche Tohmatsu Limited ('DTTL'). DTTL est une « UK private company limited by guarantee » (une société à responsabilité limitée de droit britannique), dont les sociétés affiliées constituent des entités juridiques indépendantes et séparées. Pour une description détaillée de la structure juridique de DTTL et de ses sociétés affiliées, veuillez consulter le site .
Deloitte SA est une filiale de Deloitte LLP, qui est la société britannique affiliée DTTL. Deloitte SA est une société d’audit agréée et surveillée par l’Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR) et par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).

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