Posted: 21 May. 2020 5 Temps de lecture

L’indice mondial des directeurs d’achat s’améliore en mai tandis que la SCHL prévoit une baisse du prix des maisons dans les deux chiffres

Aujourd’hui, les fiches de données économiques parlent abondamment des indices des directeurs d’achat partout dans le monde. Ces chiffres, bien qu’ils soient préliminaires, donnent un aperçu des activités commerciales durant le mois de mai. De manière générale, les chiffres dépassaient les attentes. Fait important : si les chiffres suggèrent une contraction continue (définie comme un indice inférieur à 50), ils laissent entrevoir un tournant décisif dans bon nombre des plus grandes économies mondiales.

Dans la zone euro, l’activité du secteur des services s’est améliorée en mai, avec un indice en hausse à 28,7 par rapport à celui d’avril qui s’établissait à 12,0. Le secteur de la fabrication a aussi mieux fait dans l’espace monétaire commun, passant de 33,4 en avril, à 39,5 ce mois-ci. L’économie britannique semble également avoir pris le virage, l’indice des directeurs d’achat du secteur des services ayant plus que doublé à 27,8, alors que l’indice du secteur de la fabrication a gagné 8 points pour s’établir à 40,6.

Les chiffres ont été encore meilleurs de ce côté-ci de l’océan. L’indice des directeurs d’achat du secteur des services aux États-Unis a augmenté de plus de 10 points, s’établissant à 36,9 en mai, alors que l’indice du secteur de la fabrication a atteint 39,8. Ces chiffres correspondent à un rythme modéré de ralentissement et ils se sont grandement améliorés depuis la chute de 25 points qui était inhabituelle par rapport à ce qu’on observe généralement durant les récessions.

Par ailleurs, les ventes de maisons existantes aux États-Unis ont chuté de 17,8 % en avril pour atteindre 4,33 millions de ventes (annualisées) dans un contexte d’arrêt des activités économiques. En outre, bien que les demandes de chômage aient diminué de 250 000 pour atteindre 2,44 millions la semaine dernière, les demandes continues ont augmenté de 2,5 millions pour atteindre plus de 25 millions la semaine précédente (les données ont une semaine de retard).

De l’autre côté de la frontière, Statistique Canada a publié le nouvel indice des prix des logements, qui est demeuré stable en avril. De son côté, ADP a publié un rapport non officiel sur le nombre d’emplois en mai qui a désagréablement surpris en indiquant une diminution d’environ 226 700 emplois, suggérant une faiblesse du rapport sur l’emploi au Canada si ce nombre est exact. Les rapports publiés par ADP n’ont pas beaucoup attiré l’attention aux États-Unis en raison de son piètre bilan en matière de prévision des résultats officiels, alors nous vous recommandons de prendre ces rapports avec un grain de sel jusqu’à ce que l’entreprise établisse sa réputation à cet égard.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit que l’augmentation du chômage et la diminution des revenus en raison de l’arrêt des activités économiques auront une incidence sur le marché de l’habitation au Canada. L’organisme quasi gouvernemental prévoit que les prix de l’immobilier résidentiel diminueront de 9 % à 18 % au Canada cette année. Bien que les prix devraient se redresser, la reprise sera prolongée par un niveau d’endettement alarmant des ménages canadiens, qui atteindrait 2,3 fois le revenu des ménages cette année, selon la SCHL.

Perspectives économiques

Un aperçu régulièrement mis à jour par les Services économiques de Deloitte qui fournit des commentaires de l’économiste en chef Craig Alexander sur les derniers événements qui façonnent les économies canadienne et mondiale, incluant la croissance économique, les investissements d’entreprises, le commerce et l’activité sur les marchés. Notre analyse vous donne les connaissances nécessaires pour régler les problèmes d’affaires actuels les plus difficiles.

À propos de l’auteur

Craig Alexander

Craig Alexander

Économiste en chef et Conseiller de direction

Craig Alexander est le premier économiste en chef de Deloitte Canada, et il possède plus de vingt ans d’expérience dans le secteur privé à titre de cadre supérieur et d’économiste en chef dans les domaines de l’économie appliquée et des prévisions économiques. M. Alexander a effectué des recherches macroéconomiques et des analyses régionales et sectorielles, ainsi que des prévisions et de la modélisation relatives aux marchés fiscaux. Il est également un conférencier passionné, et il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en économie de l’Université de Toronto.