Etude

Nouveaux modes de travail : un virage sociétal à anticiper d’urgence

Trouver le bon équilibre pour mon organisation 

Cette étude a pour objectif de mieux appréhender les enjeux fondamentaux des nouveaux modes de travail, qui associés au modèle de l’organisation adaptable, permettent de conjuguer une expérience collaborateur optimal dans un contexte de guerre des talents, tout en sécurisant les enjeux de performance de l’entreprise dans une société en transformation. Dans un second temps, elle propose d’étudier de manière très concrète les facteurs clés de succès en matière d’accompagnement des collaborateurs du point de vue des outils et du leadership afin de maximiser les chances de succès dans le cadre des évolutions en cours et à venir.

Suite à la crise Covid-19, il est devenu essentiel de développer, pour chaque entreprise, des approches flexibles et personnalisées. Il n’existe pas de solution définie mais une multitude d’approches organisationnelles à mettre en œuvre pour trouver l’équilibre qui convient le mieux à son organisation.

Accès rapide

En effet, il en ressort de cette étude plusieurs typologies de modifications profondes liées à la généralisation du télétravail, on peut citer notamment :



Une forte évolution à la baisse des niveaux de pollutions, à travers notamment la réduction de la congestion des routes et des émissions de gaz à effet de serre. L'ADEME estime en ce sens qu’avec un potentiel de 35% des actifs en télétravail, 3,3 millions de déplacements seraient évités en France chaque semaine, ce qui aurait pour effet de réduire la production hebdomadaire de gaz à effet de serre d'au moins 3 200 tonnes.



Une relocation des activités du quotidien autour du domicile avec une réduction de l’utilisation de la voiture au profit de trajets dits “pendulaires” (vélo, vélo électrique, marche, tramway, etc.).


Une évolution des modes de consommation qui engendre une diminution du gaspillage alimentaire (40% des télétravailleurs cuisinant plus d’une fois par jour contre 26% avant le confinement).

Dans le cadre de la mise en œuvre de nouveaux modes de travail, et avec le développement du télétravail, les outils digitaux constituent un facteur crucial pour assurer le maintien du lien entre les collaborateurs (horizontal) et vis-à-vis de la ligne managériale (vertical).

Pour autant, le développement de ces outils indispensables s’accompagne de points de vigilance :


La nécessité pour l’employeur de s’assurer que les salariés bénéficient bien du matériel adéquat pour continuer à travailler depuis chez eux. A ce titre, certains employeurs contribuent à l’achat du matériel dans la limite d’une enveloppe prédéfinie
(ex : double écran, matériel orthopédique...).


Le respect du droit à la déconnexion s’impose comme véritable défis pour les collaborateurs comme pour la ligne managériale. Les nouveaux outils digitaux doivent en effet permettre au collaborateur un épanouissement et une facilitation du cadre de travail...

Gare alors à l’aliénation et aux heures passées devant l’écran, aux meetings sur l’heure du déjeuner et jusqu’aux heures les plus indues...

le droit à la déconnexion, que chaque employeur se doit de respecter, se pose dans le contexte COVID de manière particulièrement accrue.

Pour respecter leurs obligations légales, certains employeurs ont mis en œuvre des systèmes de blocage de serveurs en dehors des heures de travail, la désactivation des alertes sonores en cas de réception de mails, ou encore des consignes claires concernant l’absence d’obligation pour un salarié de répondre à ses mails en période de repos.


Le développement du travail à distance et l’utilisation généralisée des outils digitaux génèrent de nouvelles inégalités et accroissent celles déjà existantes. À titre d’illustration, une étude du FMI identifie les écarts de revenu entre les professions et les pays, du fait de l’accès aux outils numériques. Fractures sociales et numériques
(« illectronisme ») accroissant encore davantage les inégalités et l’exclusion, sont à ce titre à anticiper. Ainsi, dans une enquête menée en 2019, l’INSEE relevait qu’« un peu plus de 21 % de la population [de plus de 15 ans] ne dispose pas de communication via Internet ».

A ce titre, il convient d’appliquer des mesures correctives en proposant aux collaborateurs de participer, à titre d’exemple, à l’achat du matériel adéquat permettant la continuité de l’activité professionnelle dans des conditions optimales. Contrebalançant cet argument, le télétravail semble toutefois permettre, dans une certaine mesure, une évolution favorable à l’accès à l’emploi. Avec 75 % de chômeurs qui ont des difficultés à trouver un emploi à cause des transports, le télétravail serait une solution pour la moitié d’entre eux (soit plus de 1,5 million de personnes en France).

Transformation des modes de travail

Un virage sociétal à anticiper d’urgence